Catégorie : Ports & Marinas
Arrondissement : 2ème

Le Grand port maritime de Marseille, (GPMM) précédemment connu comme « port autonome de Marseille » (PAM) est un établissement public de l’État français, qui exerce conjointement des missions de service public administratif et des missions de service public à caractère industriel et commercial, et dont la tutelle de l’État est exercée par la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

le-grand-port-maritime-de-marseille-6Il a le statut de grand port maritime et est donc géré comme un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Il est chargé d’exploiter, de gérer et de promouvoir les installations portuaires de Marseille à Fos-sur-Mer.

Lors du bilan de l’année 2014, en termes de trafic total de marchandises, avec 78 520 233 tonnes traitées, c’est le premier port français, le deuxième port de Méditerranée et le cinquième port européen.

En 2013, il était le cinquante-et-unième port mondial. Il dispose de la plus grande forme de radoub de Méditerranée, la forme 10. La tendance de son activité, globalement à la baisse depuis la crise économique mondiale de 2008, est une réduction du transport d’hydrocarbures et de passagers en ferries, et une augmentation du transport de conteneurs et de croisiéristes.


Histoire
xixe siècle : construction du nouveau port

le-grand-port-maritime-de-marseille

Le Port Commercial de Marseille en 1951

L’extension du Vieux-Port était envisagée depuis longtemps, mais au début du XIXe siècle les projets ne se concrétisent pas, comme par exemple le projet de 1805 de construire un nouveau bassin vers le sud. Les seuls travaux sont des consolidations, la construction d’un bassin de carénage en 1829 (avec sa machine à vapeur en 1836).

En 1833, l’ingénieur Poirel débute la construction de la digue d’Alger avec la nouvelle technique de grands blocs de béton, qui sont moins coûteux et bien plus résistants aux vagues que les anciens ouvrages de maçonnerie.

Dans les années 1840, le trafic maritime devient trop intense pour les capacités du Vieux-Port (encombrement, capacité d’accueil), et une extension paraît indispensable. Le trafic passe de 1 374 067 tonneaux en 1830 à 2 932 005 tonneaux en 1847. Des projets modestes d’extension se succèdent.

Deuxième port de France, l’enjeu devient trop important et la décision échappe à la ville ; par la loi du 5 août 1844 le gouvernement ordonne la construction du bassin de la Joliette, au nord du Vieux-Port, à travers un ambitieux chantier (18 millions de francs).

La construction de la digue du Large reprend les techniques de blocs de béton. Les infrastructures de la Joliette commencent à être utilisées dès 1847. Le bassin sera achevé en 1853. Le port auxiliaire du Frioul est agrandi.

L’extension du port continue avec la loi du 10 juin 1854 et du décret du 23 novembre 1856 qui ordonnent la construction des bassins du Lazaret et d’Arenc, puis la construction du bassin Napoléon (1859). Pour relier l’ancien et le nouveau port, la rue Impériale est tracée.


Le Port autonome (1966-2008)

L’extension du Port, rendue nécessaire par ses activités croissantes, se réalise sur le Golf de Fos dans les années 1960. Créé par une loi de juin 1965 et un décret de novembre 1965, le port autonome de Marseille voit le jour officiellement le 1er avril 1966. Il dispose de l’autonomie financière.

Il est alors dirigé par un directeur général nommé en conseil des ministres, sur proposition du ministre de tutelle et après avis du conseil d’administration composé de 26 membres représentants les diverses institutions (Chambres de commerce, professionnels portuaires et maritimes, représentants élus du personnel de l’établissement public et des dockers).


Le Grand port maritime

le-grand-port-maritime-de-marseille-7Il a été transformé en grand port maritime par le décret no 2008-1033 du 9 octobre 2008. La crise économique mondiale de 2008 affecte son activité globale, qui se réduit de 100 Mt en 2007 à 83 Mt en 2009, et stagne depuis. Le chiffre d’affaires global est réduit de 35 M€ entre 2009 et 2013.

