Les Studios Decanis 22 Avenue de Saint-Barnabé, 13004 Marseille
1943

les-studios-decanis-marseille-4Le nom de Decanis résonne sur le quartier de St Barnabé depuis plus d’un siècle ! Avant de devenir en 2008 un studio de pré-production musicale et chorégraphique, ces ateliers furent tout d’abord des écuries, puis le siège de la célèbre société de transport en charrette et omnibus Decanis…avant de devenir unes caserne de pompiers et de gendarmes et une petite zone d’activité.

Fin 1875 la Compagnie générale française des tramways (CGFT) exploitera simultanément le réseau de Marseille et ceux du Havre et de Nancy. Les petites compagnies d’omnibus tentent de se défendre : elles créent en 1879 la Compagnie Générale des Omnibus de Marseille (CGOM), rachetée en 1883 par la Compagnie nouvelle des omnibus (CNO).

Mais après des troubles causés par une grève de ses cochers, la CNO est suspendue en 1891 par le maire Félix Baret. Seul survivent les entreprises qui assurent avec plus ou moins de succès le relais des lignes de la CGFT vers les banlieues les plus éloignées que celle-ci n’atteint pas ;

la plus célèbre et la plus durable d’entre elles sera celle de Louis Decanis, qui rachètera en 1900 les ateliers de la CGO sur le chemin de Saint-Barnabé.

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Au temps de la Caserne

Dès 1901, la Compagnie de Traction mécanique (Cayol) cède ses deux lignes à la CGFT. En 1903, c’est au tour des Tramways Marseillais (Poncy) d’être absorbée officiellement (un partenariat existait déjà les liant de fait).

Enfin en 1904 la faillite de l’Est-Marseille permet à la CGFT de reprendre à son compte la ligne Noailles – Saint-Pierre, et, une fois mise aux normes de son réseau, de préparer son prolongement jusqu’à Aubagne, qui sera réalisé début 1905.

Les compagnies d’omnibus disparaissent les unes après les autres ; Décanis résiste vaillamment, rachetant les dépouilles des compagnies moribondes : c’est à cette époque qu’il fait l’acquisition des ateliers de la montée de Saint-Barnabé, auxquels il a laissé son nom.

L’exposition coloniale de 1922 voit la CGFT concurrencée par un nouveau type de service urbain : les taxis. Raoul Mattei, concessionnaire de la société Citroën pour la ville de Marseille, met en circulation 350 voitures, et ouvre sur le Prado un majestueux « Palais de l’automobile ».

La ville réplique en mettant en service des autobus, sans succès. La CGFT récupère ces véhicules, et les met en service sur les correspondances de lointaine banlieue, ainsi que sur sa nouvelle ligne Chapitre – Pharo par le quai de Rive-neuve, tuant ainsi les dernières sociétés d’omnibus.

Décanis abandonnera en 1928 ; et le 19 octobre 1930, le dernier omnibus marseillais cessera de relier Sainte-Marguerite à Saint-Tronc. La CGFT reste seule maîtresse du terrain.


Les Studios Decanis

Ils sont spécialement étudiés pour la réception d’artistes amateurs et professionnels, et permet la pratique musicale et chorégraphique dans un environnement agréable.

Depuis septembre 2008, l’établissement accueille des répétitions musicales ou chorégraphiques, pour des cours de musiques, pour des shows-cases, des enregistrements, des formations.

Le studio scénique de part sa surface de 150m² et une hauteur sous plafond de 4m60, permet d’envisager différentes configurations d’utilisation. Comme les autres studios, Il est étudié pour la pratique de musiques amplifiées avec un traitement phonique et acoustique, une ventilation et la climatisation.

Le Studio propose également des cours de danse et de musique.


SOURCES Wikipédia & Studios Decanis
PHOTOS Archives & Studios Decanis

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