Classé monument historique en 1969 il fait partie, avec le Fort Saint Nicolas de l’ensemble de la citadelle construite au XVIIe siècle, commandée par Louis XIV pour protéger la rade de Marseille mais aussi affirmer l’autorité royale. Située entre le boulevard Charles Livon et la mer, ce bas fort a pris le nom de Fort Ganteaume en hommage à un ancien vice-amiral, préfet maritime, Ganteaume. Il abrite aujourd’hui le Cercle mess de la base de défense de Marseille. 

La construction fut conduite sur les plans du Chevalier de Clerville et les travaux dirigés par les Méolans, mais ils furent interrompus à la mort du Cardinal Jules Mazarin le 9 mars 1661;

Le Guette décida de les reprendre le 16 juillet 1663 en passant un marché avec sept maçons dont Pierre Puget, cousin germain et homonyme de Pierre Puget sculpteur. Les travaux furent achevés en 1665.Les matériaux utilisés furent les pierres de la Couronne extraites des carrières de Carry et Caro.

Suite à la révolution française, les habitants de la ville commencent la démolition du Fort St Nicolas. Napoléon Bonaparte, demande au parlement l’arrêt de démolition de la citadelle.

La reconstruction des remparts débute en 1834 : Les remparts sont remontés en moellons de pierre qui contrastent avec la pierre de la Couronne initiale. Aux têtes de remparts, des embrasures de tir sont réalisées en pierre de Sausset et en brique de terre cuite.

En 1862, avec le percement du boulevard Charles Livon la citadelle est désormais scindée en deux. La partie supérieure est nommée « Fort d’Entrecasteaux » et la partie inférieure « Fort Ganteaume ». L’ensemble, avec ces dispositions constructives du XVIIème siècle, avec des aplats de parapets et des bouches à feu encore en pierre de la Couronne possède une grande valeur patrimoniale, historique et architecturale.


Honoré Joseph Antoine Ganteaume

fort-ganteaume-marseilleNé le 13 avril 1755 à La Ciotat et mort le 28 septembre 1818 à Aubagne, Ganteaume est un officier de marine français. Il sert pendant la guerre d’indépendance des États-Unis, les guerres de la Révolution et de l’Empire et termine sa carrière avec le grade de vice-amiral.

Il se destina de bonne heure au service de la marine et débuta dans la guerre d’indépendance des États-Unis. Il était officier auxiliaire en 1778, et devint sous-lieutenant de vaisseau en 1786. Élevé au grade de capitaine de vaisseau après sa sortie des prisons d’Angleterre, où il avait été conduit au commencement de 1793, il est chef de division en 1795 ; contre-amiral sous le Directoire.

Il est le chef d’état-major sur l’Orient lors de la bataille d’Aboukir (1798) et échappe à la destruction du navire en feu dont il ordonne l’évacuation.

Il part alors à Brest, où il prend la tête d’une escadre de secours devant porter des renforts à l’armée d’Égypte. Il appareille en janvier 1801, mais ses hésitations lui valent de rester enfermé deux mois dans Toulon, et d’arriver près des côtes égyptiennes sans oser faire débarquer ses troupes. En cela, il a une lourde part de responsabilité dans la perte de l’Égypte.

Conservant cependant la confiance du Premier consul, Ganteaume poursuit une belle carrière, puisqu’il commande l’escadre de Méditerranée de 1800 à 1802. En février 1802, il emmène les troupes de l’expédition de Saint-Domingue. La même année, il est nommé préfet maritime de Toulon en remplacement de Vence, et enfin vice-amiral le 30 mai 1804.

Il commande les flottes de l’Atlantique jusqu’en 1806 (il n’ose pas sortir de Brest pour rejoindre Villeneuve avant Trafalgar) et celles de la Méditerranée de 1808 à 1810. Dans le cadre de cette dernière fonction il commande l’expédition de ravitaillement de Corfou en février 1808, avec notamment Cosmao, Lhermite et Dubourdieu sous ses ordres, mais est incapable d’apporter la moindre aide à l’armée d’Espagne. Il est nommé en 1808 inspecteur général des côtes de l’Océan.

Comte d’Empire en 1810, Napoléon le nomme « colonel commandant le bataillon des marins de la Garde » le 1er août 1811.

Sous la Restauration, il est aussi pair de France en 1815 puis Inspecteur des classes. Il vote la mort du maréchal Ney lors de son procès. Le roi le nomma pair de France le 17 août 1815. Il mourut à Pauligne le 28 novembre 1818 et repose au cimetière d’Aubagne.


Un diagnostic archéologique a eu lieu en 1988 à l’intérieur du bâtiment a permis de découvrir une nécropole de l’Antiquité tardive avec la mise au jour dix-sept sépultures très dégradées, dont la datation se situe entre le Ve siècle et le VIIe siècle.

On a également retrouvé des murs appartenant peut-être à une chapelle médiévale. Ils pourraient correspondre aux vestiges de la chapelle Saint-Nicolas mentionnée dans les textes dès le XIIe siècle.

En 2007 le Chantier Ecole du Patrimoine ActaVista procéda à la mise en sécurité et restauration des remparts du Fort Ganteaume.


Cercle Mess

Militaires et ayant-droits, peuvent profiter des infrastructures du Cercle et une palette de prestations : restauration, événementiel, hébergement, séminaires, loisirs.

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Les espaces de restauration rénovés en 2016

Vous aimez séjourner dans des lieux insolites ? L’hôtel du Fort Ganteaume dispose de 40 chambres dont 3 suites qui seront toutes rénovées et climatisées courant 2016.

Pour les séminaires et réunions professionnelles le lieu dispose de 5 salons modulables pouvant accueillir jusqu’à 100 personnes en conférence.

En 2015, la Défense conclue un contrat avec le groupe Compass et Eurest Défense pour la gestion des espaces de restauration et événementiel du Fort Ganteaume.

Après de gros travaux de rénovation, le Restaurant « Les Etoiles du Fort » et son nouveau nom est inauguré le 27 janvier 2016 avec une ouverture pour les ayant droits tous les jours sauf le dimanche soir et le le lundi soir. La grande salle à manger panoramique de 400m² du Cercle Mess Marseille offre une vue d’exception sur le Vieux Port et la Bonne Mère. Elle peut accueillir plus de 300 convives en repas servis à table et près de 400 personnes en cocktail.

Le 6 juin 2016, a été inaugurée La Terrasse Saint-Jean, le rooftop du Fort Ganteaume avec notamment son bar et son boulodrome.


SOURCES Wikipedia & cmg & inrap.fr & actavista.fr & cercle-mess-marseille.fr
PHOTOS Dominique Lenoir & Rvalette & Archives & Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com

Dominique
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