Le Massif de Marseilleveyre, la Porte des Calanques Massif de Marseilleveyre, 13008 Marseille
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Le massif de Marseilleveyre est un chaînon de calcaire karstique situé sur le littoral sud de Marseille. Culminant à 432 mètres d’altitude c’est un site de randonnée et d’escalade très fréquenté offrant un panorama exceptionnel sur la rade de Marseille, les îles environnantes et les chaînons voisins : massif de l’Étoile, massif du Garlaban, massif de la Sainte-Baume, massif de Saint-Cyr, etc. Il donne accès aux calanques de Marseille.

Le Massif de Marseilleveyre à MarseilleLe verbe Veire, qui signifie « voir » se retrouve dans la dénomination du second sommet du massif, légèrement à l’ouest du premier qui s’appelle Béouveyre, littéralement beau-voir, soit tout simplement bel-védère (forme italienne importée en français). La même étymologie pourrait aussi être à l’origine de nom de la calanque de l’Œil de Verre située non loin de là en direction de Cassis.

D’après Thierry Garcia, le nom Marseilleveyre est dérivé du nom provençal Marsilho-Veire. Le mot Veiré vient du latin Vetus qui veut dire « vieux », d’où Marseille-le-Vieux en opposition à Marseille-la-Moderne.

Le massif de Marseilleveyre au sens strict s’étend d’ouest en est sur une dizaine de kilomètres depuis la pointe des Goudes, le cap Croisette, jusqu’à la calanque de Sugiton, où il est en contact avec le massif de Puget, qui le prolonge à l’est jusqu’à la cuvette de Cassis.

Ces deux massifs, aux caractéristiques morphologiques voisines (roche calcaire, relief accusé, bord de mer hostile, intérieur inhabité), constituent un ensemble homogène, y compris au niveau touristique (randonnées pédestres, cabotage dans les calanques).

On les associe souvent sous le nom commun de « massif des calanques », leurs côtes successives abritant la totalité des calanques de Marseille. Certains leur associent aussi le massif de Saint-Cyr, situé au nord de Puget.

Cependant ce troisième massif, bien que semblable géologiquement aux deux premiers, et proche géographiquement, n’est pas bordé par la mer, et a ainsi une personnalité distincte, qui nécessite de le considérer à part.

Le Massif de Marseilleveyre à MarseilleUn chapelet d’îles borde Marseilleveyre au sud-ouest : de l’île Maïre, qui touche presque la pointe des Goudes (la passe du cap Croisette a moins de 100 mètres de large), à l’île de Riou un peu plus au large au sud (à 3 kilomètres de la côte), en passant par les îles de Jarre et Calseraigne, toutes ces îles, de la même nature géologique, étaient reliées au continent il y a quelque 20 000 ans, pendant la régression marine provoquée par la dernière glaciation, époque où des hommes décorèrent la fameuse grotte Cosquer.

Ces massifs, et les îles associées, constituent un ensemble rocheux de nature calcaire au relief très accusé. Aucun cours d’eau ne les parcourt, mais ils portent la marque d’une érosion ancienne, dont les calanques sont la trace la plus connue ; mais les vallons qui entaillent le massif sont aussi particulièrement accusés, tel le bien nommé Malvallon, au-dessus de la calanque de Marseilleveyre.

On y trouve aussi des grottes (Saint-Michel d’Eau douce au-dessus de Callelongue, Grotte Rolland au-dessus de Montredon), des avens ou gouffres (la Gardiole), des roches percées (les Trois arches dans le Malvallon, le pas de la Demi-Lune, etc…).

Sur le plateau dit de l’homme mort (déformation probable d’un orme mort) on trouve une surface karstique où le pied se pose difficilement. Au sud-ouest du massif, le rocher des Goudes est une étroite « lame » aux parois verticales, reliée au rocher Saint-Michel par une « dentelle » dont le franchissement est délicat. Ces deux rochers sont sans doute les sites d’escalade les plus fréquentés du massif.


Principaux sommets

Le Massif de Marseilleveyre à MarseilleLe massif de Marseilleveyre vu du nord

  • Rocher Saint-Michel (altitude 322 mètres)
  • Béouveyre (366 m.)
  • Sommet de Marseilleveyre (432 m.)
  • Tête de la Mounine (385 m.)
  • Tête de la Mélette (362 m.)
  • Tête de l’Homme Mort (396 m.)

Puget :

  • Mont Puget (563 m.)
  • Cap Gros (509 m.)
  • la Grande Candelle (465 m.)
  • Sommet de la Gardiole (469 m.)

