Le Khatchkar arménien du Conseil Régional 27 Place Jules Guesde 13002 Marseille
2347
Arrondissement : 2ème

Un khatchkar, don de la ville arménienne d’Etchmiadzin, trône devant le Conseil Régional. Cette « pierre à croix » est une stèle de forme rectangulaire sculptée d’une croix est accompagnée d’un décor ornemental. Spécificité de l’art arménien, il était autrefois présent sur tout le territoire de l’Arménie historique et est aujourd’hui particulièrement préservé en Arménie et au Haut-Karabagh.

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Plaque à côté de l’oeuvre

Le 19 juin 2008, Michel Vauzelle, le président de la région PACA recevait les représentants de la communauté arménienne à l’occasion de la signature d’accords avec la région arménienne du Lori.

De nombreuses personnalités étaient présentes à cette cérémonie. Parmi elles, Vahram Ghushchian le vice-ministre arménien de l’Economie, Hamlet Gasparian l’Ambassadeur d’Arménie par intérim, Garo Hovsepian, conseiller régional et maire des XIIIe et XIVe arrondissements de Marseille, la députée Sylvie Andrieux, le gouverneur du Lori Monsieur Kotcharian.

Après la signature des accords de coopération entre la région PACA et le Lori, le public fut invité par Michel Vauzelle à l’inauguration de l’imposant khatchkar placé à l’entrée du Conseil Régional, don d’Etchmiadzine, où se trouve le siège de l’Église apostolique arménienne. L’oeuvre a été bénite par Mgr Norvan Zakarian, archevêque, Primat du Diocèse de France.

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Khatchkar siroun khatch, XIIIe siècle, non loin de Dsegh en Arménie

A cette occasion une plaque a été dévoilée : « Sa Sainteté Karékine II Catholicos de tous les Arméniens à Michel Vauzelle député et président de la région, pour la communauté arménienne et le peuple de Provence-Alpes-Côte d’azur ».

Dressées, encastrées, rupestres ou en chapelle, ces khatchkars, mesurant généralement d’1,5 à 2 m de hauteur, de 0,5 à 1,5 m de largeur et de 10 à 30 cm d’épaisseur, ont une fonction soit votive, soit commémorative, soit apotropaïque ; elles constituent parfois des « cimetières de khatchkars », comme à Noradouz ou, avant sa destruction, à Djoulfa.

Elles incarnent la christologie de l’Église apostolique arménienne, en ce qu’elles ne représentent pas la mort du Christ mais sa nature divine, en un arbre de vie.

L’histoire de l’art des khatchkars est généralement divisée en quatre périodes : la période des origines, incertaines, du ive au ixe siècle, celle de la création et de la formulation, du ixe au xie siècle, celle de l’achèvement et de la perfection, du xiie au xiiie siècle, et enfin la période finale, du xive au xviie (voire xviiie) siècle.

Malgré un renouveau depuis les années 1960, les khatchkars modernes ne rivalisent pas avec les khatchkars classiques.

Depuis le 17 novembre 2010, « l’art des croix de pierre arméniennes. Symbolisme et savoir-faire des Khachkars » figure sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.


SOURCES acam-france.org & Wikipédia
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Gevork Nazaryan

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