Arrondissement : 11ème

Marseille a été le centre d’un produit phare de la seconde industrialisation : l’alumine, matière première de l’aluminium. Cette activité a fourni environ 1 500 emplois directs dans Marseille intra muros, presque autant que le nombre de salariés du fameux « savon de Marseille ». La Société d’Électrochimie, fondée en 1899 par Henry Gall, s’installe à La Barasse et démarre en 1908 le traitement de l’Alumine au pied du Vallon.

fours-a-chaux-de-la-barasse-marseille-2La Société d’Électrochimie souhaite diversifier son approvisionnement en alumine, assuré à l’origine par la Société Guilini. Elle s’installe à La Barasse et démarre en 1908 avec un nouveau procédé surnommé « Bayer » mis au point à Gardanne, usine entrée en fonctionnement en 1894.

Ce procédé a progressivement pris le pas sur tous les autres. Si bien qu’il est utilisé de nos jours par tous les producteurs d’alumine dans le monde et que Gardanne est la plus ancienne unité du globe.

La Barasse est située à Saint-Marcel, sur la route d’Aubagne, le long de la voie ferrée Marseille-Nice. Comme Gardanne et Saint-Louis, La Barasse se localise au carrefour des approvisionnements en bauxite et en lignite et des expéditions vers les Alpes. Le premier directeur est M. Honneger (1908-1910). Comme Gardanne, La Barasse est arrêtée près d’un an en 1921-1922, du fait de la crise de reconversion de l’après-guerre.

En 1935, la société achète l’ancienne savonnerie Trigano où elle implante une centrale thermique. L’effectif est de 22 employés et 213 ouvriers en 1937.

20151115_105326Jusqu’à la deuxième guerre mondiale, ses capacités de production restent nettement inférieures à celles de Gardanne et de Saint-Louis; mais la production connaît un essor remarquable dans les années 1950 grâce à l’attaque continue, procédé mis au point à Gardanne et qui autorise de gigantesques gains de productivité.

En 1971, le groupe électrochimique Pechiney-Ugine-Kuhlmann dispose de deux usines d’alumine en France : Gardanne et La Barasse. Mais la crise industrielle européenne de la fin du 20ème siècle conduira l’état-major de PUK à fermer un des deux établissements.

Et le choix du désinvestissement semble évident : l’usine marseillaise est performante car elle a été modernisée en 1967, mais elle dispose d’une capacité de production trois fois moins élevée que celle de Gardanne, et elle est déjà nettement plus enclavée dans le milieu urbain que ne l’est Gardanne.

En dépit de sa modernité technologique, la production de La Barasse est interrompue en 1988, il ne reste aujourd’hui que les vestiges des fours à chaux.


SOURCES rives.revues.org
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com

Dominique
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