Boulodrome Lucien Graziani et le Groupe Bouliste Pharo Catalans Impasse Clerville 13007 Marseille
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Pour vivre heureux, vivons cachés…telle pourrait être la devise du groupe bouliste Pharo Catalans, niché au pied du Fort St Nicolas et du vignoble St Victor…Un club bouliste crée dans les années 80 qui aime et cultive la discrétion !

boulodrome-lucien-grazziani-marseille-2Le club est une association loi 1901 ayant pour but, les jeux de boules à pétanque affilés à la fédération Française de pétanque et jeux Provençal. Il compte 80 membres et organise chaque semaine trois concours à pétanque organisés uniquement pour les adhérents. A chaque grande occasion durant l’année des soirées sont organisés afin de réunir le club autour de repas et de cadeaux.

Le groupe bouliste dispose d’une grande aire de pétanque marquée d’une plaque au nom de « Lucien Graziani », un ancien membre ? il reste pour l’instant un mystère sauf si vous avez des infos…! Quant à la philosophie du club ? « un passé très riche au niveau des valeurs, un esprit de fraternité et bon enfant envers ses adhérents… »

Le jeu de boules aurait été créé en Gaule. Les boules ont d’abord été en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier, mais, après les « bouleurs » du Moyen Âge, l’âge d’or des boules en tous genres fut certainement la Renaissance où la noblesse s’empare du jeu au même titre que le bilboquet et le jeu de paume (qui deviendra le tennis).

Pour des raisons obscures, le jeu est interdit au peuple en 1629, interdiction peu suivie et rapidement levé. Au XVIIIe siècle le jeu reste très populaire, au point que l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert en fait mention. La Révolution Française en abolissant les privilèges de la noblesse légalisèrent à nouveaux la pratique du jeux pour tous.

Au le début du xixe siècle, le jeu de boules est répandu du nord au sud de la France.

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Joueurs de boules, vers 1840, par Charlet

En 1850, la première société officielle, « le Clos Jouve », fut fondée dans la région de Lyon puis, en 1906, la Fédération lyonnaise et régionale ouvre la voie en 1933 à la Fédération nationale des boules qui deviendra Fédération française de boules (FFB) en 1942. Bien que regroupant nombre de jeux de boules (« boule des berges », « boule en bois », « jeu provençal »), la FFB fut dominée par le jeu de boule lyonnaise (128 000 joueurs en 1945), jusqu’au début du xxe siècle.

Au xixe siècle, alors que chaque région, ou presque, introduit une variante d’usage, les Méridionaux se passionnent pour la longue ou jeu provençal avec des règles simplifiées, le libre choix du terrain, mais où les tireurs font trois pas de course pour prendre leur élan.

C’est ce jeu que Marcel Pagnol décrit dans ses souvenirs d’enfance (Le Temps des amours) et qui fut intégré dans le film Le Château de ma mère.

En 1904, un Alsacien du nom de Félix Rofritsch entreprit la fabrication des premières « boules cloutées » (en bois recouvert d’une carapace de métal, formée de clous) dans son atelier de la rue des Fabres, à Marseille, sous le label de « La Boule Bleue ».

Le jeu provençal donnera naissance en 1907 à la pétanque, lors de la partie historique à La Ciotat où un champion de jeu provençal, Jules Hugues dit « Lenoir », ne pouvant plus jouer à son jeu préféré à cause de ses rhumatismes, s’est mis un jour, à tracer un rond, envoyer le but à 5-6 m, et, les « pieds tanqués », à jouer ses boules pour se rapprocher du cochonnet.

Ceci se passait sur le terrain de boules d’un café « La boule étoilée » (terrain baptisé ainsi en clin d’œil aux boules cloutées de l’époque) dont les propriétaires s’appelaient Ernest et Joseph Pitiot. Les deux frères comprirent vite l’intérêt de ce sport, notamment Ernest qui s’appliqua à en finaliser les règles.

Il faudra néanmoins attendre le premier concours officiel à La Ciotat en 1910 pour que le mot soit officialisé. Le terme vient des mots de l’occitan provençal pè « pied » et tanca « pieu », donnant en français régional l’expression « jouer à pétanque » ou encore « pés tanqués », c’est-à-dire avec les pieds ancrés sur le sol, par opposition au jeu provençal où le joueur peut prendre de l’élan.

On trouve à Marseille la Maison de la Boule, un showroom / musée de la société La Boule Bleue.


SOURCES Rémy Beltrando de la Provence  & Tourisme-Marseille.com & Wikipédia & gboulepharo.e-monsite.com
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Archives

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