L’Atelier du sculpteur Louis Botinelly, le dresseur d’oursons 14 rue Buffon, 13005 Marseille
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L’Atelier du sculpteur Louis Botinelly, le dresseur d’oursons
Arrondissement : 5ème

Le dresseur d’oursons près du Fort Saint Jean, Les colonies d’Afrique et Les colonies d’Asie sur l’Escalier Monumental de la Gare Saint-Charles ou encore le Monument à Capazza et Fondère sur la Plainece sont quelques unes des plus célèbres créations marseillaises du sculpteur Louis Botinelly. Lorsqu’en 1933 naît sa fille Ève, Botinelly réaménage sa demeure située au 14 rue Buffon, en bordure du Parc Longchamp et y crée un atelier jouxtant son habitation. Le linteau supérieur de la verrière donnant sur cette rue est orné d’un long relief en béton moulé représentant le génie de la sculpture grecque. Cette oeuvre toujours visible aujourd’hui porte à bout de bras une réduction de la Victoire de Samothrace.

Le dresseur d’oursons

Louis Botinelly, né à Digne le 2 janvier 1883, est le fils d’un marbrier et tailleur de pierre, originaire du canton du Tessin (Suisse) et établi dans cette ville au moment de la naissance de Louis. La famille s’installa ensuite à Marseille, rue Saint-Pierre, dans un atelier dont le père de Botinelly avait hérité à la mort de son frère.

Grâce à une bourse de la ville de Marseille, Louis Botinelly peut séjourner en Italie en 1902 où il travaille dans l’atelier de Jules Coutan. En 1905, il est reçu premier à l’école nationale des beaux-arts de Paris. Il s’installe dans la capitale en 1906, où il réalise un grand nombre de ses œuvres. Il épousa une demoiselle Jeanne Gaillard, à Riez, en 1908. En 1911, il obtient une médaille de bronze pour son Dresseur d’oursons dominant le Fort Saint-Jean à Marseille.

Il est mobilisé en 1914 au 7e régiment du génie à Avignon. Après la guerre, il divorça le 27 mai 1921 pour se remarier à Marseille le 21 décembre 1921 avec Madeleine Nicolet rencontrée à Avignon. Il s’installe au 14 de la rue Buffon où il a son atelier qu’il réaménage en 1933 à la naissance de sa fille.

Monument à Capazza et Fondère

Comme de nombreux sculpteurs français de l’époque, il reçoit commande de plusieurs monuments aux morts à la mémoire des combattants dont celui de la ville d’Avignon, pour lequel il reçoit une somme de 30 100 francs. En 1943, l’armée d’occupation allemande ayant décidé de récupérer le bronze du mobilier urbain fait enlever plusieurs statues dont celles de Pierre-Antoine Berryer, Lamartine, Victor Gelu, l’Aveugle et le paralytique et le Dresseur d’oursons. Cette dernière statue put être sauvée grâce à l’intervention de Louis Botinelly et remontée sur son socle le 25 février 1945. Louis Botinelly meurt le 26 mars 1962 dans son logement de la rue Buffon ; il repose au cimetière de Plan-de-Cuques. Une rue de Marseille porte son nom.

Le style de Botinelly est un mélange de tradition figurative et de modernité. S’il n’innove pas, il sait évoluer avec l’esprit du temps. Les Colonies Asiatiques et Colonies Africaines conçues pour le concours lancé par la ville de Marseille en 1911, mais dont la réalisation est différée jusqu’1925 en raison de la guerre de 1914-1918, témoignent encore du style Beaux-Arts4 tandis que Le Docker (1936), sur la façade de la bourse du travail de Marseille, est influencé par l’art nouveau. Botinelly ne cessera d’évoluer, abandonnant la taille aux points pour la taille directe et travaillant des matériaux modernes comme le béton.

Découvrez les fiches liées aux créations de Louis Botinelly


SOURCES Wikipedia
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Archives

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