Arrondissement : 3ème

Crée en 1820, le cimetière Saint-Charles, préalablement nommé Saint-Martin, occupa pendant l’essentiel du XIXème siècle l’emplacement de l’actuelle Place Victor Hugo et des bâtiments qui l’entourent. Vite saturé, trop près du centre-ville, on décida d’ouvrir en 1855 un nouveau cimetière qui se situait à l’époque en dehors de la ville, celui de Saint-Pierre. Le cimetière de Saint-Charles fut définitivement fermé en 1876 et disparu en 1896.

Délimitation du cimetière Saint Charles et Saint Martin sur une carte actuelle

Le cimetière Saint Charles était alors délimité par la rue du Repos (actuelle rue J.Ferry), une portion de l’ancien chemin de la Belle de Mai aujourd’hui englobée dans le campus universitaire de Saint Charles, la partie de la rue du 141° R.I.A. comprise entre la Faculté et la Bibliothèque municipale.

Son entrée principale se trouvait dans la perspective du Boulevard M. Bourdet aujourd’hui prolongé par l’avenue du Général Leclerc, elle même tracée à travers les terrains de l’ancien cimetière.

Sa création se fit en deux étapes : à la fin de l’Ancien Régime le cimetière de la paroisse de Saint Martin est transféré dans cette zone de jardins et de bastides contiguë aux remparts.

En dépit de l’opposition des propriétaires des maisons voisines qui font déjà observer que ce site est trop proche de la ville, ce terrain semble de par la qualité de sa terre être idéal pour sa nouvelle fonction.

Démolition du cimetière St Charles (1896-1902)

Lorsqu’au début du XIXème siècle les derniers cimetières paroissiaux intra-muros sont désaffectés (tel que le cimetière des Accoules) l’on pense d’abord créer trois cimetière au Nord, à l’Est et au Sud sur le modèle parisien, mais la solution d’une extension du cimetière Saint-Martin s’impose progressivement pour des raisons d’économie et devant l’hostilité des propriétaires des quartiers concernés par le projet.

Ce cimetière qui accueille la quasi totalité des morts de l’agglomération génère de très importants flux de cortèges d’enterrement qui pourraient expliquer en partie la dégradation sociale du Cours Saint Louis et du Cours Belsunce par lesquels ils transitaient.

Le cimetière prend le nom de sa butte, Saint-Charles et génère des noms de rues thématiques…rue du repos, rue du sommeil.

Déblaiement du Cimetière Saint Charles en 1905

De sa fermeture en 1876 à sa première urbanisation en 1896, le site ne fut qu’un immense terrain vague abandonné devenu cours des miracles sur lequel personne ou presque ne souhaitait habiter.

Des bâtiments administratifs et collectifs viendront ainsi occuper cet espace quelque peu maudit.

On transféra les tombeaux de Saint-Charles à Saint-Pierre. Les concessions furent remises gracieusement aux familles, à charge pour elles de déplacer leurs défunts.

Aujourd’hui ce cimetière de Saint Pierre est avec ses 60 hectares l’un des plus grands de France et l’un des lieux les plus riches de la ville au niveau architectural et patrimonial.

Sous la dénomination d’Ecole Primaire Supérieure de garçons du quartier Saint-Charles, la construction de l’établissement qui allait devenir le lycée Victor Hugo s’est étalée entre 1905 et 1906 sur les terrains de l’ancien cimetière Saint-charles.

Il s’agissait en fait de transférer l’Ecole Primaire Supérieure des Présentines, devenue vétuste, située au commencement du boulevard des Dames dans de nouveaux locaux.


SOURCES landrucimetieres.fr & Persee.fr
PHOTOS Persee.fr & Archives

Dominique
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