Calanque du Port de Pomègues, Frioul Iles du Frioul, 13007 Marseille
3361

C’est à partir de 1627 que cette anse est affectée à la mise en quarantaine des navires et s’est dotée d’une infirmerie toujours visible. On aperçoit encore, creusées dans la roche, les bittes d’amarrages permettant aux bateaux de s’amarrer à la côte. L’île désertique garantissait l’isolement des navires et le fortin, construit sous Henri IV au sommet de l’île assure la protection des cargaisons. Entre 1822 et 1825, les autorités marseillaises aménagent un nouveau port de quarantaine, le port Dieudonné qui entraînera en 1828 la construction d’une nouvelle et grande infirmerie de quarantaine sur l’île de Ratonneau, l’Hôpital Caroline.

On trouve dans cetta anse une petite calanque avec du sable, ce qui reste assez rare sur le Frioul. Très étroite, on s’installe principalement sur les rochers autours de celle-ci.

L’accès à la mer se fait par une petite plage de sable avec une belle vue qui s’étend de Marseille jusqu’à la Baie des Singes. En continuant sur la droite en direction de Port de Pomègues, on trouve une seconde petite plage de galets mais la baignade n’est pas possible à cause d’une ligne d’eau marquant l’entrée du port.

A l’extrémité de cette anse, on trouve une ferme aquacole qui produit artisanalement depuis 1989 des loups des calanques et des daurades royales.

Pour vous rendre dans cette calanque depuis le port de Frioul prendre la direction de l’ile de Pomègues. Juste avant la tour de Pomegues, prendre sur la gauche en direction du port. La première crique se situe sur la gauche à une vingtaine de mètres.


tour-du-pomeguet-iles-du-frioul-ile-de-pomegues-marseille-5

L’histoire du Port

Tous les bateaux en provenance de Méditerranée orientale devaient mouiller à Pomègues et chaque capitaine avait l’obligation de présente à la consigne du port sa patente.

Depuis le XVe siècle Marseille tente de se protéger de la peste que le commerce maritime ramène des pays d’Orient. Des mesures de quarantaine portuaire aux règlements minutieux sont instaurées depuis le XVe siècle, et généralisées au XVIIe siècle.

Les navires, équipages et marchandises sont soumis à une quarantaine plus ou moins rigoureuse selon leur patente. A chaque escale, le capitaine doit se rendre en barque à la consigne du port pour présenter ce certificat sanitaire qui décrit l’état de santé des ports de provenance du navire.

La patente est remplie à chaque escale par le « consul » représentant officiel de la France dans les villes portuaires.

La patente est dite « nette » quand aucune trace d’épidémie n’est détectée, « soupçonnée » s’il y a des doutes, et « brute » en cas de peste avérée.

Les marchandises font alors 50 jours de quarantaine et le navire 40 jours. Si un membre de l’équipage tombe malade, la quarantaine est à recommencer. Elle peut durer jusqu’à six mois.

Malgré toutes les mesures de précaution, en 1720 Le bateau Grand St Antoine amena la peste à Marseille, décimant une partie de la population. Le navire resta en premier temps de sa Quarantaine dans le port de Pomeguès avant de finir a l’île de Jarre où il fut brûlé et découvert en 1978.

Deux chapelles, en ruine actuellement, mais visibles complétaient le site … un très beau cadran solaire est encore a voir sur une des façades.

L’Association Départementale Des Actions de Prévention 13 (ADDAP 13) occupe l’ancienne Infirmerie du Port de Pomègues dont elle a assuré la restauration. Elle œuvre sur Marseille et le Frioul auprès de jeunes et de familles en difficulté et propose des activités éducatives et sportives.

Des scènes du film « L’Immortel » sortie en 2010 avec Jean Reno y ont été tournées. L’Immortel est un film réalisé par Richard Berry sur la vie romancée de Jacky Imbert sorti le 24 mars 2010. Le scénario est basé sur le roman L’Immortel de Franz-Olivier Giesbert.

« Charly Matteï a tourné la page de son passé de hors-la-loi. Depuis trois ans, il mène une vie paisible et se consacre à sa femme et à ses deux enfants. Pourtant, un matin d’hiver, son passé le rattrape. Dans le parking du vieux port à Marseille, il est la cible d’un commando composé de 8 hommes ; il est laissé pour mort avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir. »


SOURCES Tourisme-Marseille.com & excurs.com & ADDAP 13 & Lydia Arnaud Chene & Wikipédia & PlagesTv
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com

Avis
Soyez le premier à donner votre avis !
Laisser votre avis
VOTRE NOTE:

Laisser un commentaire

Autres fiches