L’Église Saint-Vincent-de-Paul, située en haut de la Canebière est surnommée Église des Réformés, elle doit son nom courant à l’emplacement d’une ancienne chapelle des Augustins Réformés.

La première pierre de cette ancienne chapelle avait été posée par le duc de Guise le 20 juin 1611 et elle avait été dédiée à saint Nicolas de Tolentino. Après le Concordat, elle fut détruite le 31 octobre 1868 pour laisser place à l’église actuelle.

Cette nouvelle église fut bâtie suivant les plans de l’architecte François Reybaud qui adopta le style gothique du XIIIème siècle et la première pierre fut posée le 22 avril 1855 par Mgr Eugène de Mazenod.

Cependant, l’édification ne fut pas sans problème : en 1862, l’architecte s’étant retiré, un prêtre, l’abbé Joseph-Guillaume Pougnet, refit les plans ; puis il fallut l’aide des paroissiens de Saint-Vincent-de-Paul en 1885, qui réunirent trois millions de francs, pour permettre finalement l’inauguration le 20 septembre 1886.

Les deux flèches de l’église s’élèvent à 70 mètres. Ses portes en bois sont ornées de panneaux de bronze réalisés par Caras-Latour et les superbes vitraux sont d’Edouard Didron.

En décembre 2014 la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites a validé l’inscription de l’édifice aux Monuments Historiques qui devient le 82e monument protégé de Marseille et le 41e monument protégé appartenant à la municipalité. Une restauration du bâtiment devrait en découdre.

En 2015, des centaines de plans originaux de l’église ont été retrouvés dans des malles. Ces documents du milieu du XIXe siècle vont servir à sa restauration.

Ils dormaient dans un carton, au-dessus d’une étagère, depuis plus de trente ans, avant qu’on ne les découvre par hasard. A lire en détails dans cet article de la Provence.


Déserte en 2002, elle est devenue une des paroisses catholiques les plus fréquentées de la ville. 

Depuis que les lieux lui ont été confiés, en 2005, le curé, le père Michel-Marie Zanotti-Sorkine, a baptisé 162 adultes en 7 ans. Étonnant retournement de situation si l’on songe que, dans les années 1980, la démolition de l’église avait été envisagée…

Symboles du Marseille d’autrefois, mais réalités d’aujourd’hui: les chrétiens sont minoritaires dans le quartier. Au début des années 2000, l’église des Réformés restait fermée en semaine et la messe dominicale n’y était plus célébrée que dans la crypte, pour une cinquantaine de pratiquants.

A l’été 2004, l’archevêque de Marseille, qui était alors le cardinal Panafieu, a confié cette paroisse déclinante au père Michel-Marie, à l’époque vicaire au Sacré-Coeur du Prado, comme une mission de la dernière chance : «Je compte sur toi. Ouvre-moi le plus possible les grilles et les portes de cette église.»

Dès la rentrée, lors de son installation, le nouveau curé annonçait son plan: la messe serait dorénavant célébrée tous les jours, et non plus dans la crypte, mais en haut, dans la nef. L’église resterait ouverte douze heures par jour, sans interruption.

Des volontaires étaient par ailleurs demandés pour un nettoyage général. Le dimanche suivant, l’assistance à la messe passait de 50 à 200 personnes, certains de ses anciens paroissiens ayant suivi le père Zanotti-Sorkine, et elle atteignait 500 personnes trois mois plus tard.


SOURCES Wikipedia & La ProvenceLe Figaro
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Archives

Dominique
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