Catégorie : Musées
Arrondissement : 2ème

C’est le 04 avril 2015 qu’a ouvert dans le quartier du Panier un musée-boutique dédié à la mythique pétanque, en lieu et la place de la salle de cinéma de la Boutique officielle de Plus Belle la Vie fermée fin 2014.

La boutique-musée de 65 m2 est fondée et dirigée par Hervé Rofritsch, représentant de la quatrième génération familiale à la tête de la célèbre entreprise la Boule Bleue. C’est la seule à être fabriquée à Marseille et elle célèbre plus de  110 ans d’existence.

La Maison de la Boule vous accueille tous les jours de la semaine. Dans le mini-musée qui va s’enrichir progressivement, vous pourrez y voir les boules depuis les boules de pierre de l’antiquité jusqu’aux plus modernes.

Néophyte ou amateur confirmé, vous pourrez tester votre adresse sur le petit boulodrome d’intérieur. Egalement au programme du lieu, une boutique et une vidéo sur l’histoire des boules.

Selon un article d’Eric Breton de la Provence : Si le projet a eu le temps de mûrir dans l’esprit d’Hervé Rofritsch, sa concrétisation s’est faite par un concours de circonstances. « Tout s’est fait en six semaines, souffle Hervé Rofritsch entre deux déballages de cartons. Au départ, je pensais faire cela au sein de l’usine de la Boule Bleue, mais il n’y avait pas suffisamment d’espace et cela aurait nécessité des travaux d’aménagements assez lourds. Le projet était alors dans les cartons et il y a eu cette opportunité au Panier. »

Cette opportunité, c’est l’ancienne salle de projection de scènes d’un autre monument marseillais (mais vu de Paris celui-là…) : Plus Belle la Vie. « La production du feuilleton a décidé de fermer la boutique de produits dérivés. Le local est donc devenu libre », ajoute-t-il.


Histoire de la Pétanque

La pétanque (du provençal pèd : pieds, et tanca : planté ; (lou) jo à pèd-tanca, le jeu à pieds-plantés, ou (la) petanco, la pétanque) est un jeu de boules dérivé du jeu provençal. C’est le dixième sport en France par le nombre de licenciés ; il existe de nombreuses fédérations nationales affiliées à la fédération internationale.

Le jeu de boules aurait été créé en Gaule. Les boules ont d’abord été en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier, mais, après les « bouleurs » du Moyen Âge, l’âge d’or des boules en tous genres fut certainement la Renaissance où la noblesse s’empare du jeu au même titre que le bilboquet et le jeu de paume (qui deviendra le tennis). Pour des raisons obscures, le jeu est interdit au peuple en 1629, interdiction peu suivie et rapidement levée.

Au XVIIIe siècle le jeu reste très populaire, au point que l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert en fait mention. La Révolution Française en abolissant les privilèges de la noblesse légalisèrent à nouveaux la pratique du jeux pour tous.

Au le début du xixe siècle, le jeu de boules est répandu du Nord au Sud de la France.

En 1850, la première société officielle, « le Clos Jouve », fut fondée dans la région de Lyon puis, en 1906, la Fédération lyonnaise et régionale ouvre la voie en 1933 à la Fédération nationale des boules qui deviendra Fédération française de boules (FFB) en 1942.

Bien que regroupant nombre de jeux de boules (« boule des berges », « boule en bois », « jeu provençal »), la FFB fut dominée par le jeu de boule lyonnaise (128 000 joueurs en 1945), jusqu’au début du xxe siècle.

Au xixe siècle, alors que chaque région, ou presque, introduit une variante d’usage, les Méridionaux se passionnent pour la longue ou jeu provençal avec des règles simplifiées, le libre choix du terrain, mais où les tireurs font trois pas de course pour prendre leur élan.

C’est ce jeu que Marcel Pagnol décrit dans ses souvenirs d’enfance (Le Temps des amours) et qui fut intégré dans le film Le Château de ma mère.

En 1904, un Alsacien du nom de Félix Rofritsch entreprit la fabrication des premières « boules cloutées » (en bois recouvert d’une carapace de métal, formée de clous) dans son atelier de la rue des Fabres, à Marseille, sous le label de « La Boule Bleue ».

Le jeu provençal donnera naissance en 1907 à la pétanque, lors de la partie historique à La Ciotat où un champion de jeu provençal, Jules Hugues dit « Lenoir », ne pouvant plus jouer à son jeu préféré à cause de ses rhumatismes, s’est mis un jour, à tracer un rond, envoyer le but à 5-6 m, et, les « pieds tanqués », à jouer ses boules pour se rapprocher du cochonnet.

Ceci se passait sur le terrain de boules d’un café « La boule étoilée » (terrain baptisé ainsi en clin d’œil aux boules cloutées de l’époque) dont les propriétaires s’appelaient Ernest et Joseph Pitiot. Les deux frères comprirent vite l’intérêt de ce sport, notamment Ernest qui s’appliqua à en finaliser les règles.

Il faudra néanmoins attendre le premier concours officiel à La Ciotat en 1910 pour que le mot soit officialisé.

Le terme vient des mots de l’occitan provençal pè « pied » et tanca « pieu », donnant en français régional l’expression « jouer à pétanque » ou encore « pés tanqués », c’est-à-dire avec les pieds ancrés sur le sol, par opposition au jeu provençal où le joueur peut prendre de l’élan.

Les innovations sont les suivantes :

le jeu se pratique sur un terrain plus court ;
le joueur lance sa boule sans élan ;
les pieds joints, à partir d’un cercle tracé au sol.

La première boule en acier aurait été fabriquée en 1927 à Saint-Bonnet-le-Château, qui abrite à présent le Musée international pétanque et boules.

La même année, les règles de la pétanque furent codifiées, mais ce n’est qu’en 1930 que les traditionnelles boules en bois cloutées furent remplacées par celles en acier. C’est à Jean Blanc que l’on doit cette évolution.

La Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP) voit le jour le 31 juillet 1945 quand, forte de ses 10 000 membres, elle peut enfin quitter la section provençale de la FFB . Quant à la Fédération internationale, elle fut fondée le 8 mars 1958 à Marseille, même si c’est en Belgique, à Spa, que ses premières bases furent jetées, un an plus tôt.

En 2005, le jeu traditionnel devenu sport qu’est la pétanque est décrétée « sport de haut niveau » par le ministère de la Jeunesse et des Sports.


SOURCES museedelaboule.com & Wikipédia & Extraits d’un article de la Provence d’Éric Breton > Lire l’article complet
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-marseille.com & Archives
Dominique
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