Friches Industrielles des Vallons du Maire et des Fabriques Rue du Vallon du Maire, 13240 Septèmes-les-Vallons
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Le petit vallon des fabriques, ainsi que le vallon du Maire à Septèmes les Vallon sont bordé de deux collines portant la trace de nombreuses cheminées rampantes, ponctuées d’impressionnantes cheminées en brique, vestiges des installations industrielles de la fin du XIXeme des deux vallées. Un sentier de randonnée permet de se faufiler parmi ce paysage à la fois naturel et industriel très particulier…

Friches Industrielles des Vallons du Maire et des Fabriques, Septèmes les VallonsLe site est peu engageant, des panneaux rappellent partout “Interdiction de pénétrer friches industrielles”…et pourtant peu avant l’usine Spi Pharma, un sentier file vers la droite accompagné d’un très discret panneau présentant la faune, la flore et les curiosités historiques du site à découvrir le long de ce chemin de randonnée de ce site classé Natura 2000…au programme des vestiges industriels et de la seconde guerre mondiale, des vues sur le vallon de la Rougière et sur les Castors et le haut de Septèmes et des espèces végétales rares.

Le lieu-dit “les fabriques” est l’emplacement d’une des deux usines des vallons. Les pentes des collines portent encore la trace des tranchées et de scories provenant de l’activité industrielle : acides, soude, engrais, carbonate et sulfate de cuivre étaient fabriqués sur le site les dernières années par la société Delta Cuivre.

L’activité avait été reprise pendant les années 90 par Elf Atochem Agri.

Friches Industrielles des Vallons du Maire et des Fabriques, Septèmes les Vallons

Ancienne cheminée rampante d’évacuation

Le site avait été repris par la société Duclos Chilie pour revalorisation de déchets mercuriels et la fabrication de sels d’aluminium destinés au traitement des eaux, au traitement des bétons projetés et à l’industrie chimique (stockage de terres alumineuses, mélanges simples, filtration et séchage).

Cette activité ne concernait que la partie basse, et ce jusqu’à sa liquidation judiciaire en 2012. Il a été suivi depuis par Duclos-Environnement, puis après 2011 par MBM Energiepole.

Le reste du domaine est utilisé pour l’enfouissement de déchets sur le plateau par la société Soredem. Les bâtiments de l’autre coté de la route ainsi que la cheminée ont été conservés à titre patrimonial et servent pour la médiathèque (celle ci dispose aussi de l’ancienne chapelle sur la colline suivante, au dessus du centre bourg).

Le vallon du Maire a vu deux activités différentes coexister. La première, depuis 1890 a été le siège de plusieurs activités (chimie organique, minérale, pesticide) regroupées sous l’ancien exploitant Schloesing jusqu’en 1974.

Les terrains ont été cédés à 1974 de Duclos Gestion puis Rhône Poulenc Rorer, dernier propriétaire foncier sans jamais avoir exploité, devenu depuis “Aventis”.

Friches Industrielles des Vallons du Maire et des Fabriques, Septèmes les VallonsLa deuxième, SPCA Barcroft (SPI Pharma) serait l’occupant d’ateliers ayant commencé leurs activités dès 1810, site actuel fabrication de produits chimiques alumineux notamment pour l’industrie pharmaceutique, sans rapports avec les précédentes activités.

Le petit vallon des fabriques, ainsi que le vallon du Maire sont bordé de deux collines portant la trace de nombreuses cheminées rampantes, ponctuées de cheminées, vestiges des installations industrielles de la fin du XIXeme des deux vallées. Les dépôts et scories seraient d’après certaines fiches du basol de simples noirs de fumées.

D’autres, fiches notent sur les parcelles des cheminées rampantes des pollutions importantes au plomb et à l’arsenic, qui seraient liées à la production dès le milieu du XIXeme d’acide sulfurique (dans des chambres à plomb), de plomb, d’engrais phosphatés, d’arsenite de soude et d’acide chlorhydrique.

Les cartographies des zones polluées ne montrent pas de lien avec le réseau de cheminées rampantes.

Friches Industrielles des Vallons du Maire et des Fabriques, Septèmes les VallonsLa technique des cheminées rampantes, en particulier pour le plomb, permet d’éviter de construire des cheminées très haute. On construit un conduit à même le sol en profitant de la pente naturelle et on ne construit qu’une petite cheminée en haut de la crête, comme c’est documenté pour l’usine à plomb de la calanque de l’Escalette, ou celle de Montredon au sud de Marseille.

La longueur de la cheminée rampante permettrait de refroidir et condenser une partie des fumées, le reste étant relâché à l’air libre à une hauteur permettant de diminuer la concentration des retombées.

La conformation du vallon permettant aussi un effet de tirage en utilisant les vents locaux dès Napoléon III, il existait des règlements imposant l’éloignement des pollutions. Mais ici, il faut noter un réseau dense de “cheminées rampantes” avec peu de pente, qui se succèdent les unes au dessus des autres.

Mais la fabrication du plomb et les pollutions associées sont à rapprocher de la chasse qui disperse 5000 à 8000t de plomb dans la nature à la fin xxe siècle.

On note la présence d’une belle colonne en brique mais proche de la ruine sur la colline sud, qui semble avoir été érigée par les industriels à l’apogée des usines.


SOURCES Wikipedia
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com

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