Arrondissement : Autour de Marseille

La magistrale batterie Haute de Niolon va être construite entre 1881 et 1884, perchée à 193 mètres sur l’extrémité d’un éperon rocheux. Elle fait partie d’un ensemble de fortifications destinées à protéger la rade de Marseille, croisant le feu avec les batteries des îles du Frioul pour repousser une éventuelle attaque maritime. Le fort était équipé pour tenir un siège de plusieurs semaines.

Fort, Batterie Haute de Niolon, Système Serré de Rivière, Côte BleueLa batterie elle faisait partie d’un programme de construction de 400 ouvrages militaires dirigé par le général Serré de Rivière après le traumatisme de la défaite de 1870 contre la Prusse.

Le système Séré de Rivières est bâti à partir de 1874 le long des frontières et des côtes françaises, en métropole ainsi que dans quelques colonies.

Ce système défensif remplace les fortifications bastionnées mises en place notamment par Vauban. Il doit son nom (non officiel) à son concepteur et promoteur, le général Raymond Adolphe Séré de Rivières.

Le système est fondé sur la construction de plusieurs forts polygonaux enterrés (qualifiés de « forts Séré de Rivières »), formant soit une ceinture fortifiée autour de certaines villes, soit un rideau défensif entre deux de ses places, soit des forts isolés.

Fort, Batterie Haute de Niolon, Système Serré de Rivière, Côte BleueCes éléments ont été partiellement modernisés de la fin du xixe siècle jusqu’en 1918, pour former ce que les Allemands ont appelé la « barrière de fer ». Son équivalent est en Allemagne la série des forts von Biehler et en Belgique les forts Brialmont.

Les forts Séré de Rivières subirent l’épreuve du feu lors de la Première Guerre mondiale, soit quarante ans après le début de leur construction : ils démontrèrent par leurs résistances l’intérêt de la fortification (Douaumont, Moulainville, Vaux, etc.). La grande majorité d’entre eux sont déclassés pendant l’entre-deux-guerres, leur rôle étant repris par les ouvrages de la ligne Maginot.

Les forts, rendus aux communes, sont maintenant le plus souvent laissés à l’abandon. Néanmoins, certains restent propriété du ministère de la Défense car toujours potentiellement dangereux (les bombardements reçus pendant les guerres rendant la dépollution pyrotechnique quasi impossible).

Fort, Batterie Haute de Niolon, Système Serré de Rivière, Côte BleuePour revenir à Batterie Haute de Niolon, durant la seconde guerre mondiale, les allemands l’ont occupé et transformé. Ils ont également bâti de nombreux bunkers toujours présents le long du littoral de la Côte Bleue. Abandonné après guerre, ce fort n’a finalement jamais réellement servi et a subit de nombreuses dégradations.

Le conservatoire du Littoral nouveau propriétaire des lieux, oeuvre pour sa sécurisation et sa préservation.

Prudence si vous tentez d’y pénétrer, l’accès est difficile (la forteresse a été très bien conçue) et le site encore dangereux.


SOURCES Wikipedia & Conservatoire du Littoral
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com

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