Catégorie : Lieux de Culte
Arrondissement : 6ème

Cette église très peu connue du grand public et enserrée dans une trame urbaine dense de la rue d’Aubagne et n’a jamais été restaurée.

eglise-conventuelle-des-benedictins-92-rue-daubagne-13001-marseilleL’Eglise Conventuelle des Bénédictins a été bâtie début 1860 en style néo-gothique par l’abbé Alphonse Coulin. Après le départ des religieux en 1880, l’église sert de chapelle pour le patronage des pères de Timon-David. L’église porta également le nom d’Église Sainte-Marie-Madeleine.

En 1935, elle est divisée en trois niveaux superposés abritant en sous-sol une salle de cinéma, au rez-de-chaussée le Théâtre Mazenod et dans la partie supérieure le culte des Arméniens catholiques qui sera remplacé par un théâtre de mimes, La Nef, créé par Jacques Durbec.

À l’heure actuelle, seul le Théâtre Mazenod continue de fonctionner.


François-Xavier Alphonse Coulin

François-Xavier Alphonse Coulin

est né à Cassis, le 14 janvier 1800. Il étudia au petit et au grand séminaires d’Aix de 1812 à 1819 et fut membre de la congrégation de la Jeunesse d’Aix à partir de 1815.

Très attaché à Eugène de Mazenod et bien apprécié par lui, il commença son noviciat à Notre-Dame du Laus le 21 juin 1819, où il fit son oblation le 29 juin 1820.

Il enseigne la rhétorique et les belles-lettres aux postulants et aux novices de Notre-Dame du Laus de 1820 à 1822. Dans ses lettres fréquentes au Fondateur, il se fait le chantre enthousiaste de la communauté qui compte 24 membres à la fin de 1821.

Coulin est une âme tourmentée, dévorée par «un feu impur», instable dans ses humeurs, chancelant dans ses désirs. Il écrit le 27 février 1821: «Je suis un être extraordinaire: de l’extrême joie à une mortelle tristesse.»

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En 1822, tout va mal. Ses élèves ne le supportent plus, 8 novices sur 12 quittent la Congrégation. Il met la discorde dans la maison. Déjà en février-mars 1821, le père Tempier avait écrit de lui au Fondateur :

« Tout en compatissant à la faiblesse humaine, je ne crois pas devoir tolérer des êtres qui exercent la patience de tous dans une communauté régulière. »

Au cours de l’été 1822, il sort de la Congrégation et est expulsé le 20 octobre. Mgr de Mazenod donne des explications à ce sujet dans son journal, le 6 octobre 1837. Il se retire chez lui à Cassis et annonce au père de Mazenod qu’il entrera dans le clergé du diocèse.

Le Fondateur répond le 23 novembre :

«Vous savez qu’indépendamment du conseil que je vous donnai en vous congédiant, je n’avais consenti après vos instances pressantes et réitérées à vous présenter pour être promu au sous-diaconat qu’à la condition que vous demeureriez dans une communauté régulière, je vous dis même que sans cela je vous conseillerais de quitter la soutane […] Prêtre séculier, si vous parvenez au sacerdoce, et vivant au milieu du monde, je tremble pour votre salut.»

eglise-conventuelle-des-benedictins-92-rue-daubagne-13001-marseille-2L’abbé Coulin fut ordonné prêtre par Mgr Fortuné de Mazenod le 25 janvier 1824. C’est à Marseille qu’il exerça un ministère fructueux. Il conserva un bon souvenir de la Congrégation.

Le 30 novembre 1822, il écrivait à son cousin Vidal :

«Un corps peut être bon et en même temps ne pas convenir à tous.» Ses relations avec Mgr de Mazenod furent toujours amicales. Il collabora avec son évêque comme vicaire et directeur du grand catéchisme de persévérance « .


SOURCES Wikipedia pss-archi.eu & Formule d’oblation, Notre-Dame du Laus, le 29 juin 1820
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Google Street View & Archives

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