Arrondissement : 8ème

Cette fortification polygonale enterrée a été érigée sur les hauteurs des Goudes dans les années qui ont suivi la défaite traumatisante de Napoléon III à Sedan en 1871. Elle fait partie du système Séré de Rivières, nom du général qui disposera de budgets colossaux pour créer un ensemble de fortifications bâti à partir de 1874 le long des frontières et des côtes françaises, en métropole ainsi que dans quelques colonies.

fortin-des-goudes-marseille-2Le Fortin des Goudes est facilement accessible notamment par le sentier du Président…l’édifice a du bénéficier à une époque de protections pour éviter les intrusions de curieux mais à ce jour l’entrée y est grande ouverte.

Le site est réputé comme dangereux évitez si vous le pouvez d’y pénétrer surtout au sein des quelques bâtiments encore debout mais très fragilisés.

A l’intérieur on y découvre trois cuves, selon certaines sources il s’agissait des emplacements pour trois mortiers de 270 mm destinés à couler les navires ennemis en approche sur Marseille, mais selon une autre version ces madriers étaient installés pour leurrer les photos aériennes des alliés et aucuns canons ne s’y trouvaient. Dans tout les cas la vue y est en effet spectaculaire sur le village des Goudes et la rade.

Ce système défensif  Séré de Rivières remplace les fortifications bastionnées mises en place notamment par Vauban. Il doit son nom à son concepteur et promoteur, le général Raymond Adolphe Séré de Rivières.
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Le système est fondé sur la construction de plusieurs forts polygonaux enterrés formant soit une ceinture fortifiée autour de certaines villes, soit un rideau défensif entre deux de ses places, soit des forts isolés.

Le fortin des Goudes se trouvait à quelques centaines de mètres du Fort Napoléon (construit en 1695 puis réaménagé en 1811, en 1933 et enfin en 1943 par les allemands) et du Sémaphore des Croisettes (avec ces 109 mètres d’altitude, construit en 1864, c’était un post de guet chargé de surveiller les approches maritimes).

Les éléments du système Séré de Rivières ont été partiellement modernisés de la fin du xixe siècle jusqu’en 1918, pour former ce que les Allemands ont appelé la « barrière de fer ».

Son équivalent est en Allemagne la série des forts von Biehler et en Belgique les forts Brialmont.

Les forts Séré de Rivières subirent l’épreuve du feu lors de la Première Guerre mondiale, soit quarante ans après le début de leur construction : ils démontrèrent par leurs résistances l’intérêt de la fortification (Douaumont, Moulainville, Vaux, etc.).

La grande majorité d’entre eux sont déclassés pendant l’entre-deux-guerres, leur rôle étant repris par les ouvrages de la ligne Maginot.

Le système Séré de Rivières allait amener à construire en onze ans (de 1874 à 1885) 166 forts, 43 ouvrages secondaires et environ 250 batteries. Cette œuvre gigantesque qui s’étend essentiellement du pas de Calais aux Alpes coûta au gouvernement français 450 millions de francs-or, sans compter l’armement des places.

Les forts, rendus aux communes, sont maintenant le plus souvent laissés à l’abandon. Néanmoins, certains restent propriété du ministère de la Défense en raison des bombardements reçus rendant la dépollution pyrotechnique quasi impossible.


SOURCES Wikipédia
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & www.survoldefrance.fr

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Dominique
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