Usine Ricard Digne, début et fin des cachets pharmaceutiques Impasse Ricard Digne, 13004 Marseille
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Usine Ricard Digne, début et fin des cachets pharmaceutiques
Arrondissement : 4ème

Seul le nom de l’impasse Ricard Digne, rappelle le passé industriel de ce bout de quartier adjacent au Parc Longchamp et son aqueduc…ici se trouvait dès 1876, à la place d’un grand ensemble d’immeubles contemporains, l’une des plus grandes fabriques de cachets pharmaceutiques françaises…un secteur qui ne se relèvera pas de l’invention des comprimés, plus perfectionnés et plus pratiques. 

Le site avant/après

La mise au point des cachets médicamenteux est due en 1872 au pharmacien d’officine Stanislas Limousin. Il les présente le 8 janvier 1875 lors d’une séance de la Société de Pharmacie. Ils ont l’avantage de masquer les goûts désagréables, de ne pas nécessiter l’incorporation d’excipient et de permettre un dosage rigoureux, leur succès est immédiat.

C’est le varois Gabriel Jean Digne qui va décider très rapidement de créer une grande usine marseillaise, en 1876, le long du Bd Camille Flammarion. La société reprise par son gendre Aimé Ricard, ingénieur polytechnicien, sera d’ailleurs la première à mettre au point un compresso-doseur qui permettait de réaliser simultanément le dosage et le tassage de la poudre.  Aimé Ricard sera tué par un obus durant la 1ère guerre mondiale. En 1918 on comptera alors une dizaine de fabriques en France. Jean Digne décédera à son tour en 1924.  L’usine poursuivra un temps ses activité sous le nom de veuve Ricard Digne avant de fermer ses portes, balayé par la modernité des comprimés.

Mais revenons aux cachets…ils étaient réalisés grâce à des disques en hostie (pain azyme, généralement obtenu à partir de farine de riz) avec une partie centrale creuse. L’un des disques était rempli par le pharmacien avec la prescription en poudre. Les deux disques étaient ensuite soudés pour encapsuler le médicament. Le patient l’absorbait après l’avoir laissé trempé dans l’eau quelques instants.

Si elle a l’avantage d’être une forme unitaire, donc d’apporter une dose déterminée de médicament lors de la prise, la précision de la dose à administrer laissait souvent à désirer. Pour de nombreux patients en raison de sa taille c’était une forme difficile à avaler, notamment dans les cas des cachets par collage dont la bordure plate augmente le diamètre. Bien que des machines de remplissages automatiques aient été réalisées, celles-ci avaient des cadences de production limitées, inférieures à celles des remplisseuses pour gélules et surtout des presses à comprimer rotatives.

 La forme cachet est aujourd’hui pratiquement disparue depuis les années 80.


SOURCES Wikipedia & Dictionnaire Historique des rues de Marseille & La fabrication industrielle des cachets par Andre Frogerais
PHOTOS Archives de la marque 

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