La Transat, anciens ateliers de la Compagnie Générale Transatlantique 18 rue Mazenod 13002 Marseille
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Arrondissement : 2ème

C’est au 18 rue Mazenod, dans les anciens ateliers de la Compagnie Générale Transatlantique qui mit sur mer près de 500 navires entre 1862 et 1977, que se construit La Transat, un projet immobilier porté par Pitch promotion et l’agence d’architecture MAP.

La Transat, anciens ateliers de la Compagnie Générale Transatlantique, Marseille

Le rendu du projet

Après avoir métamorphosé les anciens locaux de la Compagnie Maritime Fraissinet avec sa résidence Le Major, Pitch promotion a également investi un symbole de la grande époque maritime marseillaise avec ces anciens ateliers situés juste en face.

C’est là, aux angles du boulevard Schuman, des rues Mazenod et Leca, que La Transat prend ses quartiers, investissant une parcelle déjà occupée par des bâtiments existants, La Transat fait place neuve sur deux d’entre eux pour élever deux résidences de standing, aux teintes minérales, aux épures épaisses, aux embases massives.

Selon MAP, agence d’architecture : « C’était tout l’enjeu de La Transat, ou comment faire coexister quatre bâtiments appartenant chacun à des époques architecturales différentes ? Ce projet réussit en ce sens un tour de force remarquable. Il respecte l’écriture temporelle des bâtiments existants tout en donnant sa place à la modernité de nouvelles élévations, généreuses et traversantes. Dans cet îlot résolument méditerranéen, les oppositions sont maîtrisées, les épures parfaitement intégrées dans leur quartier. La Transat est à elle seule une rétrospective urbaine de Marseille, de l’époque industrielle à nos jours. L’atelier de la Compagnie Générale Transatlantique étant lui-même particulièrement intéressant dans son architecture pour être intégralement préservé. Il sera réhabilité et accueillera bureaux et commerces. »

L’ancien siège art déco de la Compagnie Générale Transatlantique s’est métamorphosé également avec le projet immobilier Le Castel.

La Compagnie générale transatlantique (CGT, souvent surnommée Transat, ou French Line par la clientèle anglophone) était une compagnie maritime fondée en 1855 par les frères Émile et Isaac Péreire sous le nom de Compagnie générale maritime.

La Transat, anciens ateliers de la Compagnie Générale Transatlantique, Marseille

Les ateliers en 2017

Elle est chargée par l’État d’assurer le transport du courrier vers l’Amérique du Nord et prend son nom définitif en 1861. Après une période de tâtonnement au xixe siècle, la compagnie, poussée par ses présidents Jules Charles-Roux et John Dal Piaz, gagne en importance dans les années 1910 à 1930, avec de prestigieux paquebots tels que le Paris, l’Île-de-France et surtout le Normandie.

Fragilisée par la Seconde Guerre mondiale, elle prend à nouveau de l’importance en 1962 avec le célèbre paquebot France, qui souffre beaucoup de la concurrence du transport aérien et est retiré du service en 1974.

Dans les années qui suivent, la compagnie fusionne avec la Compagnie des messageries maritimes pour former la Compagnie générale maritime, devenue par la suite Compagnie maritime d’affrètement – Compagnie générale maritime (CMA – CGM).

La Transat, anciens ateliers de la Compagnie Générale Transatlantique, Marseille

La Bretagne, l’un des quatre paquebots du service à grande vitesse mis en place en 1886.

Contrairement à ce que laisse penser son nom, la Transat ne se contente pas de l’exploitation de la ligne de l’Atlantique Nord, et offre à ses voyageurs des lignes à destination de l’Amérique centrale, et même, durant un temps, de la côte Pacifique. Dès le début du xxe siècle, elle propose également des traversées entre Marseille et Alger et crée dans les années 1920 des circuits touristiques en Afrique du Nord.

Dans les années 1930, la compagnie s’implique brièvement dans l’aviation par le biais d’Air France Transatlantique. Enfin, dès les années 1900, elle développe un service de cargos qui ne cesse par la suite de croître, jusqu’à occuper une part prépondérante de ses activités.

Les paquebots de la Compagnie générale transatlantique ont souvent été des ouvrages d’art symboliques de leur époque, destinés à représenter l’image de la France à l’étranger. De même, la qualité de leur service, en particulier celle des repas et des vins, a fidélisé une clientèle fortunée, notamment de riches Américains au temps de la Prohibition.

Des années après sa disparition, son patrimoine continue à séduire les collectionneurs et à être mis en valeur au travers d’expositions et d’associations comme French Lines, qui préserve les archives et objets de l’entreprise. Découvrir l’histoire complète de la compagnie.


SOURCES Wikipedia & Pitch Promotion
PHOTOS Pitch Promotion

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