Lycée Thiers, Ancien Lycée Impérial 5 Place du Lycée, 13001 Marseille
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Créé en 1802, c’est un des cinq premiers lycées ouvert en France par Napoléon. Marcel Pagnol, Edmond Rostand, Jean Ballard, Horace Bertin Joseph Bonnasse, Paul Ricard, ou encore Edouard Balladur, figurent notamment parmi les anciens élèves. C’est aujourd’hui un établissement très côté de la ville. Il accueille plus de deux mille élèves dont des collégiens, des lycéens et des étudiants répartis en 23 classes préparatoires aux grandes écoles. 

Lycée Thiers, Ancien Lycée Impérial, Marseille

Nommé le Lycée Impérial à ses débuts

La loi du 1er mai 1802 décidait la création de quarante-cinq lycées dans toute la France. Le troisième établissement d’État créé fut le lycée de Marseille, qui ouvrit le 22 décembre 1802. L’installation se fit dans l’ancien couvent des Bernardines, édifié en 1746, qui devint propriété nationale à la Révolution.

Sous le Second Empire et la présidence de Napoléon III, le lycée fut appelé Lycée Impérial. Des classes préparatoires à l’École militaire de Saint-Cyr et à l’École polytechnique sont créées. Plus tard viendront les classes littéraires, préparant notamment à l’École normale supérieure.

À cette époque-là, le lycée compte sous l’Empire environ trois cents élèves, dont cent cinquante externes, principalement issus de l’aristocratie marseillaise.

Lycée Thiers, Ancien Lycée Impérial, MarseilleLe préfet rassemble des objets de valeur pour ouvrir, le 9 septembre 1804, le musée du lycée dans l’ancienne chapelle réaménagée. La sacristie de la chapelle a servi à agrandir la bibliothèque générale des professeurs ; dans les bas-côtés a été établie la bibliothèque classique. En 1874, la ville contraint le lycée à faire don d’une partie de ses tableaux et livres au Palais Longchamp.

Les années 1810 sont marquées par de multiples incidents qui semblent mettre en cause l’existence de l’établissement. L’abbé Verbert et le censeur Fery remplacent les anciens dirigeants de l’établissement, attaqués à la fois sur leur gestion et sur leur vie privée. Les économies imposées par l’Etat font monter un vent de révolte dans le lycée, et le censeur Fery démissionne.

Son poste est alors confié au nouveau professeur de philosophie, un ecclésiastique mi-indien, mi-portugais, l’Abbé Faria. Mais il soulève les élèves contre les professeurs, et pour éviter une révolte générale, il est remplacé. Ces évènements n’empêchent pas au lycée de former ses élèves, dont notamment Adolphe Thiers, futur président de la République, Joseph Méry, journaliste et romancier, et André Reynard, futur maire de Marseille.

Appelé Collège Royal sous la Restauration, l’établissement voit ses effectifs augmenter sensiblement, notamment grâce aux demandes d’étudiants aux origines les plus diverses. Ce cosmopolitisme s’explique notamment par le rayonnement commercial de la ville de Marseille.

Aussi dès 1833, est créé un enseignement secondaire spécial qui, sous des noms divers, répond aux exigences du commerce et de la vie économique d’une cité en pleine expansion.

Ce n’est qu’à partir de 1930 qu’il prend le nom d’Adolphe Thiers, qui y fut élève de 1807 à 1814.

Lycée Thiers, Ancien Lycée Impérial, Marseille

Entrée principale

L’accroissement du nombre d’élèves après la Seconde guerre mondiale donne à Gustave Monod, professeur au Lycée Saint-Charles, et à Pol Simon, nommé professeur d’anglais au lycée Thiers en 1938, l’envie de créer un nouveau lycée « entre la mer et la colline », qui soit entièrement neuf par ses bâtiments, sa pédagogie, et sa mission de socialiser l’enfant. Le lycée Marseilleveyre est ainsi créé en 1947.

En mai 1968, profitant de la vague anti-Thiers ambiante, des étudiants demandent que le lycée soit rebaptisé en lycée Pythéas ou encore en lycée de la Commune de Marseille. La révolte est menée par Roger Martelli. Un grand bandeau blanc sur lequel est écrit « Lycée de la Commune de Paris » est enroulé autour du dôme de la chapelle de l’école. Le Service d’action civique tente d’attaquer le lycée avec un camion benne le 4 juin, mais échoue. C’est à cette époque que le fils de Maurice Thorez, leader du leader du Parti communiste français, devient professeur agrégé de russe au lycée. Le russe continuera d’être une langue disponible en LV2 jusqu’à ce jour.

