Catégorie : Fontaines & Bassins
Arrondissement : 7ème

En 1904, Henriette Albrand née Etienne, veuve d’un docteur en médecine, Louis Albrand, commanda au statuaire Auguste Carli une fontaine monumentale afin de célébrer le souvenir de son père Joseph Etienne, célèbre armateur marseillais. Cette oeuvre, destinée à la place Dumarsais, aujourd’hui place Joseph Etienne a pour thème le Triomphe d’Amphitrite, femme de Poséidon. Cette fontaine était initialement prévue en bronze, elle sera en définitive réalisée en marbre de Carrare.

Fontaine d'Amphitrite par Auguste Carli, Marseille

La fontaine inaugurée en 1906, présente une grande vasque quadrilobée. Un piédestal monumental supporte une représentation d’Amphitrite, debout le bras levé vers la ville, à ses pieds un triton sonne de la conque pour annoncer la déesse des mers.

Le piédestal est orné, à sa base, de quatre rostres décorés de tête de bélier surmontés d’un cartouche présentant le nom de navires appartenant à l’armateur Joseph Etienne : Le Cèdre , La Clarisse Louise, Le Goéland et le Nicolas Etienne Jeune.

Amphitrite est totalement inconnue de l’Iliade, qui ne reconnaît à Dioné que la maternité d’Aphrodite. L’Odyssée la mentionne comme une divinité de la mer, maîtresse des monstres marins, mais sans mentionner de lien avec Poséidon.

Amphitrite apparaît également dans l’Hymne homérique à Apollon délien (rédigé vers 700 av. J.-C.) comme l’une des déesses ayant présidé à la naissance de ce dieu, contre l’avis de Héra.

Le pseudo-Apollodore, la vieillissant d’une génération divine, la range plus volontiers parmi les Océanides.

La Théogonie d’Hésiode mentionne la première son union avec Poséidon, dont naît le monstre Triton. Les poètes lyriques Pindare et Bacchylide reprennent le thème, qui s’impose également à la même époque dans la peinture sur vase. Des sources plus tardives ajoutent Rhodé et Benthésicymé au nombre des enfants du couple divin.

Hygin nous livre également une version circonstanciée de la rencontre d’Amphitrite et de Poséidon, l’attribuant à Ératosthène : le dieu tombe amoureux alors qu’il voit danser Amphitrite sur l’île de Naxos, mais celle-ci le fuit et va se réfugier auprès du Titan Atlas. Poséidon dépêche alors de nombreux serviteurs à sa recherche.

L’un d’eux, Delphinos, la retrouve et plaide si bien la cause de son maître qu’Amphitrite accepte de l’épouser. (Pour récompenser son messager, Poséidon le transportera par la suite au ciel où il devient la constellation du Dauphin).


Auguste Carli,

Marseille, porte de l’Orient, pylône de l'escalier de la gare Saint-Charles

Marseille, porte de l’Orient, pylône de l’escalier de la gare Saint-Charles

frère aîné du sculpteur François Carli, élève du sculpteur Émile Aldebert, emporte en 1890 le concours de l’École des beaux-arts de Marseille, ce qui lui vaut une bourse pour se rendre à l’École des beaux-arts de Paris pour compléter sa formation dans l’atelier de Jules Cavelier.

Il obtient en 1896 le second prix de Rome alors que son compatriote Constant-Ambroise Roux triomphe, ce qui lui ferme certaines perspectives parisiennes. Il reçoit sa première commande de l’État le 30 janvier 1900 pour deux figures d’enfants jouant, destinées aux linteaux des portes latérales du porche central du Grand Palais à Paris.

Il s’établit à Marseille et travaille sur divers chantiers comme celui de l’escalier de la gare Saint-Charles ou de la Caisse d’épargne.

Pour l’hôtel de la Caisse d’Épargne à Marseille, il sculpte un haut-relief situé à l’intersection de la place Estrangin et du cours Pierre Puget : l’allégorie de L’Épargne est figurée par une femme largement drapée, s’avançant un livret à la main vers un forgeron qui lui tend une bourse contenant ses économies ; en arrière-plan sont figurés un laboureur et un semeur, tandis qu’en bas à droite un couple âgé, la main dans la main, bénéficiant des bienfaits de la prévoyance.

Il réalise plusieurs œuvres religieuses dont La lutte de Jacob et de l’Ange et Le Christ et sainte Véronique. Cette dernière sculpture, montrée à l’occasion de l’Exposition coloniale de 1906, se caractérise par les expressions de la douleur marquant le visage du Christ et de la souffrance retenue de sainte Véronique. Le Christ et sainte Véronique est située à l’intérieur de la basilique Sainte-Marie-Majeure de Marseille.


SOURCES marseillesculptee.blogspot.fr & Wikipédia
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com

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