Le Mystérieux Moaï du Boulevard Schloesing 17 Bd Schloesing 13010
4354
Arrondissement : 10ème

Les moaï sont les statues monumentales de l’île de Pâques et bien une s’est mystérieusement perdue dans le 10ème arrondissement de Marseille !

Le Moaï du boulevard Schloesing à Marseille

Comment expliquer cette bizarrerie ? D’après un internaute du site Marseille Forum qui se serait renseigné sur la question, le propriétaire de la terrasse, passionné de ces statues en aurait fait réaliser une sur-mesure auprès d’un artiste sculpteur en Ardèche.

Ce marseillais aurait voulu ainsi laisser une trace visible dans sa ville…mais finalement son emplacement est assez discret et mériterait un lieu à sa mesure !

Les moaï, localement mo’ai, sont les statues monumentales de l’île de Pâques (île appartenant au Chili) située en Polynésie, dont on ignore la date de réalisation car on ne peut pas dater le taillage d’une roche. La majorité de ces monolithes est sculptée dans du tuf issu principalement de la carrière de Rano Raraku.

Quelques-uns ont cependant été sculptés dans d’autres roches volcaniques de l’île (basalte, trachyte ou tuf volcanique). Leur taille varie de 2,5 à 9 mètres, pour un poids moyen de 14 tonnes, jusqu’à 80 tonnes pour les plus grosses.

Toutes sont des monolithes tournés principalement vers l’intérieur de l’île à l’exception du Ahu Akivi dont les moaï regardent l’océan.

Ensemble de moaï sur le Ahu TongarikiSelon Jo Anne Van Tilburg, le nombre de moaï sur l’ensemble de l’île s’élève à près de 887 avec un poids moyen de 13,78 tonnes, toutes ne sont pas visibles, certaines étant fragmentées ou ayant été récupérées pour construire d’autres monuments.

Les moaï tels qu’ils devaient être dans leur état final, après édification, possédaient des yeux blancs fait de corail blanc et des iris rouges en tuf volcanique ou noirs en obsidienne.

Certains d’entre eux portent une sorte de coiffe, le pukao, fait de tuf rouge, issu de la carrière de Puna Pau, et pesant lui-même plusieurs tonnes.

Emblème de l’île, les moaï, grandes statues de pierre, ont été dressés par les matamua (« les premiers » en maori), anciens habitants de l’île, qui s’identifiaient comme descendants du découvreur polynésien Hotu Matu’a, venu, selon leur tradition orale, de « Hiva », peut-être Hiva Oa ou Nuku Hiva. Les ahu, plates-formes cérémonielles accueillant les moaï, sont devenus des nécropoles à partir du xviie siècle, des tombes secondaires pour la réinhumation de squelettes apportés d’ailleurs y étant aménagées.

Dans la carrière des moaï, située sur une pente du volcan Rano Raraku, dans l’est de l’île, on peut voir des centaines de statues, certaines semblant presqu’achevées, d’autres à l’état d’ébauche.

On pense qu’au xviie siècle l’extraction des statues a cessé en raison du remplacement du culte des ancêtres par celui du dieu Make-make et du Tangata manu, l’« homme-oiseau », aux xvie – xviie siècles.



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