Catégorie : Quartiers
Arrondissement : 16ème

Ancien hameau d’agriculteurs et de vignerons du terroir de Marseille, puis village de l’industrie des tuiles avec 150 tuileries en 1860, Saint-Henri, anciennement Séon Saint-Henri comptera également jusqu’à 200 bastides…aujourd’hui son activité industrielle est révolue et a laissé place essentiellement à du résidentiel. Le village a pris le nom de l’ancienne chapelle Saint-Henri créée au 15ème siècle, en devenant une grande paroisse en 1745. Saint Henri fait partie du Bassin de Séon, plaine littoral comportant également Saint André et L’Estaque.

Au xvie siècle, le site de Saint-Henri fait partie du domaine de Séon, qui comprend aussi Saint-André, appartenant aux seigneurs Saumati (Sommati), et les terres sont louées aux paysans.

En 1745, sous l’égide de Monseigneur de Belsunce, Saint-Henri érige sa propre paroisse indépendante du village de Saint-André. À la suite de la Révolution française (1789-1799), paisible dans la cité phocéenne, les terres seigneuriales de Saint-Henri sont rattachées à la commune de Marseille.

A cette époque, l’activité principale de Saint Henri est le vin blanc. La vigne profite ici d’un terrain sec et de coteaux ensoleillés. Mais en 1863 la maladie du phylloxera ravage les vignes. Le vignoble de Saint-Henri ne sera jamais reconstitué, le village abandonne sa vocation agricole pour l’industrie.

Saint Henri est établi sur un sol fait d’argile, que l’on extrayait vraisemblablement dès l’Antiquité (pour en faire des amphores, afin de transporter le vin de la région).

Faite à base d’argile, la fabrication de tuiles s’accroit considérablement au cours du XIXème, accompagnée par la première révolution industrielle.

Ainsi, alors qu’on trouve 21 fabriques artisanales de tuiles en 1805 qui comprennent 45 ouvriers au total, le nombre s’épaissit jusqu’à compter 150 tuileries en 1860, et une population atteignant les 800 ouvriers.

Le paysage de Saint Henri se modifie alors. Les creux d’argile, trous creusés où l’on va chercher la matière première, se multiplient, laissant un relief accidenté au territoire. Les longues cheminées des fours Hoffman utilisés par usines dépassent les toitures.

Les logements ouvriers souvent auto-construit donnent naissance à plusieurs bidonvilles aux abords des usines, faits de tuiles données ou vendues par les patrons. On retrouve également d’autres logements typiques de l’architecture ouvrière, comme les courées ou les baraquements.

L’expansion industrielle de la région fait appel aux étrangers pour remplir son besoin de main d’œuvre. Ainsi, au début du XXème siècle, de nombreux immigrés italiens, espagnols et arméniens s’installent à Saint-Henri.

Plus tard, ce sont des algériens qui arrivent ici pour travailler aux usines. Ainsi la population de Saint-Henri passe de 714 à 10 950 entre 1820 et 1930, la grande majorité travaillant aux tuileries, femmes et hommes confondus.

Au sein du quartier de Saint Henri existe un cinéma « d’art et essai » : L’Alhambra.

Il est classé patrimoine remarquable. Sa façade est typique des cinéma des années 1930.

A découvrir également la Maison Second Voyage en Conteneurs Maritimes et la salle de l’Association Musicale Sainte Cécile créée en 1848.


SOURCES Wikipédia
PHOTOS Archives & Fr.Latreille
VIDÉO LCM

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Dominique
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