Fort de Figuerolles, la 178ème Batterie Cap Ragnon, Le Rove
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Le fort de Figuerolles est une batterie militaire construite dans les années 1880-1890 sur les hauteurs de la Pointe de Figuerolles, à proximité de la Calanque de la Vesse…un site hautement stratégique pour surveiller le trafic maritime, en effet le lieu offre offre une vue spectaculaire sur la rade Ouest de Marseille. Après l’armistice de juin 1940, cette batterie fut désarmée et l’emplacement évacué. Les constructions du Fort sont aujourd’hui abandonnées. Quant au nom Figuerolles il pourrait dériver de Fourquerolle signifiant « lieu où les chemins se croisent » ou bien « chemin des figues ». 

Fort de Figuerolles, système Séré de Rivières, le Rove, Côte Bleue, MarseilleLe Fort de Figuerolles pourrait avoir fait partie comme le Fort de Niolon Haut tout proche (3 km) du système Séré de Rivières, un ensemble de fortifications bâti à partir de 1874 le long des frontières et des côtes françaises, en métropole ainsi que dans quelques colonies. Ce système défensif remplace les fortifications bastionnées mises en place notamment par Vauban. Il doit son nom à son concepteur et promoteur, le général Raymond Adolphe Séré de Rivières.

Le système est fondé sur la construction de plusieurs forts polygonaux enterrés, formant soit une ceinture fortifiée autour de certaines villes, soit un rideau défensif entre deux de ses places, soit des forts isolés.

Ces éléments ont été partiellement modernisés de la fin du xixe siècle jusqu’en 1918, pour former ce que les Allemands ont appelé la « barrière de fer ». Son équivalent est en Allemagne la série des forts von Biehler et en Belgique les forts Brialmont.

Les forts Séré de Rivières subirent l’épreuve du feu lors de la Première Guerre mondiale, soit quarante ans après le début de leur construction : ils démontrèrent par leurs résistances l’intérêt de la fortification (Douaumont, Moulainville, Vaux, etc.).

Fort de Figuerolles, système Séré de Rivières, le Rove, Côte Bleue, MarseilleEn 1932, la DAT (Défense Aérienne du Territoire) met en place la DCA de Marseille et de l’Etang de Berre. Les batteries seront armées de 75 mm d’un modèle ancien et devront protéger la ville, le port et les installations de l’Etang de Berre contre toute attaque venant de la mer.

A cet époque la Luftwaffe ne possède pas de bombardiers capables d’atteindre la côte méditerranéenne depuis les bases allemandes.

Il faudra attendre 1940 pour que Marseille soit à la portée des avions allemands et encore parce que la campagne de France permet à la Luftwaffe de bénéficier de terrains français.

En 1932, la seule menace est celle de l’Italie fasciste et éventuellement celle de l’Espagne (pour la forme car ni le régime d’Alfonso XIII ni la République qui lui succède n’ont de contentieux avec la France).

Les stratèges français ont prévu une attaque par des bombardiers qui, après avoir fait route au large parallèlement à la côte pour éviter tout repérage (il n’y a pas encore de radar), attaqueront en venant de la mer.

Fort de Figuerolles, système Séré de Rivières, le Rove, Côte BleuePour protéger les installations pétrolières de l’Etang de Berre et les aérodromes de Marignane, Salon et Istres, un barrage de trois batteries appartenant au 58ème groupe de DCA est prévu : 184ème batterie au Fort de Bouc, 185ème batterie aux Ventron et 186ème batterie au Val de Ricard (Ensues). La batterie marine du fort de Niolon (Niolon haut) et la 178ème batterie du 56ème groupe à Figuerolles complètent la chaîne.

La 178ème batterie est implante sur une hauteur dominant la vielle batterie de Figuerolles. Installée sur une crête, espace plan de 100 x 15 mètres, sensiblement orientée Est – Ouest, elle dispose d’un bon champ de vision si ce n’est vers le Nord où une autre crête située à 1,25 km interdit toute vue. En contrebas, côté mer, quatre plateformes bétonnées demeurent, elles sont entourées de morceaux de briques et de tuiles, probablement des casernements aujourd’hui disparus.

La grande majorité des fortifications Séré de Rivières sont déclassés pendant l’entre-deux-guerres, leur rôle étant repris par les ouvrages de la ligne Maginot. Les forts, rendus aux communes, sont maintenant le plus souvent laissés à l’abandon.

Ici au Fort de Figuerolles c’est directement après l’armistice de juin 1940 que cette batterie fut désarmée et l’emplacement évacué.


SOURCES Wikipedia & Capu Rossu
PHOTOS sudwall.superforum.fr

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