Les Eaux de la Rose Avenue Jean Paul Sartre, 13013 Marseille
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Plusieurs quartiers de la Ville, sur la hauteur de la plaine St-Michel (Place Jean-Jaurès aujourd’hui), avaient toujours été privés de fontaines publiques ; les eaux des puits étaient mauvaises et les habitants de ces quartiers étaient sujets aux privations d’eau les plus pénibles.

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Les 3 sources de la rose retrouvées par un sourcier

Tel était l’état des choses, lorsque Monsieur Goudard, propriétaire d’un terrain traversé par le ruisseau du Jarret, au quartier de la Rose, s’associa avec Monsieur Lelorrain pour tenter d’amener l’eau au quartier de la Plaine…un objectif réalisé en 1840, mais finalement via une autre société dont nous reparlerons un plus tard, le tout grâce à 16 750 m de tuyaux en tôle, fonte, plomb et poterie qui alimenteront environ 400 maisons.

Regardez bien au sol au niveau de la Plaine car de cette époque il reste encore des plaques en fonte signées « Les Eaux de la Rose ».

Pour réaliser leur pari Goudard et Lelorrain érigèrent un barrage en travers du ruisseau du Jarret, pour découvrir et détourner les sources qui pouvaient se trouver en cet endroit. L’administration ayant protesté contre l’exécution de ses travaux et demandé la destruction du barrage, les deux hommes reconnurent que l’établissement du barrage constituait un acte nuisible de la Ville et attentatoire à ses droits.

Ils le firent démolir, mais ils poursuivirent les fouilles commencées et cherchèrent à réunir toutes les eaux qu’ils pouvaient découvrir.

Ils furent autorisés par le Préfet à établir sous la route n° 8 bis, une conduite qui devait amener les eaux jusqu’à la plaine St-Michel. Les travaux furent poussés avec activité et bientôt, la tranchée s’avança sur la route jusqu’au pied du monticule par lequel on parvient à la plaine St-Michel, du côté de la rue St-Savournin.

Mais les Sieurs Goudard et Lelorrain ne purent conduire les eaux jusqu’à leur destination. Ils furent donc remplacés par une société dirigé par Mr. Blondel, c’est d’ailleurs son nom qu’on retrouve sur les plaques en fonte encore visibles. La compagnie privée qui exploitait ces eaux les faisait payer 2000 Frs de l’époque, plus 500 Frs annuels.



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