L’Infini par Toros, hommage aux arméniens de Marseille Place Henri Verneuil, 13002 Marseille
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Inaugurée le 22 juin 2013, la nouvelle place Henri Verneuil qui intègre un des nouveaux quartiers d’Euroméditéranée, a accueilli un temps une sculpture de Toros en hommage aux arméniens de Marseille arrivés par les quais de la Joliette à partir de 1920..

L'Infini, sculpture de Toros, Place Henri Verneuil MarseilleEn marge de cette cérémonie à la mémoire d’Henri Verneuil les autorités ont inauguré une sculpture de Toros Rast-Klan.

« Sur cette place, les passants s’arrêteront un instant pour s’interroger sur la signification de ce ruban de laiton rouge, couleur des blessures, symbole de l’infini, de ce temps qui s’étire dans les moments de souffrance, de cet espoir d’un monde meilleur qui semble si loin, si improbable, mais qu’il faut entretenir pour ne pas abandonner »

avait déclaré à cette occasion Jean-Claude Gaudin en remerciant le sculpteur drômois pour ce présent fait à la ville de Marseille.

En avril 2015 l’œuvre a fait l’objet d’un vandalisme. Un ou des inconnus ont tordu et fortement endommagé la sculpture. Cet acte à la veille du 100ème anniversaire du génocide des Arméniens avait interpellé les autorités publiques ainsi que la communauté arménienne. Il ne restait alors que le socle et sa plaque…aujourd’hui tout a disparu.


Toros Rast-Klan

L'Infini, sculpture de Toros, Place Henri Verneuil MarseilleNé Toros Rasguélénian, le 12 décembre 1934 à Alep, en Syrie, signature d’artiste : R.Toros, études : autodidacte.

Toros quitte l’école à 11 ans et expérimente plusieurs métiers : soudeur à l’arc, serrurier, ferronnier d’Art. A 25 ans, il dirige une entreprise de ferronnerie, fabrique des lits et des poêles de chauffage.

Un architecte le remarque et lui commande une croix de 2 mètres de haut pour le clocher de Saint Kevork, à Alep. La même année, lors d’un voyage en Arménie soviétique, il voit la statue équestre de David de Sassoun. Il palpe le métal, monte sur la statue… Une vocation est née !

De retour en Syrie, il commence la sculpture, fait de nombreuses expositions et réalise des fontaines. Il remporte le 1er prix de sculptures pour son œuvre « L’Émancipation de la femme arabe » en 1966. En 1967, il rejoint la France pour étudier l’art. Il rencontre des peintres et sculpteurs connus.

Sur leurs conseils, il ne fait pas les Beaux-Arts et reste autodidacte.


SOURCES lemeilleurdemarseille.fr & Toros & armenews.com
PHOTOS lemeilleurdemarseille.fr & Dominique Milherou tourisme-marseille.com

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  • 29 septembre 2017 aà 19:52

    Malheureusement quand je suis passé devant le socle de la sculpture de TOROS le 24/09/2017, la sculpture n'y était plus, car arrachée et vandalisée (ou simplement volée) !!! Je la découvre sur ce site Internet et je suis très déçu que dans un quartier en plein renouveau, soient déjà arrivés les destructeurs, voleurs ou anti-arméniens ? Quoi qu'il en soit des personnes à enfermer.

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