Sur la route menant à la Calanque de Morgiou se trouve une stèle célébrant la mémoire des 2 Quartiers-Maîtres, Malavasi Jean-Pierre, 23 ans et Albarel Michel, 21 ans, deux marins pompiers décédés alors qu’ils luttaient contre le feu lors du terrible incendie du 18 août 1979.

la-stele-des-marins-pompiers-memorial-du-18-aout-1979-incendie-de-la-calanque-de-morgiou-marseille-3Sur la stèle ont peut y lire ces mots « En défendant la forêt provençale, Jean-Pierre Malavasi et Michel Albarel du Bataillon des Marins Pompiers de la ville de Marseille ont péri lors de l’incendie des Calanques le 18 août 1979. Souvenez-vous ».

Ce triste jour d’été, 2 000 personnes dont 1 500 campeurs ont été prisonniers du feu dans les Calanques devant être pour certains évacués par la mer. Deux fermes et une dizaines de cabanon ont également été anéantis. 2 230 hectares de forêts sont partis en fumée.

Selon un communiqué des Marins Pompiers, la journée du samedi 18 août 1979 avait été classée à risques exceptionnels du fait de la combinaison de la chaleur intense, de la sécheresse qui sévissait depuis le début de l’été en Provence et d’un mistral très violent.

Ce jour là, 8 départs de feu seront recensés sur le département des Bouches-du-Rhône totalisant une superficie brûlée de 2 230 ha. A 14 h 15, un violent incendie de forêt se déclare sur la chaîne du Mont St-Cyr, mobilisant d’importants moyens du Bataillon.

A 14 h 35, un deuxième départ de feu est signalé chemin de Morgiou. Celui ci se propage rapidement en direction de la Calanque, très fréquentée en cette période estivale. Le Fourgon Pompe de Louvain est alors détourné de sa mission initiale pour être engagé sur Morgiou. Le feu prend de l’ampleur et menace désormais les résidents et les promeneurs se trouvant dans la calanque.

la-stele-des-marins-pompiers-memorial-du-18-aout-1979-incendie-de-la-calanque-de-morgiou-marseilleL’équipage du fourgon pompe procède alors à une attaque pour ralentir la progression des flammes, mais la force du vent rend la manœuvre particulièrement difficile et le personnel doit se replier.

Au cours de ce repli, une saute de feu isole trois marins pompiers. L’un d’entre eux sera retrouvé, un peu plus tard, avec l’équipage d’un autre engin. Les quartiers-maîtres Michel Albarel et Jean-Pierre Malavazi sont quant à eux portés manquants. Ils ne rejoindront jamais le fourgon.

Leurs camarades mettront tout en œuvre pour les récupérer, mais leurs efforts demeureront vains. Ce sont deux corps sans vie qu’ils retrouveront le lendemain. Ce jour là, deux jeunes hommes du Bataillon de marins pompiers de Marseille ont payé de leur vie leur engagement à servir sous la double devise de la Marine et des pompiers: « Honneur, Patrie, Valeur, Discipline » et « Courage et Dévouement ».


SOURCES Mairie de Marseille & Texte de la stèle & Provençal Dimanche & marinspompiersdemarseille.com
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Provençal Dimanche

Avis
Pas d'avis pour le moment. Vous souhaitez être le premier ?
Laisser votre avis
VOTRE NOTE:

Laisser un commentaire

Autres fiches