La Batterie Basse de Niolon, Centre UCPA 18 Chemin de la Batterie, 13740 Le Rove
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En 1665, à la demande de Louis XIV, 5 hommes et 5 femmes de Carry-Le-Rouet auraient été désigné pour débuter les travaux de la batterie basse de Niolon. Ce fut la naissance des batteries d’artillerie qui allaient encadrer la rade de Marseille. Destinée à barrer la route du mouillage de l’Estaque, la batterie fut terminée en 1702 puis reconstruite en 1811. Elle sera appuyé par la Batterie haute de Niolon dès 1884 puis occupée par les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale et équipée de canons. Elle fut ensuite réaménagée en 1974 pour accueillir un centre de plongée de l’UCPA, le tout premier créé en France et qui présente la particularité d’abriter certaines chambres dans les anciens bunkers !

Une des casemates M272 encore armée en 1946 d’une pièce de 90 mm

La batterie basse de Niolon est une ancienne batterie de côte française (Marine Nationale). En 1940 elle est armée de 4 canons de 120 mm Mle 1878 G avec masque de protection placé en cuves bétonnées.

En 1943, la Kriegmarine y installe une de ses unités d’artillerie côtière de marine, la 1/MAA611, qui prend en charge les canons de 120, renommés 12 cm K78 pour former la MKB Niolon (Marine-Küsten-Batterie).

Au printemps 1944, l’organisation Todt bétonne 4 casemates type M272 en avant de l’ancienne batterie pour accueillir 4 canons de 9 cm Flak M39 et pour compléter la puissance de feu, un poste de direction de tir M262 à deux niveaux.  Pour la défense rapproché on installe alors 5 ringstand Vf58c (petit abri de combat en béton armé).

Les allemands réutilisent aussi deux projecteurs français de 1,5 m dans deux casemates à projecteur aujourd’hui une seule subsiste transformées en chambres d’hôtes pour le club de plongée.

Anciennes casemates transformées en chambres

La Batterie Haute de Niolon sera construite en 1884 après la défaite traumatisante contre la Prusse en 1870. Un programme national de renforcement du système de Défense côtière est alors lancé par Serré de Rivière avec plus de 160 forts construits entre 1874 et 1885, dont ceux de Niolon, Figuerolles et La Vesse.

En 2008 et 2010 le Ministère de la Défense affecte au Conservatoire du Littoral les 2 Batteries, Haute et Basse, de Niolon avec la volonté locale de maintenir l’UCPA installé sur le site depuis 1974. C’est le lieu historique du 1er monitorat de plongée en France et c’est serait aussi le 1er centre de plongée de l’hexagone.

En 2009 une convention d’occupation est signée pour 30 ans pour la Batterie Basse de Niolon au profit de l’UCPA. Elle s’accompagne alors d’un programme de restauration et de requalification architecturale et paysagère de 1,3 M€ sur 5 ans. Le loyer versé au gestionnaire (40 000 €/an) a permis le recrutement d’un garde du littoral communal.

Le centre UCPA de Niolon surplombe une petite calanque de roche calcaire typiquement méditerranéenne. Pas besoin de faire des kilomètres pour aller plonger !

Le centre de plongée de nos jours

L’immersion se fait au départ du centre. Sur la côte bleue, la Calanque de Niolon bénéficie d’une implantation privilégiée, à l’abri du mistral. Le petit village est équipé d’un bar et d’une salle de restauration avec terrasse ouverte sur la calanque.

Le centre UCPA de Niolon dispose d’une capacité de 160 vacanciers. Les hébergements sont organisés en chambre de 3 personnes ou 4 personnes : chambres équipées de salle de bains (toilettes à proximité) ou 6 personnes : bunkers réaménagés, équipés de salles de bain et toilettes, bien connus des groupes pour leurs terrasses.

La calanque de Niolon bénéficie d’une implantation privilégiée, à l’abri du mistral. Le centre est situé dans la calanque, au bord de l’eau, au cœur du Parc marin de la côte Bleue, qui poursuit des objectifs d’étude, de sensibilisation du public, de protection du milieu marin, de gestion des ressources de pêche…

Depuis les années 90, de nombreux récifs artificiels ont été installés, des réserves marines ont vu le jour dont une devant la calanque. Les fonds marins sont composés de corail rouge, langoustes, galathées, poulpes, congres, nudibranches…


SOURCES UCPA & toutsurmarseille.fr & Wikipedia & sudwall.superforum.fr
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & archives sudwall.superforum.fr

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Dominique Milherou
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