Fabrique de bouchons en liège Mouriès et Cie 169 rue de Breteuil, 13006 Marseille
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Fabrique de bouchons en liège Mouriès et Cie
Arrondissement : 6ème

Autour du 169 rue Breteuil se trouvait une importante fabrique Mouriès et Cie, fondée en 1848, spécialisée dans les bouchons en liège pour eaux minérales et spiritueux. Elle comprenait une cheminée qui s’élevait à 40 mètres de hauteur. L’usine marseillaise, dont le siège se trouvait à Vidauban dans le Var, fut démolie en 1997 afin de laisser place à un programme immobilier de logements.

La « Société Anonyme des Établissements Mouriès Frères » était l’une des plus importantes fabriques du Var. Son siège social se trouvant à Vidauban était dirigé par Lucien Mouriès, par son frère M. Henri Mouriès, maire de Vidauban, et par son fils Gaston. Cet établissement, dont l’origine remonte à 1848, ferma ses portes en 1994. Cette société possédait plusieurs usines dans le Var : Vidauban, Lorgues, Les Arcs, Roquebrune, Pierrefeu et Cogolin, ainsi qu’en Algérie. Elle possédait aussi cette importante succursale  à Marseille, avec cette usine à l’angle de Breteuil et de la rue Bossuet jouxtant l’Atelier de Serrurerie et de Ferronnerie d’Art Henri Carrera, ainsi qu’un bureau de diffusion au n°169 de la rue Breteuil d’où partaient toutes les expéditions pour la France, les colonies et l’étranger.

Mouriès occupait un personnel de 1 000 ouvriers et employés, tant dans son usine principale de Vidauban que dans ses succursales. Sa production totale était d’un million de bouchons par jour, ce qui représente 3 000 tonnes de liège par an. À Vidauban, elle procura du travail à environ 150 personnes et traitait quotidiennement jusqu’à 60 000 bouchons. Puis, elle sera tenue par Pierre et Oscar, les enfants de Gaston. Victime de la politique de regroupement de la SOFRALI (Société Française du Liège), elle fut déplacée à Pignans, où les installations étaient plus modernes, pour être alors dirigée par Georges-Michel, fils d’Oscar. Hélas, la lutte de l’ouvrier contre la machine était inégale. Cette dernière l’emporta au détriment de nombreux emplois…

Cette activité du liège employait essentiellement une main-d’œuvre féminine. Le personnel comprenait des coupeurs qui taillaient le liège en petits cubes, des tourneurs qui façonnaient les bouchons et un grand nombre de femmes chargées du triage, nettoyage et emballage.


SOURCES Dictionnaire des rues de Marseille d’Adrien Blès & lorgues.org & mairie-vidauban.fr
PHOTOS Archive Mouriès & Document Pierre Nicolini

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