Jardin Botanique Édouard Marie Heckel Parc Borely, 13008 Marseille
8549
Catégorie : Parcs & Jardins / Parcs
Arrondissement : 8ème

C’est au XIXème siècle seulement que les Jardins botaniques sont devenus des jardins publics d’agrément, alors appelés « Jardins des plantes ». Le premier Jardin botanique de Marseille est créé au 15ème siècle sur près de 2 hectares par le Roy René, près de l’Abbaye Saint-Victor. C’est en 1918 qu’ouvrira sur son site actuel celui du Parc Borely. 

jardin-botanique-parc-borely-marseille-6

Pavillon chinois

En 1802, un second jardin est inauguré dans le quartier des Chartreux, avec pour marraine l’Impératrice Joséphine. Il connaît grâce à son directeur, M. La Cour Gouffé, une grande renommée.

Malheureusement, ce jardin, situé sur l’axe de la voie­ ferrée Marseille-Toulon, disparaît en 1856. En échange, le Directeur de la Société des Chemins de Fer Lyon-Méditerranée propose à la Ville les terrains du Parc Borély.

En 1860, le Jardin botanique est déplacé sur l’actuelle roseraie du parc Borely. Les frères Buhler imaginent alors un véritable jardin botanique. Le Dr Heckel, qui supervise la création du parc, le juge vite trop petit et tente d’acquérir la propriété Fournier voisine du parc.

En 1913, la Ville de Marseille achète les terrains pour y installer le nouveau Jardin botanique. Il est inauguré en 1918, sur son site actuel. Aujourd’hui, le jardin botanique s’étend sur 12000 m2 et présente plus de 3 500 ­espèces végétales différentes.


Plusieurs thématiques offrent au public un vaste tour d’horizon des jardins du monde.

Pavillon Chinois

Le jardin japonais
Installé et inauguré en 2011, il a accueilli les cérémonies du 50e anniversaire du jumelage Kobe-Marseille. Il est réalisé dans le style « Chisen kai yu shiki » style très représentatif des jardins japonais.

Il représente un lieu de contemplation et de méditation. Il accueille chaque année la « Fête de l’Automne » en collaboration avec le Consulat du Japon.

Le jardin chinois
Inauguré en 2004 dans le respect des traditions chinoises, ce jardin est le fruit de la collaboration entre Marseille et Shanghaï dans le cadre du jumelage des deux villes.

Il s’étend sur 3 000 m² et s’articule autour d’un pavillon, d’un kiosque et d’un bassin dans lequel évoluent des carpes Koï.


Le jardin des plantes médicinales
Inspiré du jardin des Simples du Moyen – Âge, il présente des plantes locales utilisées par l’homme ou l’industrie pharmaceutique. Elles sont présentées par thème, en fonction de leur effet curatif : la digestion, la peau, le système nerveux…

Jardin Méditerranéen

Les plantes d’Afrique du Sud
L’Afrique du Sud offre la plus importante biodiversité végétale de la planète. Le jardin abrite environ 200 espèces issues de ce vaste pays aux climats et aux reliefs variés, sur des plates-bandes extérieures, et la serre présente de nombreuses plantes succulentes typiques des zones désertiques.

Les plantes grimpantes
Créé en 1980, ce jardin comprend environ 90 espèces originaires des cinq continents.

Le jardin des plantes succulentes
Il se compose principalement d’une cinquantaine d’espèces d’agaves pouvant résister au climat méditerranéen. Les plus frileuses sont regroupées sous une serre contemporaine avec d’autres cactées de collection.

fete-de-l-automne-a-la-japonaise-jardin-japonais-marseille-19

Fête de l’automne à la japaonaise

Le palmetum
Il met en valeur une soixantaine d’espèces de palmiers pouvant s’adapter à notre climat, issues de toutes les régions du monde.

Le jardin méditerranéen
Il rassemble des plantes originaires du Bassin Méditerranéen ou d’autres régions du monde, dont le climat est comparable à celui de Marseille. Ce sont essentiellement des plantes résistantes à la sécheresse, cultivées sans arrosage.

La serre tropicale
Actuellement fermée au public, cette serre remarquable a été conçue dans la seconde moitié du XIXe siècle (1898 selon certains).

Elle fut achetée par Gaston Deferre en 1982 auprès de la famille Noilly-Prat, célèbre pour son vermouth. A l’abandon depuis 2004 et très détériorée, la serre pourrait être rasée selon un article de La Marseillaise de juin 2016. Il faudrait 800 000 euros pour restaurer cet ouvrage.


SOURCES Mairie de Marseille & La Marseillaise
PHOTOS Dominique Milherou tourisme-marseille.com

 

Avis
Soyez le premier à donner votre avis !
Laisser votre avis
VOTRE NOTE:

Laisser un commentaire

Autres fiches