Catégorie : Lieux de Culte
Arrondissement : 1er

Cette église construite en 1834 est la plus ancienne de toutes les églises orthodoxes de France et d’Europe occidentale. Sa grande originalité est de présenter une collection importante d’icônes du 18ème siècle au 20ème siècle. Un grand nombre d’entre elles sont originaires de Russie.

eglise-de-la-dormition-de-la-vierge-marseille-2A la fin du 18ème siècle, des jeunes gens de familles grecques aisées, originaires d’Anatolie, de la mer Noire et de Constantinople, décident d’unir leur sort à la société nouvelle engendrée par l’esprit de 1789. Ils trouvent à Marseille des populations militaires de retour des campagnes napoléoniennes ainsi que des familles de marins.

Ils s’engagent dans la vie économique de Marseille où ils excellent dans le domaine du négoce céréalier et textile. Ils pratiquent le mécénat et sont à l’origine de nombreuses initiatives sociales et culturelles. On peut voir une plaque commémorative de cet apport dans « le Carré des Grecs » au cimetière St Pierre.

En 1820, ils sont assez nombreux et fortunés pour organiser leur société autour de leur culte d’origine. Le premier desservant sera l’Archimandrite Yannucos, aumônier réserviste de l’armée Bonapartiste.

La fondation de ce culte remonte à Pâques 1820 dans une petite chapelle située à l’angle des rues de la Rotonde et de la Grande Armée. Cette première chapelle a été remplacée par le bâtiment actuel.

De 1914 à 1922, des centaines de familles chrétiennes chassées d’Anatolie ou obligées d’émigrer des îles grecques ont été accueillies à Marseille par ce qu’elles appellent encore « La Mère Eglise« .

Le Révérend Père Grigorios & Michel Calpaxidès, Président de l’Association Cultuelle de la paroisse

Elles ont trouvé refuge dans les quartiers populaires du centre ville : l’îlot des Carmes, le Panier … A coté des italiens du sud, des arméniens, des corses et des juifs, ils ont tissé l’esprit d’ouverture et de mixité propre à Marseille.

Le bâtiment, bien que datant de 1835, conserve encore le style empire et ne s’alourdit en aucune façon d’emprunts orientalistes qui auront cours à Marseille dans les années suivantes.

Il fait droit aux obligations incontournables du culte grec sans toutefois négliger le contexte religieux de son époque ; par exemple : la présence atypique pour le culte orthodoxe de vitraux d’excellente facture dont la conception est l’œuvre d’artistes marseillais et dont le champs artistique est d’appartenance catholique.

Le contenu religieux reste, cependant, iconographique (par exemple le vitrail monumental de la Dormition de la Mère de Dieu). A noter, les offices religieux sont célébrés en grec.



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Dominique
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