Ilot urbain grec du Collège du Vieux-Port 2 Rue des Martégales, 13002 Marseille
3422
Ilot urbain grec du Collège du Vieux-Port
Arrondissement : 2ème

Dans l’enceinte même du Collège du Vieux-Port se trouve les vestiges archéologiques d’un îlot urbain grec du 6e au 5e siècle avant Jésus-Christ, un édifice exceptionnel, évoquant une salle de banquet, avec un luxe inconnu à Marseille ainsi qu’un théâtre romain. La grande qualité des vestiges et leur remarquable conservation ont justifié le classement du site au titre des Monuments historique classé par arrêté du 19 mai 2009.

Les fouilles archéologiques réalisées dans l’enceinte du collège Vieux Port, préalablement à des travaux d’extension de ce dernier, ont révélé une occupation exceptionnellement bien conservée, remontant aux VIe-Ve siècles avant J.-C., c’est-à-dire à la fondation de Marseille grecque.

Les vestiges exhumés sont regroupés dans un îlot urbain antique ceint de rues. Le découpage urbain se met en place à cet endroit dans les années 580 avant J.-C. Entre 580 et 550, l’îlot est entièrement occupé par des bâtiments à murs de briques d’adobe sur solin de pierre.

Certains murs atteignent encore 1,50 m de hauteur et des enduits peints sont conservés.

Au milieu du VIe siècle av. J-C, les bâtiments de la partie nord de l’îlot sont dérasés et remplacés par une construction massive en gros blocs de calcaire blanc. La partie sud de l’îlot est occupée par deux bâtiments répartis de part et d’autre d’un petit passage empierré.

La qualité des constructions et du mobilier archéologique recueilli, où la vaisselle de banquet prédomine, laisse supposer que ces vestiges se rapportent plutôt à un bâtiment public ou cultuel.


Polémique

Révélé par la Provence fin 2014, on apprend que « Si les céramiques, les vaisselles ou encore les amphores ont été précieusement conservées, les pierres en calcaire rose, utilisées pour le gradin du théâtre ont mystérieusement disparu. Lors du chantier de fouille, elles avaient été entreposées dans la cour du collège. 

Une réutilisation sous la forme de bancs à l’extérieur de l’établissement scolaire avait été envisagée. Finalement non. « Elles gênaient » plus qu’autre chose indique dans La Provence, la directrice du collège.

Le conseil général, responsable des collèges dans le département, a été donc contacté pour les enlever. Où ? Personne ne le sait. La collectivité indique juste qu’elles ont été « jetées » car selon elle, « l’architecte des monuments historiques a estimé que certaines pierres n’étaient pas intéressantes d’un point de vue archéologique ».

Problème : l’affaire soulève l’indignation de l’association Mémoire et Patrimoine et de l’adjoint au maire délégué aux Monuments historiques.


Avis
Soyez le premier à donner votre avis !
Laisser votre avis
VOTRE NOTE:

Laisser un commentaire

Autres fiches