Théâtre Toursky, une aventure théâtrale et humaine 16, passage Léo Ferré, 13003 Marseille
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Arrondissement : 3ème

Le 30 octobre 1970, une poignée d’artistes écrivit le nom du poète Axel Toursky, mort quelques mois plus tôt, sur le fronton d’une salle de quartier, à Saint-Mauront, rêvant de poursuivre les aventures du Théâtre Quotidien de Marseille et d’Antoine Bourseiller. La Compagnie Richard Martin était née. En 1971, Richard Martin fonde le Théâtre Toursky sur ce qui n’était qu’un hangar. On pensa alors que c’était une grande folie que de rêver installer dans un quartier populaire et blessé comme celui de Saint Mauront une action théâtrale décentralisée. L’idée même de création semblait à presque tous une utopie. Aujourd’hui ce théâtre à l’architecture moderne et à la notoriété internationale propose pièces classiques et contemporaines, spectacles de danse et opéras.

Théâtre Toursky, Espace Léo Ferré, Richard Martin, MarseilleEn 1974, l’orientation artistique et citoyenne de Richard Martin débouche sur une création pionnière. Il équipe un autobus, le Théâtrobus, et égrène ses spectacles dans les cités. Amener sa troupe aux pieds des tours était une façon originale d’inscrire le théâtre dans les quartiers.

Pugnace et isolée, l’équipe du Toursky creuse son sillon. Ateliers, débats, collaboration avec le tissu associatif, les échanges avec les habitants se multiplient. Cette démarche est d’autant plus inédite qu’à l’époque, ni le travail social, ni la Politique de la Ville n’existaient encore.

Théâtre Toursky, Espace Léo Ferré, Richard Martin, Marseille Défendant farouchement l’idée que l’Art peut changer le social et les mentalités en combattant l’obscurantisme, Richard Martin et son théâtre n’avaient pas fini de tisser des liens entre le quartier, la Méditerranée et la citoyenneté.

Pendant quarante ans, convaincu qu’un théâtre replié sur ses valeurs et son histoire est condamné à l’épuisement, Richard Martin n’a cessé de se battre pour présenter à tous les publics les courants majeurs de la création artistique contemporaine française et internationale.

Utilisant les différences culturelles comme une force, il crée un lieu singulier dans lequel l’artiste est un messager qui se bat contre la bêtise et l’intolérance. Laboratoire artistique, espace de création, le Toursky accueille ainsi les saltimbanques du monde qui, au-delà de leur art, nous convient à faire tomber les barrières culturelles et sociales qui s’opposent au dialogue entre les peuples…

Il convie tous les talents, petits et grands, tous les arts et tous les Hommes, d’où qu’ils viennent.

Les avis sur le théâtre


Le lieu

Théâtre Toursky, Espace Léo Ferré, Richard Martin, Marseille

120 choristes sous la direction d’Annick Deschamps

Résidences de création, musiques actuelles ou musique classique, humour, théâtre, poésie, conférences…

• Salle Toursky – Grand théâtre : 732 places

• Salle Léo Ferré : 350 personnes debout et 140 assises. Salle amovible

• Le hall & sa mezzanine : 600 m2, 400 personnes debout et 200 assises

• La terrasse : 700 m2, 400 personnes debout et 200 assises

 Les Frangins d’la Night – Restaurant : 130 personnes au restaurant – 250 personnes version café restaurant
Avant les spectacles à partir de 19h – et après : le restaurant vous accueille.


Alexandre Toursky

Théâtre Toursky, Espace Léo Ferré, Richard Martin, MarseilleIl était un poète français, né à Cannes le 30 décembre 1917, et mort à Marseille le 26 mai 1970. Alexandre Toursky est né d’une mère provençale, modiste de son état, et d’un père russe, qui la quitte quelques mois après sa naissance.

C’est ainsi qu’il résumait lui-même ses années de formation dans une lettre à Joë Bousquet de 1942 :

« Mon enfance et mon adolescence ont connu des deux cents jours de lit par an. Je puis dire qu’en bronchites, asthmes et fièvres, je connais mes draps par cœur. Au terme d’une instruction secondaire plate comme la Beauce, j’allais embrasser une carrière scientifique — la chimie était mon dada — quand une maladie un peu plus grave que les autres est venue m’apprendre à la fois ma force et ma faiblesse.

Alors il a commencé une vie désordonnée, pleine de soleil et de nuit, sur la côte, et que je vous raconterai un jour. J’ai fait du sport, j’ai sculpté, gravé, peint, dessiné et écrit. Jamais de musique cependant. Aujourd’hui encore, j’ignore cette langue. Assez rapidement, l’écriture et le dessin — passons le pléonasme — devaient se dégager. La rencontre de Jean Royère me fut décisive. Un homme venait de m’apprendre que l’art, dans son essence, était fondé non sur l’entendement mais sur la vie, et que la poésie était le langage et rythme du langage ! »

Rédacteur en chef d’un hebdomadaire pour la jeunesse, il s’est tourné très tôt vers la poésie, s’y consacrant de manière assidue. Il n’a que vingt ans lorsqu’il publie Enfance, son premier recueil. Toursky fut également un membre très actif du comité de rédaction des Cahiers du Sud.

Poète du réel et de l’amour qu’il exprime en vers dépouillés, excluant toute forme de grandiloquence,

Alexandre Toursky meurt en 1970 à Marseille des suites d’un accident d’automobile, qui l’a mené de comas en opérations successives pendant plus de deux mois d’hôpital. Cet accident survenu au petit matin du 16 mars, a évoqué pour tous ses amis, ce vers prémonitoire d’un de ses poèmes :

« Ma destinée s’achève à l’aube. »


SOURCES Théâtre Toursky
PHOTOS Théâtre Toursky & Archive

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