Pavillon de l’Horloge de l’Arsenal des Galères Rue Pavillon, 13001 Marseille
3295
Arrondissement : 1er

L’entrée principale de l’Arsenal des Galères était située au milieu de l’actuel quai des Belges, elle donnait sur une vaste cour en forme de fer à cheval décorée d’un pavillon à chaque angle. Face à cette entrée, côté place du général de Gaulle, s’élevait un cinquième pavillon beaucoup plus important que les quatre autres ; ce pavillon était surmonté d’une horloge et se trouvait dans l’axe de la rue à laquelle il a donné son nom…la rue Pavillon, toujours existante de nos jours.

Emplacement du Pavillon en bas à gauche (Maquette Musée d’Histoire de Marseille)

L’architecte Boyer réalise vers 1685, sur les plans de Niquet, le Pavillon de l’Horloge regroupant, derrière ses piliers monumentaux et ses grilles altières, des magasins de stockage, des ateliers, des locaux administratifs, et jusqu’à une immense salle d’armes.

Le Pavillon de l’Horloge est le sujet central d’une série des quinze toiles géantes commandées par Louis XV et peintes par Joseph Vernet en 1754 (voir onglet Photos). Deux célèbres tableaux montrant le Vieux-Port de Marseille sont parmi les plus réussis.

L’un est présent au musée de la Marine de Paris, l’autre au Musée du Louvre. Il s’agit en fait de deux tableaux complémentaires : L’entrée du port de Marseille et L’intérieur du port de Marseille vu du pavillon de l’horloge du parc.

Ils forment ce qu’on appellerait en langage cinématographique moderne un « champ » et un « contre-champ ».

Le pavillon de l’horloge, d’où a été peinte la première vue de Marseille, se voit au centre de la seconde toile, tout au fond du port…

Le Pavillon de l’Horloge, n°22 sur cette carte de 1670

L’Arsenal accueillit jusqu’en 1748 les condamnés aux travaux forcés et les galériens. A la fin du XVIIème siècle, il occupe plus de dix-huit hectares et représente plus de 18 000 habitants. C’est une véritable enclave dans la ville.

En 1748, la fusion est décidée avec le corps des galères de Toulon : ne demeurent plus à Marseille que 2000 forçats plus occupés à la main-d’œuvre des nouvelles industries.

Le Maréchal de Castries ordonne en 1781 l’abandon total des lieux : la Ville rachète l’ensemble de l’Arsenal pour une somme de dix millions de livres.

Très vite, les terrains seront revendus à une compagnie privée qui devant la soudaine flambée des prix détruira les constructions de front de mer, le Pavillon de l’Horloge et ses attenants, libérant ainsi l’axe des futurs Quai des Belges et de la Canebière.

Tableau de Vernet, vue depuis le Pavillon de l’Horloge

La rue du Pavillon s’est également appelée rue du jeu de paume. En effet le jeu de paume de la montée des Accoules y avait été transféré.

Dans cette rue se trouvait aussi l’hôtel de commerce où descendit Victor Hugo le 30 septembre 1839.

Il y avait également le théâtre de la Nation qui ferma en 1814.

Les fouilles entreprises Place du général de Gaulle et l’étude des archives de l’abbaye de Saint-Victor ont montré que le percement de cette rue remonte au début du xiiie siècle.

Cette rue s’appelait alors Raimond-Rascas. Les noms des propriétaires riverains de cette époque ont pu être retrouvés.


SOURCES 13productions.fr & Wikipédia & arcenaulx.oxatis.com
PHOTOS Tableaux de Joseph Vernet

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