Catégorie : Centres Culturels
Arrondissement : 3ème

Après avoir occupé avec le superbe projet « Aux Tableaux » l’ancienne école St Thomas d’Aquin pendant 2 ans, l’association Juxtapoz a déménagé début 2017 dans le troisième arrondissement. Son projet : transformer l’ancien couvent de la rue Levat de la congrégation des Soeurs Victimes du sacré cœur de Jésus, en une véritable « cité d’artistes » où 94 personnes œuvrent à présent. Au total 41 ateliers sont mis à disposition auprès d’artistes, artisans, indépendants et structures culturelles.

Véritable lieu de création, de travail, d’échange, d’expérimentation et d’innovation, la « cité d’artistes » favorise les collaborations et permet la mutualisation de réseau et de matériel.

Plus de 1000 m2 ont été attribués aux ateliers d’artistes et aux bureaux de structures culturelles, 150 m2 vont être aménagés en logement pour accueillir des résidences d’artistes, un appartement de 60 m2 est habité par le gardien du lieu, et l’ancienne chapelle de 400 m2 servira d’espace de répétition et de diffusion.

Plan du site à retrouver en grand format dans l’onglet Photos

Le loyer ? 7 euros / m2 par mois pour la mise à disposition d’un atelier de travail (eau, électricité, gaz, taxe d’habitation, internet, 4 salariés) + 10 euros / personne par mois pour les espaces communs, le matériel d’entretien et la mise a disposition du matériel technique.

Soucieuse des problématiques actuelles, Juxtapoz s’investit de manière écologiquement responsable. Dès le montage du projet, l’association a intégré cette question à sa réflexion. La convention signée par chaque résident précise la démarche éco-responsable dans laquelle s’inscrit le projet et les « invite » à la respecter.

La première décision de l’association Juxtapoz a été de souscrire à un fournisseur d’énergie garantissant une électricité 100 % verte.

Des « initiatives » écologiques seront ainsi aménagées sur le site : mise en place de poubelle de tri sur l’ensemble du lieu, acheminement de ces déchets sur les sites de tri de la ville par Juxtapoz, mise en place d’un compost, investissement dans des ampoules Led pour le lieu, création d’un parc à vélo.

D’autres investissements plus conséquents seront envisagés : récupérateur d’eau, poêle à granulés pour chauffer certains espaces, etc. Visant à encourager cette démarche et à développer d’autres actions, des bilans énergétiques quantitatifs et qualitatifs seront établis et diffusés.

L’inauguration du site est prévue en juin 2018, avec des ouvertures ponctuelles entre septembre 2017 et mai 2018.

Juxtapoz  prévoit d’ouvrir au public autour d’une exposition d’art contemporain urbain regroupant plus de 30 artistes. Un parcours artistique allant de la chapelle jusqu’aux 170 00m2 d’extérieurs dévoilera l’ensemble des créations.

Œuvres picturales, installations, sculptures, fresques sont autant de supports qui viendront nourrir ce propos. Comme pour le projet Aux Tableaux un véritable lieu de vie sera mis en place sur le site (espace café/restauration, etc.) avec pour enrichir l’exposition une programmation variée pendant les 4 mois d’ouverture : projections, conférences, performances, temps musicaux, etc.


L’histoire du Couvent

Quant au couvent il était occupé depuis 1843 par la congrégation des Soeurs Victimes du sacré coeur de Jésus. L’institut est fondé à Marseille le 17 juin 1838 par Julie-Adèle de Gerin-Ricard (1793-1865) sous la direction de l’abbé Beaussier. Le 8 septembre 1841, Julie-Adèle prononce avec trois compagnes ses vœux religieux et prend le nom de mère Marie Victime de Jésus Crucifié.

Le père Louis Marie Maulbont d’Arbaumont (1813-1882) en religion Père Jean du Sacré Cœur rédige les constitutions religieuses qui sont approuvées par Mgr Mazenod. En 1875, Mgr Place les reconnaît de nouveau et finalement elles reçoivent l’approbation pontificale le 19 décembre 1978.

Le couvent et ses 1,7 hectares de terrain a été racheté par la ville de Marseille lors du Conseil municipal du 6 février 2017, suite au départ volontaire des 18 sœurs en 2016.

Cette communauté cherchait un autre lieu d’implantation que celui qu’elle occupe depuis sa fondation, en raison de l’évolution du quartier, devenu selon elle trop bruyant et peu propice à la vie contemplative…en effet ces sœurs ne sortaient qu’une fois par an de leur couvent et leur contact avec le monde extérieur se faisait principalement lors d’une vente annuelle de charité ouverte au public.

Elle vivent leur foi de manière très stricte. Les religieuses sont vouées à la consolation du Cœur de Jésus, à la prière de réparation pour le salut des âmes et la sanctification du clergé et à l’Adoration Perpétuelle du Saint Sacrement. Une rumeur a un moment été relayée que les sœurs on voulu partir de la Belle de Mai car victimes de persécutions, une information vite démentie.

Les sœurs migreront en septembre 2016 dans le monastère de la Fouchardière à Chavagnes-en-Paillers en Vendée.

Dans un premier temps, la ville a donc choisi de mettre le couvent à disposition de l’association Juxtapoz afin de développer, dans le bâtiment cette cité d’artistes pour une durée de trois ans, dans le cadre du projet « Quartiers libres Saint-Charles – Belle de Mai ».

Durant cette occupation temporaire, l’association assurera le gardiennage, la sécurité, l’entretien et le maintien de l’ancien couvent. Un appel à candidature sera lancé pour permettre à l’ensemble des artistes de soumettre leur projet à l’association.

Concernant les espaces extérieurs du bâtiment et les jardins qui constituent un poumon vert du quartier, la ville souhaite ouvrir cet espace au public afin de répondre aux attentes des habitants du quartier, exprimées lors des concertations.

Dans un second temps, les usages à long terme du bâtiment et du jardin feront l’objet d’une concertation spécifique intégrée au projet « Quartiers Libres Saint-Charles – Belle de Mai ».

Afin de mener à bien ce projet urbain, la municipalité a acquis 7 hectares de caserne, ancienne propriété militaire de l’Etat. Cette réorganisation urbaine est menée en cohérence avec son territoire environnant et s’inscrit dans un périmètre de 140 hectares incluant la future gare LGV, qui préfigurera la quartier de la gare métropolitaine de demain.


SOURCES Juxtapoz & Marseille.frvendee.catholique.fr & Wikipédia
PHOTOS Juxtapoz & Marseille.fr & Google Maps

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Dominique
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