Fontaine Espérandieu par Jules Cavelier, Palais des Arts Rue de la bibliothèque, 13001 Marseille
4309
Arrondissement : 1er

Cette fontaine constitue un hommage des anciens élèves d’Henry Espérandieu à leur maître. Située dans le prolongement de l’école de musique, cette fontaine présente plusieurs registres. Au centre, un mascaron féminin dont la chevelure est ornée de putti (angelot nu et ailé), déverse de l’eau dans une grande vasque. Cette sculpture, oeuvre de Jules Cavelier, est placée dans l’axe d’une arcature dont le décor simule une perspective en trompe l’œil. La fontaine est malheureusement régulièrement taguée et vandalisée.

Henri-Jacques-Esperandieu fontaine Espérandieu MarseilleCette arcature est couronnée par un fronton orné d’un décor de tritons (enfants aux pieds anguiformes) tenant dans leurs mains le blason de la ville de Marseille. Le chantier de l’École des Beaux-Arts – Bibliothèque (dite aujourd’hui Palais des Arts) annonce la fin des grands travaux du Second Empire.

Le décor sculpté est dorénavant moins luxuriant, donc moins coûteux, et confié à des artistes locaux. La fontaine Espérandieu fait exception puisqu’elle est réalisée pour moitié par un statuaire parisien grand prix de Rome, Jules Cavelier (1814-1894).

Pour son mascaron il ne touche cependant que 1800 francs-or, très loin des 130000 francs-or reçus pour ses travaux du Palais Longchamp.

Henri-Jacques-Esperandieu fontaine Espérandieu Marseille

Henri Jacques Espérandieu

De son côté, Lucien Chauvet perçoit 2500 francs-or pour l’ornementation du fronton de ladite fontaine. Commandée en 1868, le procès-verbal de réception de l’œuvre est dressé le 7 mai 1870. Lucien Chauvet expose à Marseille dès 1851 : Hyacinthe blessé par Apollon (1851), L’Amour vaincu par Bacchus (groupe plâtre, 1852), Madame C… (buste, 1862).

Le 3 novembre 1854, il obtient une bourse municipale de 400 francs pour poursuivre ses études à Paris. De retour à Marseille, il participe aux grands travaux du Second Empire : deux Griffons pour le parc Borély (1864), Les Génies de Duparc et de Réattu ainsi que des mascarons pour le Palais Longchamp (1867). En avril 1900, il participe au concours de la statue de la République destinée à l’escalier d’honneur de la Préfecture des Bouches du Rhône.

De nos jours la fontaine n’est malheureusement plus en activité mais sert occasionnellement de tribune et de décor de fond pour des concerts de quartier. Elle est malheureusement régulièrement taguée.


Pierre-Jules Cavelier, dit Jules Cavelier

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Jules Cavalier

Né à Paris le 30 août 1814, mort dans la même ville le 28 janvier 1894, est un sculpteur français, Cavelier est l’élève du sculpteur David d’Angers et du peintre Paul Delaroche. Il obtient le prix de Rome de sculpture en 1842 pour une statue en plâtre figurant Diomède enlevant le Palladium.

Il est pensionnaire de la Villa Médicis de 1843 à 1847. Il collabore avec André Vauthier-Galle. Nommé en 1864 professeur à l’École des beaux-arts de Paris, il y forme nombre d’élèves, et poursuit par ailleurs une prolifique carrière de sculpteur.

Il est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur. Cavelier est inhumé à Paris dans la 8e division du cimetière du Père-Lachaise.


Henri Jacques Espérandieu
Né à Nîmes le 22 février 1829 et mort à Marseille le 11 novembre 1874, est un architecte d’origine protestante qui fait toute sa carrière à Marseille où il réalise quelques-uns des monuments les plus célèbres de la ville, dont la célèbre « Bonne mère » (Notre-Dame-de-la-Garde) et la cathédrale de la Major. Il est inhumé au cimetière protestant de Nîmes.


SOURCES Wikipedia & www.excurs.com
PHOTOS Robert Valette & Archives

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