Place & Espace Villeneuve Bargemon Place Bargemon, 13002 Marseille
4765
Arrondissement : 2ème

A proximité du Vieux-Port et constituant une extension de l’Hôtel de Ville, l’Espace Villeneuve Bargemon se trouve au cœur de la Cité Marseillaise, entre monuments historiques et nouveaux aménagements urbains. La Ville de Marseille ayant eu la nécessité d’une nouvelle salle du Conseil Municipal plus moderne et plus fonctionnelle, et à la suite de plusieurs projets non aboutis, c’est finalement l’architecte Franck Hammoutène qui en 2005 conçoit un double projet…

Le premier volet consistait en la création d’un espace public extérieur, une mise en scène urbaine de plus de 20 000 m² d’esplanades en gradins et de jardins ;

Le second concernait l’extension de l’Hôtel de Ville historique avec la création, sous la place, autour d’un lieu muséal, de l’ensemble des équipements institutionnels propres à assurer un fonctionnement renouvelé, et au premier chef la nouvelle salle du Conseil Municipal.

L’ensemble de la place ainsi était rendue aux promeneurs, à l’exclusion de toute circulation automobile, et permet l’organisation d’événements culturels et urbains comme avec l’accueil du Pavillon M lors de MP2013 Capitale Européenne de la Culture.

Ce lieu, a été récompensé par le prix l’Équerre d’argent. Une distinction attribuée chaque année en France depuis 1983 par un jury composé d’architectes, de critiques d’architecture et de promoteurs, mis en place par la revue Le Moniteur.

Le projet de Franck Hammoutène avait été retenu en 1999 au terme d’un concours face à de grands noms de l’architecture tels que Christian de Portzamparc, Paul Chemetov ou encore Corinne Vezzoni, finaliste du projet de la rénovation du Vieux-Port.

Avant cela cet espace Bargemon était destinée au projet de Musée César. Mais la nouvelle municipalité de l’époque avait préféré placer ici la salle du conseil municipal plutôt que le don de 187 œuvres (67 compressions, 31 expansions, 4 empreintes et 85 bronzes) de l’artiste marseillais de la Belle-de-mai.

Ce chantier de 39 millions d’euros qui devait durer 20 mois réservera bien des surprises et s’étalera sur 2 ans et demi…en effet les travaux entraînèrent la découvertes de très nombreux vestiges notamment lors de la construction de la Place Jules Verne…sur l’ensemble du site ont mis à jour des témoignages de la période préhistorique, de l’Antiquité et du Moyen-Age.

Il sont venus apporter un enrichissement considérable à l’histoire de la ville, en révélant notamment les lignes du rivage antiques du Vieux Port et leurs aménagements, des épaves grecques du VIe siècle avant JC exposée au Musée d’Histoire de la ville Marseille, un chantier de construction navale du IVe siècle avant JC, des hangars de trières et des cales de halage, un atelier monétaire, des épaves romaines de forme inédite, des thermes romains, sans compter un mobilier exceptionnel et abondant.

La première séance du conseil municipal s’est tenue le 6 février 2007 deux mois après la livraison des travaux. 20 ans plus tard l’architecte Franck Hammoutène, réclamait encore 644.000 euros pour tous les imprévus survenus lors de l’extension de l’hôtel de ville !


Christophe de Villeneuve-Bargemon

espace-villeneuve-bargemon-marseilleNé le 27 juin 1771 au château de Bargemon (Var), décédé le 12 octobre 1829 il fut préfet et conseiller d’État. Descendant d’une vieille famille provençale d’origine espagnole, Christophe Villeneuve-Bargemon est nommé, à sa sortie du collège de Tournon, sous-lieutenant au régiment Royal-Roussillon. Il entre ensuite dans la garde constitutionnelle de Louis XVI et échappe de peu à la mort le 10 août 1792.

Il se réfugie alors dans son village natal pendant la Révolution et revient à Paris sous le Consulat, qui lui confie la sous-préfecture de Nérac. Il est nommé en 1806 préfet de Lot-et-Garonne puis, étant resté fidèle à Louis XVIII, est nommé après la défaite de Waterloo, préfet des Bouches-du-Rhône.

Dans ce département il fait restaurer des monuments antiques (théâtre d’Arles), construire de nombreux bâtiments publics (Arc de Triomphe de Marseille, Lazaret du Frioul), et lance des grands travaux de viabilité : routes, ponts et canaux.

Il meurt le 13 octobre 1829 alors qu’il essaye de régler l’affaire des Capucins qui font partie d’une congrégation non autorisée par la loi. Les libéraux réclament leur dissolution alors que l’évêque Fortuné de Mazenod souhaite leur restauration dans le diocèse. La presse de gauche écrit en guise d’oraison funèbre : « Ils l’ont tué, les hommes à la barbe longue et sale…à la tête rasée…au sourire dévot et sardonique».

Mgr Leflon, historien d’Eugène de Mazenod écrit en parlant du préfet : « Préfet d’une valeur exceptionnelle qui, des années durant, dans des conditions extrêmement délicates, avait administré les Bouches-du-Rhône avec tant de conscience, tant de compétence, tant de sagesse, méritait mieux que cette odieuse exploitation de sa fin par les passions partisanes. L’histoire, il faut le souhaiter, lui rendra quelque jour l’hommage qu’il mérite. »

Villeneuve-Bargemon est essentiellement connu pour la publication d’une Statistique des Bouches-du-Rhône, ouvrage en quatre volumes et un atlas pour lequel il fit appel aux meilleurs spécialistes de l’époque. L’ouvrage reste pour les historiens d’une grande utilité.

Le 28 mars 1816 il est élu à l’Académie de Marseille dont il assure la présidence en 1817, 1823 et 18295. Il est commandeur de la Légion d’Honneur.


SOURCES Mairie de Marseille & Wikipédia & La Marseillaise
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Archives

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