Camoins-les Bains, Source, Thermes & Pénitents Les Camoins, 13011 Marseille
1017
Arrondissement : 11ème

La légende dit que le fondateur de ce village qui portait autrefois le nom de Puyforcat, ou Pied Forçat, était un moine défroqué de la congrégation des Dominicains. Assez éloigné de Marseille (12,8 km du centre-ville) dominant la vallée de l’Huveaune, à 112 m d’altitude, le lieu fut choisi par Jean Camoin qui s’y installe avec son épouse Jeanne Cortier ou une certaine Baptrone Negrel, en y louant la ferme du lieu aux frères Prêcheurs par bail du 30 octobre 1447.

Camoins-les Bains, Source, Thermes & Pénitents, MarseilleJean Camoin est obligé de reconstruire les bâtiments en ruines. Sa maison aura quatre cannes de largeur sur une hauteur identique, faite de chaux et sable, dans les sept ans à venir, selon les termes du bail.

En 1453, il passe reconnaissance de propriété et il s’engage à payer la cense de deux émines de blé au religieux. Ses nombreux héritiers — on lui connait cinq fils vivants et une vingtaine de petits-enfants — se partageront en 1471 des terres sur un territoire allant d’Allauch, du côté de Garlaban à Aubagne, avec une partie de ce qui est aujourd’hui La Penne-sur-Huveaune et jusqu’à La Valentine.

Le village comptant 150 paroissiens, il fut décidé en 1530 de construire une église, Sainte Agathe, qui ne sera paroissiale qu’en 1843.

En 1575, l’évêque de Marseille Frédéric Ragueneau étant sollicité par le roi, il fait un don de deux millions à son souverain pour combattre le protestantisme, mais doit vendre une partie de la haute, moyenne et basse justice de la seigneurie de Saint-Marcel, dont Camoins faisait partie.

Camoins-les Bains, Source, Thermes & Pénitents, Marseille

La source des Camoins

Pierre Huc sera le nouveau seigneur de Camoins qui sera de nouveau réuni rapidement à Saint-Marcel. La Ligue, en 1593, apportera son lot de misères : le duc d’Épernon, qui commandait la Ligue royale à Aubagne, réclama mille écus aux villageois de Camoins.

Le 29 mai 1647, Étienne de Puget, évêque de Marseille, vend à la commune à la seigneurie de Saint-Marcel, afin de trouver des fonds pour construire le palais épiscopal. En 1676, un nouveau propriétaire du domaine, Pierre de Porry, succède à François Compian.

Le domaine prendra alors le nom de Porporeras et autres graphies en remplacement de la Coupianne. Au décès de Pierre de Porry en 1720, le domaine revient à un de ses neveux, Henry de Cambrai et devient La Cambrette. Elle ne sortira de la famille qu’au xixe siècle.

Au xviie siècle, le hameau est devenu un village, avec plus de 600 habitants. La peste de 1720 enlève une soixantaine de personnes au village qui compte alors environ 500 habitants.

Camoins-les Bains, Source, Thermes & Pénitents, Marseille

Eglise Sainte Agathe des Camoins

En 1793, l’église est transformée en temple de la Raison. L’église qui avait été reconstruite en 1734, fut modifiée pour cause de salubrité entre 1888 et 1894, avec ouverture de fenêtres, restauration des façades et du clocher.

En 1818, le village compte 551 habitants. Au xixe siècle, le passage d’une branche du canal de Marseille va permettre le développement de l’agriculture, avec des plantations d’arbres fruitiers (pommiers, cerisiers, poiriers), des céréales et de la vigne.

La chapelle des Pénitents blancs du Saint-Esprit date du début du xviie siècle dans un style mélangeant le roman et le style Renaissance. Cette confrérie chantait les offices et participait à la célébration des fêtes. De 1817 à 1878, cette confrérie et son chœur de grande renommée va animer toutes les grandes processions de Marseille. Ses membres animeront la consécration du sanctuaire de Notre-Dame de la Garde en 1864.

Camoins-les Bains, Source, Thermes & Pénitents, Marseille

Les Thermes de Camoins les Bains

En 1932, le nom du village de Camoins devient officiellement Camoins-les-Bains. Ce lieu est connu depuis l’Antiquité pour ses sources, mais elles ne furent guère exploitées. Au xixe siècle, différents propriétaires tenteront d’installer la première station avec baignoires, puis viendra l’installation d’un « pavillon des boues », vers 1811, année où le roi d’Espagne Charles IV, déchu et en exil à Marseille, viendra prendre les eaux de Camoins pour soigner sa goutte et ses rhumatismes. Lire la fiche dédiée aux Thermes.


SOURCES Wikipedia
PHOTOS Google Maps & Ville de Marseille & Archives

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