Le trafic du port se diversifie de plus en plus, notamment en raison de la réduction de l’activité pétrolière (-22 M€ de brut importé sur la période 2009-2013)10. Le transport de marchandises en conteneurs est en plein essor et le vrac solide progresse.

De même, au niveau du transport de passagers, si le transport de passagers en ferry est en déclin depuis 2012 (-20% en 2014), le port de croisière, en revanche, se développe rapidement, devenant en 2015 le cinquième de Méditerranée :

le nombre de croisiéristes a augmenté de 87,3 % entre 2010 et 2014, ce qui constitue la plus forte croissance parmi les leaders méditerranéens.


Géographie

La circonscription du port autonome de Marseille s’étend sur 70 km de côtes, allant d’est en ouest du Vieux-Port à Port-Saint-Louis-du-Rhône :

les Bassins Est (Marseille) ;
les Bassins Ouest (Lavéra, Caronte, Port de Bouc, Fos-sur-Mer, Port Saint-Louis-du-Rhône).


Administration

le-grand-port-maritime-de-marseille-8Le grand port maritime est géré par un directoire de quatre membres. Le conseil de surveillance comprend entre autres un membre du conseil municipal de Marseille, un élu du conseil syndical du syndicat d’agglomération nouvelle Ouest Provence et un représentant de la Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence.

Zone d’influence

Son arrière-pays est constitué principalement par la Provence et la vallée du Rhône, mais s’étend plus au nord grâce à un réseau de voies de communication étoffé qui le met en compétition avec les ports de la Manche et de la mer du Nord.

Les liaisons terrestres sont assurées par les voies routières et autoroutières (autoroute A7), les voies ferrées de rive droite (exclusivement fret) et rive gauche du Rhône et par la ligne du TGV Méditerranée, par le Rhône et la Saône canalisés à grand gabarit, ainsi que deux oléoducs (Sud-Européen et Méditerranée-Rhône) et des gazoducs.

Toutefois, comparé aux autres ports méditerranéens, le port de Marseille a perdu le tiers de sa part de marché en termes de trafic global depuis 1990, et la moitié de sa part de marché en termes de trafic de conteneurs alors qu’il partait à égalité avec ses rivales Barcelone et Gênes.


Conflits

le-grand-port-maritime-de-marseille-9Différents conflits sociaux, répétitifs lors des différentes réformes portuaires, ont eu tendance à dissuader une partie de la clientèle qui recherchait une certaine fiabilité. Le 26 juin 2007 Nicolas Sarkozy déclare mettre en œuvre une réforme des statuts des ports autonomes pour rendre compétitifs les ports français et limiter l’influence des mouvements sociaux.

Sécurité

Par convention entre la municipalité de Marseille et le Chambre de commerce, c’est le Bataillon de marins pompiers de Marseille (BMPM) qui assure la sécurité des personnes et des biens du Grand port maritime de Marseille.

En plus de son personnel qui intervient à terre, le BMPM arme 2 bateaux pompes. Le « Lacydon » est accosté au centre d’incendie et de secours de La Bigue et le « Louis Colet » à Fos sur Mer, d’où ils peuvent intervenir contre les feux de navires.


Activité

Trafic :
2014 > 78,5 M tonnes
2015 > 81,7 M tonnes

Conteneurs
2014 > 1 179 910
2015 > 1 220 000

Passagers
2014 > 1,1 M
2015 > 2,5 M


En 2015 le port dispose entre autres de 3 très grandes cales sèches pour les réparations de navires (à distinguer des cales destinées à la construction) :

La forme 8 (320 m de long, 50 m de large) pour les gros pétroliers ; la forme 9 pour les navires de croisière ; la forme 10, la plus grande forme européenne avec 465 m de long, 85 m de large et 12,5 m de tirant d’eau, remise en état en 2015.


SOURCES Wikipédia
PHOTOS Archives & Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com
Dominique
Avis
There are no reviews yet, why not be the first?
Laisser votre avis
VOTRE NOTE:

Laisser un commentaire

Autres fiches