Gunnar Andersson, le Plus Grand Buteur de l’OM, Mort dans la Misère 75 Rue François Davso, 13001 Marseille
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Gunnar Andersson, le Plus Grand Buteur de l’OM, Mort dans la Misère
Arrondissement : 1er

C’est ici, près de la rue Davso et de l’ancien siège du quotidien Le Provençal, à seulement 41 ans, qu’est mort le 1er octobre 1969 d’une crise cardiaque le footballeur suédois, naturalisé français, Gunnar Andersson…avec 192 buts, il est le meilleur buteur toutes compétitions confondues de l’Histoire de l‘Olympique de Marseille. Mais ce trop grand amateur de petit jaune finira sa vie dans la misère et l’oubli.

Gunnar Andersson, légende olympienne, est né le 14 août 1928 à Arvika. Il passa son enfance et jeunesse à Säffle, d’où son appellation suédoise de « Säffle-Gunnar ». En sept années, il marqua 192 buts grâce à son sens du placement et à son arme favorite, crochet court et tir instantané très précis du pied gauche.

On le surnommait « 10 h 10 » car il marchait en canard mais aussi « monsieur 50% » car il marquait la moitié des buts de l’OM.

Durant sa carrière olympienne, il a inscrit la bagatelle de 2 quadruplés, 10 triplés et 34 doublés.

Naturalisé français en 1954 grâce à Gaston Deferre, il espérait jouer pour l’équipe de France mais ne jouera qu’épisodiquement avec l’équipe B. Gunnar Andersson, Olympien jusqu’en 1958, poursuivra sa carrière à Montpellier, aux Girondins de Bordeaux (qu’il contribua à hisser en première division) et à Aix-en-Provence, avant de sombrer dans la misère.

Dans des lettres à sa mère et son frère en Suède, il se plaint de problèmes liés aux « petites boissons jaunes distillées par le diable ».

Le 5 septembre 1954, à la suite d’un pari perdu avec un coéquipier, Gunnar Andersson boit dix pastis d’affilée juste avant de jouer un match de championnat avec l’Olympique Marseille contre le CO Roubaix. Nullement décontenancé, Il réalise un Hat-trick en 13 minutes et son équipe remporte le match 5 à 2.

Gunnar Andersson terminera difficilement sa carrière, dans la déchéance financière et sera un peu abandonné par le milieu. Il géra un bar mais son alcoolisme mit fin à l’affaire.

Puis il travaillera comme docker sur le port, et disparaîtra à seulement 41 ans, mort d’une crise cardiaque près de la rédaction du quotidien Le Provençal, rue Davso à l’automne 1969…il décédera pendant son transfert à l’hôpital.

Un an avant sa mort, en 1968

La légende dira qu’il était venu à la rédaction chercher un billet, en précisant pudiquement, « pour un ami »,  pour voir jouer l’Olympique de Marseille contre le Dukla Prague en Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes…un billet qu’il comptait utiliser lui même pour assister à la victoire de son ancien club.

Celui qui était devenu un peu provençal de par son accent et son amour pour sa ville d’adoption, est inhumé au cimetière Saint-Pierre de Marseille, au Carré 61, Rang 35, Place 15 dans la sépulture de la famille Maloni.

Le livre « Grands buteurs de Marseille » de Mario Alban publié en octobre 2018 revient en détails sur l’histoire de l’un des joueurs les plus importants dans le cœur des Provençaux avec Josip Skoblar et Jean-Pierre Papin.


SOURCES Wikipedia & Mario Alban
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