Catégorie : Lieux de Culte
Arrondissement : 6ème

Le développement de la ville de Marseille au début du xixe siècle, avec la création de nouveaux quartiers, a nécessité la construction de nouvelles paroisses notamment dans les quartiers sud avec l’édification de deux nouvelles églises : Saint-Charles (rue Grignan) et Saint-Joseph.

L’autorisation de construire l’église Saint-Joseph est donnée par l’évêque Charles-Fortuné de Mazenod le 14 août 1831 qui en nomme recteur l’abbé Abbat. Pendant la durée de la construction qui fut longue, le service paroissial fut assuré par la chapelle de rite grec catholique de la rue Montaux (actuellement rue Edmond-Rostand) connue sous le nom de Saint-Nicolas de Myre.

Grâce aux premières souscriptions de particuliers et à un don de 25 000 fr de l’évêque, le terrain est acheté à Maxime Martin et les travaux commencent en 1833 d’après les dessins de l’architecte Pascal Coste.

Cette église de plan basilical est à rapprocher de celle de Saint-Lazare autre œuvre de Coste dont elle est contemporaine.

Compte tenu des difficultés financières pour achever les travaux, l’évêque demande l’aide de la municipalité. Après de nombreuses discussions, le conseil municipal décide par délibération du 24 novembre 1853 d’acquérir l’église et son mobilier pour une somme de 240 000 fr.

L’église est consacrée le 25 avril 18553. À cette date l’intérieur de l’église et la façade demeurent nus. L’intérieur sera décoré en 1859 par le peintre Orsini. Les travaux de la façade ornée de six colonnes à chapiteaux corinthiens, dirigés par l’architecte Joseph Ferrié toujours d’après les plans de Coste, coutèrent 70 000 fr dont 59 197 fr pour la maçonnerie et 10 803 fr pour la sculpture confiée à Émile Aldebert ; le tout est terminé en 1864.

Les peintures de la nef et des chapelles latérales ne furent achevées qu’en 1925.


Le chœur

Le maître-autel, réalisé en 1897 grâce à un don de Mme Noilly-Prat, célèbre femme d’affaires marseillaise, patronne de l’entreprise Noilly Prat, en marbre polychrome, est l’œuvre de Jules Cantini sur un dessin de l’architecte Louis Sainte-Marie-Perrin; un ciborium en forme d’arc de triomphe supporté par dix colonnes en marbre rouge de Numidie domine le maître-autel et l’intrados de cet arc de triomphe est décoré par des caissons dorés; au sommet de ce baldaquin est placé un édicule abritant une statue représentant saint Joseph, œuvre de Paul-Émile Millefaut, tenant sur ses genoux l’enfant Jésus.

Derrière le maître-autel on remarque un orgue de chœur construit en 1896 par François Mader, doté d’une transmission pneumatique-tubulaire, de 11 jeux sur 2 claviers de 56 notes et un pédalier de 30, relevé en 1964 par Jean-Albert Négrel (Roquevaire) puis en 1974 par René Renevier, muet depuis 1988.


La nef

Elle est constituée d’un vaisseau principal bordé de 2 collatéraux se terminant chacun par une absidiole orientée et sur lesquels s’ouvrent des chapelles latérales.

Ces collatéraux sont séparés du vaisseau principal par des arcades où court une frise à rinceaux au-dessus desquels sont pratiquées des verrières encadrées de pilastres partant d’une corniche à denticules. Les culs de four comme les absidioles des chapelles de Saint Joseph et de la Sainte Vierge sont également décorés de peintures d’Orsini.

Le vaisseau principal a 40 mètres de longueur et environ 11.50 mètres de largeur; les bas côtés mesurent 5 mètres de largeur. Les évangélistes ont été peints par Augustin Lamy7.

La tribune d’orgue et le magnifique plafond à caissons qui encadre quatre toiles du peintre Orsini représentant l’Assomption, la présentation au temple, la Nativité et l’Annonciation, ont été réalisés en 1868 par Henri-Jacques Espérandieu.


SOURCES Wikipédia
PHOTOS Rvalette & Finoskov

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