Hôpital Général de Notre Dame de la Miséricorde et la rue Rompe Cul Rue Beauregard, 13002 Marseille
2268
Hôpital Général de Notre Dame de la Miséricorde et la rue Rompe Cul
Arrondissement : 2ème

La Confrérie de N.D de Miséricorde est érigée en 1692 en Hôpital Général, un système constitué d’un ensemble d’établissements fondé au xviie siècle afin d’enfermer les indigents et ainsi résoudre le problème de la mendicité. L’oeuvre assurait des soins à domicile et des secours à des jeunes filles nécessiteuses. Après divers déménagements, la Confrérie achète en 1770 la maison de Sainte Croix, située dans le Quartier du Panier, rue Rompe Cul, un nom pittoresque qui ne perdurera pas sous la pression de propriétaires de la petite artère !  

C’est en 1628 que l’ordre des Jésuites s’installe sur le roc des moulins, au Panier, dominant la ville et la mer, et y fonde un centre de recherche et d’enseignement appelé « Maison de Sainte Croix » dans lequel ils installèrent en 1702, grâce à l’appui de Pierre Gassendi (mathématicien, philosophe, théologien et astronome), un observatoire dirigé par le père Antoine Laval.

L’hôpital marqué par un cercle jaune sur cette carte du panier de 1791 (voir en grand format dans l’onglet Photos)

Un pan de l’ancien hôpital devait se trouvait ceinturé par l’actuelle chambre d’hôtes Le Couvent. Le bâtiment, fut d’abord une fonderie royale avant son rachat par les jésuites. Je n’ai pas retrouvé à ce jour jusqu’à quelle période l’Hôpital Général restera en activité.

Quant à la rue Rompe Cul ne la cherchez pas telle qu’elle, vous rentreriez bredouille…son nom était comme un message d’alerte sur sa pente très rapide. En français, elle aurait sans doute été appelée rue Casse-Cou. A  Marseille on lui donna une appellation plus pittoresque : Roumpe-Cuau ( » Casse- Cul « )

En 1828 les propriétaires demandèrent que ce nom fût changé en celui de Beauregard.  Dans sa séance du 25 mars 1829 , le conseil  municipal rejeta la demande, en déclarant  que cette rue était connue sous cette dénomination depuis un temps immémorial. Et il ajoutait qu’il pouvait y avoir de graves inconvénients à changer sans une nécessité absolue, le noms des rues existantes.

En 1847 une municipalité dépourvue de fantaisie fit la guerre aux rues dont les noms pouvaient par leur évocation, offenser la pudeur. La rue Roumpe-Cuau fut comprise dans la prescription. On se rappela la demande de changement de nom faite par les propriétaires en 1828 et la rompe cul devint enfin la rue Beauregard…du tout au tout.



Avis
Soyez le premier à donner votre avis !
Laisser votre avis
VOTRE NOTE:

Laisser un commentaire

Autres fiches