Noailles, le ventre de Marseille Noailles, 13001 Marseille
12921
Noailles, le ventre de Marseille
Arrondissement : 1er

C’est le cœur bouillonnant de la ville, « le ventre de Marseille », un quartier se traînant malheureusement une mauvaise réputation alors qu’il renferme de nombreuses pépites et beaucoup de charme…Noailles c’est bien sûr son marché quotidien, ses nombreuses échoppes, parfois très anciennes, ses vendeurs de cigarettes, ses puces sauvages, ses vendeurs d’épices, ses nouveaux lieux tendances…Noailles c’est aussi un quartier sans centre social ni école primaire publique et dont le logement est très dégradé, 80% des habitants y sont éligibles au logement très social. C’est aussi un quartier en deuil depuis le 5 novembre 2018 à 9 h et l’effondrement du n° 63 et n° 65 de la rue d’Aubagne.

Le quartier doit son nom à la rue Noailles, créée en même temps que la Canebière, en 1666. Située entre le cours Saint-Louis et la porte des remparts, cette voie était alors habitée par des grandes familles qui lui donnent son premier nom, rue des Nobles. Le constructeur de galères, Jean-Baptiste Chabert, y construit en 1679 un hôtel particulier qu’il loue à Jacques de Noailles, lieutenant des galères. Le nom de ce dernier reste attaché à la rue, à la place qui la prolonge et à la porte des remparts jusqu’à leur démolition. Il est encore celui du quartier. L’histoire du quartier est surtout celle du couvent des Capucins et de la rue Noailles. En 1665, les religieux de l’ordre mendiant des Capucins installent leur couvent sur des terrains achetés en 1579 par Catherine de Médicis à l’emplacement de l’actuel marché des Capucins.

La Bourse du travail un jour de grève

En 1791, le couvent est déclaré bien national, les religieux sont expulsés, les bâtisses et terrains allotis et vendus. De leur présence, il ne reste que les noms du marché des Capucins et de la rue Longue-des-Capucins.

La rue Noailles est une rue aristocratique jusqu’à la fin du xviiie siècle. Outre l’Hôtel de Noailles, on y trouve deux autres belles demeures du xvie siècle : l’hôtel de Manse (ensuite hôtel de Mazargues) et l’hôtel Mirabeau que Jean-Antoine Riqueti de Mirabeau fait construire quand il vend sa maison de la place de Lenche. La rue devient ensuite bourgeoise, accueillant un commerce élégant après la Révolution.

Avec le développement de la circulation, les riches commerçants s’installent rue Saint-Ferréol et la rue Noailles devint populeuse et très encombrée. La municipalité décide alors d’entreprendre son élargissement aux dimensions de la Canebière, ce qui entraîne la disparition de la rue et la démolition des beaux immeubles du xviie siècle situés sur le côté droit. Les travaux commencent en 1860.

Dans les années 2000, Noailles est un quartier populaire qui compte de nombreux habitants d’origine immigrée. On y trouve aussi des immeubles insalubres et des constructions délabrées, ce qui a conduit à l’effondrement de deux immeubles de la rue d’Aubagne en novembre 2018, causant la mort de 8 habitants. Début 2019, certains immeubles de la rue de la Palud sont préventivement démolis, et certains immeubles du Domaine Ventre évacués.


Rues et monuments

La gare de Noailles, située en haut de la rue du Marché-des-Capucins, est à l’origine une halle construite en 1837. Convertie en 1887 en bourse du travail, on l’appelle « vieille bourse du travail » depuis l’ouverture de la nouvelle Bourse du travail de Marseille. Elle abrite aujourd’hui les locaux de l’union départementale Force ouvrière.

marche-des-capucins-de-noailles-marseille-2La Compagnie de la gare de l’Est installe en souterrain la première ligne de tramway, mise en service le 23 décembre 1893. Elle donne aujourd’hui accès à la station Noailles du métro et du tramway de Marseille ainsi qu’à la galerie des transports, un petit musée qui retrace l’histoire des transports marseillais.

Noailles abrite un très grand nombre de commerces d’alimentation (fruits et légumes, boucheries, poissonneries, aliments et épices exotiques…) et de produits orientaux ou africains (artisanat, tissus,…), notamment rue du Marché-des-Capucins, rue Longue-des-Capucins, rue d’Aubagne et rue halle de la Croix. Certaines boutiques du quartier sont très anciennes, notamment l’herboristerie du Père Blaize, rue Méolan depuis 1815, et la quincaillerie Empereur créée en 1827 rue d’Aubagne.

L’ancien Grand Hôtel de Noailles, situé au 62-66, La Canebière, ouvert au XIXe siècle, a fermé ses portes dans les années 1990 et a été reconverti en commissariat de police en 2004


SOURCES Wikipédia
PHOTOS IngolfBLN

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