Le Lycée Thiers est en fait un complexe d’études, comprenant une section collège complète avec environ 400 élèves (dont une centaine en cursus à horaires aménagés musique), et le lycée en lui-même avec près de 1 900 élèves, dont 980 inscrits dans les classes préparatoires aux grandes écoles.

Le lycée Thiers a, chaque année, et depuis une longue période les meilleurs résultats au baccalauréat pour un lycée public sur l’académie d’Aix-Marseille (jusqu’à 100 % de réussite dans certaines sections).

Cela pourrait s’expliquer, comme pour bien d’autres lycées performants, par une sélection sévère lors de l’entrée en classe de seconde, bien que la direction s’en défende, mais de nombreux élèves en difficulté en seconde parviennent à obtenir leur baccalauréat grâce à l’enseignement prodigué.

Selon l’administration, les résultats du lycée sont les fruits d’un rythme de travail soutenu et de devoirs surveillés hebdomadaires (deux heures en seconde et en première, et quatre heures en terminale).

Le lycée a été au centre d’une polémique pendant l’année scolaire 1997/1998, lorsqu’un scandale largement couvert par les médias a éclaté, suite à une affaire de bizutage concernant la classe de prépa véto.


Enseignement dispensé

Lycée Thiers, Ancien Lycée Impérial, MarseilleCollège
Les matières enseignées au collège sont les mathématiques, le français, l’histoire-géographie, les SVT, la physique-chimie, la technologie, l’EPS, la musique et les arts plastiques. Les élèves sont répartis dans quatre classes dont une classe musicale.

Lycée
Les matières enseignées au lycée sont les mathématiques, le français, l’histoire-géographie, les SVT, la physique-chimie, la philosophie, l’EPS et, selon les filières, les sciences économiques et sociales et la littérature. Parmi les deux langues (LV1 et LV2) à choisir sont proposées l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien et le russe.

Il est également possible de présenter les options arts plastiques, hébreu, provençal, chinois, grec ancien ou latin au baccalauréat.

La particularité du lycée Thiers est de disposer d’une section musicale. Cette section est la seule de l’académie d’Aix-Marseille à assurer la préparation au baccalauréat de Technicien de la Musique et de la Danse (TMD).

La formation des élèves est assurée conjointement avec le conservatoire à rayonnement régional de Marseille.


Lycée Thiers, Ancien Lycée Impérial, MarseilleLe lycée est de forme rectangulaire et découpé en quatre bâtiments: le bâtiment Central au nord, le bâtiment de l’Horloge à l’ouest, le bâtiment Sénac à l’est et le bâtiment des Grandes écoles au sud. Un bâtiment scientifique abritant des salles de travaux pratiques de chimie, une salle de conférence et une salle de devoirs surveillés est situé encore plus au sud.

Le lycée dispose de deux cours de récréation : la plus grande pour le collège et le lycée, une plus petite réservée exclusivement aux étudiants des classes préparatoires. Cette dernière est surélevée d’un étage par rapport à la première en raison du dénivelé du terrain.

Le lycée dispose d’un réfectoire situé sous le bâtiment Central (au niveau -1) et d’infrastructures sportives (gymnases, terrains de basket-ball, de football et de volley-ball) dans la grande cour et au niveau 0 du bâtiment Sénac et des Grandes Écoles. Les collégiens sont répartis dans les salles de classes au niveau 0 du bâtiment Central et du bâtiment de l’Horloge.

Cinq grands escaliers permettant d’accéder à l’étage sont situés au quatre coins des lieux et au milieu du bâtiment Central. Au premier étage (niveau 1) on retrouve dans le bâtiment Central les bureaux de l’administration et le Centre de documentation et d’information du collège et du lycée et partout ailleurs des salles de classe.

Au deuxième étage (niveau 2) on retrouve dans le bâtiment Central une salle de travail et le CDI réservés aux étudiants en CPGE, des salles de travaux pratiques de physique dans le bâtiment des Grandes Écoles, de TP de SVT dans le bâtiment Sénac et enfin des salles de classe ordinaires dans le bâtiment de l’Horloge.

Le dernier étage (niveau 3) n’est présent que dans le bâtiment Sénac et constitue les salles réservées à l’enseignement des sciences de l’ingénieur.



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