Hôpital Sainte-Marguerite, la Nouvelle Charité depuis 1897 20 Avenue Viton, 13009 Marseille
4078
Arrondissement : 9ème

La naissance de l’hôpital Sainte-Marguerite fut longue et compliquée. En 1857, afin de désengorger l’hospice de la Charité de Marseille (appelé également “La vieille Charité”), le ministère de l’Intérieur ordonne le transfert de ce dernier sur un nouveau site implanté au sud de la ville. Il s’agissait, en effet, de répondre aux besoins d’une population en augmentation et de remplacer un établissement devenu vétuste et insalubre. En 1861, le conseil municipal fait l’acquisition d’une grande propriété rurale, la Campagne Lafon dans le quartier Sainte-Marguerite, à laquelle s’adjoindra la propriété des Guis.

En 1885, la première pierre de la “Nouvelle Charité” est posée, mais les travaux vont rapidement s’arrêter par manque d’argent, car l’hospice ne dispose pas de fonds propres. L’établissement se tourne vers l’État et lui demande deux millions de francs, mais ce dernier refuse.

Cependant, l’établissement obtient l’autorisation d’organiser une loterie. L’argent ainsi récolté sert non seulement à l’achèvement de la construction, mais également à la restauration de deux autres hôpitaux marseillais, l’Hôtel-Dieu et l’hôpital de l’Immaculée-Conception.

En 1897, soit douze ans après la pose de la première pierre, la Nouvelle Charité entre en service ; elle va d’abord fonctionner comme un hospice accueillant les vieillards et les invalides, puis, un peu plus tard, les blessés de guerre. L’ensemble, comporte 1 000 lits. En 1934, elle s’enrichit d’un service de médecine, puis d’un autre de chirurgie et se transforme progressivement en hôpital.

En 1958, la Nouvelle Charité prend le nom d’hôpital Sainte-Marguerite, en référence à son quartier d’implantation. Il entame un processus de modernisation qui n’a pas complètement effacé son ancienne structure pavillonnaire, avant d’être regroupé avec l’hôpital Salvator au sein d’un ensemble baptisé “Hôpitaux Sud”, et ce pour constituer l’un des trois pôles de l’Assistance publique – hôpitaux de Marseille (AP-HM).

La fin des années 1960 voit l’implantation des premières unités de recherche Inserm sur le site de l’hôpital, avec la construction de deux bâtiments : le centre Inserm de la Gaye et le centre Inserm Mozart. Ces unités vont travailler en étroite complémentarité avec les services hospitaliers, favorisant ainsi les interactions entre recherche et clinique.

En 2010, l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (AP-HM) donne une nouvelle orientation à l’hôpital Sainte-Marguerite. D’établissement généraliste traitant de nombreuses pathologies, l’hôpital va se transformer en un site hautement spécialisé dans les soins de suite, la rééducation, la gériatrie et la psychiatrie.

Les pathologies liées à l’appareil locomoteur profitent ainsi, en 2011, de la création d’une structure unique en son genre associant à la fois, des services de soins (chirurgie de l’arthrose, traumatologie, rhumatologie, médecine du sport) et une structure de recherche et d’enseignement.

Baptisé Institut du mouvement et de l’appareil locomoteur, ce centre dispose, en outre, de laboratoires de recherche associant l’Inserm, le CNRS et l’université de la Méditerranée. Cette double compétence permet de perpétuer le pont entre recherches fondamentale et clinique.


Depuis 2010, dans le cadre du projet euro-méditerranéen, l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille a engagé un partenariat avec l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage de Marseille.

En 2010/2011, les étudiants de deuxième année ont axé un de leurs ateliers « Un hôpital dans la ville » sur les Hôpitaux Sud.

Il s’agissait plus particulièrement de comprendre la manière dont les Hôpitaux Sud, Hôpital Sainte Marguerite et Hôpital Salvator s’inscrivent dans leur environnement urbain (du quartier à la ville).

En 2012, un « Atelier Pédagogique Régional » a été mis en œuvre grâce à un financement de la Ville de Marseille. Un groupe de trois étudiants de quatrième année a répondu à une commande de l’hôpital portant sur l’aménagement paysager de la cour centrale de l’hôpital Sainte-Marguerite.

Un chantier participatif, encadré par les étudiants, a eu lieu en février 2012. Celui-ci a associé des étudiants de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers, des patients et soignants du pôle de psychiatrie, les jardiniers et les services techniques de l’AP-HM, l’association des jardins partagés d’Eyguier, des étudiants en première année à l’ENSP et des personnels et usagers des Hôpitaux Sud.

Ce travail sur l’aménagement paysager de la cour centrale de Sainte-Marguerite a été présenté aux Conversations de Salerne de Gênes en 2012.



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