Îles :


La vigie de de Marseilleveyre
Une première mention d’un point de garde sur le massif remonte à 1302 : le Farossium in loco de Masselhaveyra. Il s’agit de la vigie qui fait face à l’île de Riou, et qui se trouve au sommet à une altitude de 432 mètres. Elle fut utilisée jusqu’en 1814.

Il y avait deux guetteurs qui communiquaient avec la Turris de Gardia et le farot de Riou. La Vigie de Marseilleveyre est souvent dans la brume des entrées maritimes ou dans les nuages venant de l’est. En 1864, elle fut remplacée par le sémaphore de Callelongue et transformée en refuge du Club alpin français.


Le Massif de Marseilleveyre à Marseille

Calanque de Morgiou

Aucune route touristique n’a été établie, les amoureux de ce petit paradis veillant à protéger son caractère sauvage. Seules deux petites routes à accès restreint le traversent du nord au sud pour desservir les calanques habitées de Morgiou (depuis les baumettes) et Sormiou (depuis la cayolle). Par ailleurs le massif est longé à l’ouest par une route en corniche qui se termine à Callelongue, le bord de mer au-delà de ce point n’étant accessible qu’à pied, et au nord par la route Marseille – Cassis, qui franchit le col de la Gineste (altitude 328 mètres), entre Puget et Saint-Cyr.

Par contre le massif est largement ouvert aux randonneurs depuis plusieurs points de la périphérie de la ville, tous accessibles en bus urbains ; d’ouest en est : Callelongue (ligne 20), les Goudes (ligne 20), la Madrague de Montredon (ligne 19), Grotte-Rolland (ligne 19), Campagne Pastré (ligne 19), le Roy d’Espagne (ligne 44), les Baumettes (ligne 23), et surtout Luminy (ligne 21). La Gineste est desservie par les cars de Cassis. Cette proximité des transports publics facilite notamment les randonnées en traversée du massif, évitant de pénibles allers-retours en voiture.

Le Massif de Marseilleveyre à Marseille

Calanque de Sormiou

De nombreux itinéraires de promenade ont été balisés par les Excursionnistes marseillais. Leur couleur indique leur nature : noir = bord de mer, bleu = ligne des crètes, rouge ou vert = traversée nord-sud, brun ou jaune = diagonales. Le sentier de grande randonnée GR 98 – GR 51 traverse le massif de Callelongue à Cassis. Certains de ces sentiers sont d’accès facile, notamment autour de Luminy, mais quelques-uns (dont le GR) sont réservés aux randonneurs expérimentés, en raison de leur tracé parfois vertical dans une roche calcaire polie par les passages.

Certains passages particulièrement délicats ont été déséquipés par l’ONF au printemps 2008 et restent interdits d’accès. Les rares points d’eau qui existaient encore il y a une dizaine d’années — dont le pittoresque rafrejo cuou, au-dessus des Pierres tombées — ont totalement disparu, et seules trois calanques (Morgiou, Sormiou, Marseilleveyre) sont habitées.

Il est fortement conseillé de s’informer avant d’entreprendre une randonnée dans le massif, et dans tous les cas de s’équiper comme pour une expédition en montagne.

L’accès au massif est interdit, sauf exceptions, lors des périodes de risque d’incendie, notamment aux mois de juillet et août, voire septembre. Un arrêté préfectoral définit chaque année les dates et les lieux autorisés, et un numéro d’appel permet de s’informer au jour le jour de l’état des interdictions.


Le Massif de Marseilleveyre à Marseille

Mont Puget

Curiosités
Du sommet de Marseilleveyre on peut, dans certaines conditions exceptionnelles, apercevoir les plus hauts sommets des Pyrénées et plus particulièrement le pic du Canigou, pourtant situé à près de 250 kilomètres.

Grâce au phénomène de réfraction, une partie plus ou moins importante de la chaîne de montagne franco-espagnole peut apparaître au-dessus de la mer en direction ouest-sud-ouest.

On dit à Marseille que le mont Puget porterait ce nom parce que son profil, vu depuis la ville, rappellerait celui du sculpteur marseillais Pierre Puget.

Sur la presqu’île de Cacau, à la limite de Cassis, un trou naturel dans la roche, à 20 mètres au-dessus du niveau de la mer, respire bruyamment au rythme des vagues ; on l’appelle le trou souffleur.


SOURCES Wikipédia
PHOTOS Fr.Latreille & Emichou & Dominique Milherou tourisme-marseille.com

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