Catégorie : Lieux de Culte
Arrondissement : 2ème

La cathédrale de la Major ou basilique de Sainte-Marie-Majeure qui évoque l’Orient par son style romano-byzantin, est la Cathédrale de Marseille. Elle a été construite dans la seconde moitié du xixe siècle, entre 1852 et 1893 par Henri-Jacques Espérandieu, l’architecte du Palais Longchamp, de Notre-Dame de la Garde et du Palais des Arts. L’édifice extérieur a été entièrement rénové en 2017.

C’est alors pour la ville une période de croissance économique, sociale et démographique. Elle se pare d’édifices importants : la Gare Saint-Charles (1848), le Palais de la Bourse (1852), le Palais Longchamp (1862), le Palais du Pharo (1854), le Palais des Arts (1864) ou la basilique Notre-Dame de la Garde (1864).

C’est dans ce contexte qu’est décidée la construction d’une nouvelle cathédrale, sur les plans de l’architecte parisien Léon Vaudoyer, grand prix de Rome en 1826 et premier prix au concours pour la construction de l’hôtel de ville d’Avignon en 1838..

La cathédrale de la Major se dresse sur une esplanade entre le Vieux-Port et le « nouveau » port de commerce, à proximité du quartier de la Joliette et du Fort Saint-Jean. Son architecture et sa décoration intérieure, en marbre etporphyre, lui donnent un aspect particulier pour un édifice religieux. Les Marseillais la surnomment d’ailleurs le « pyjama ».

Elle est érigée en basilique mineure par Léon XIII le 24 janvier 1896.

Son appellation populaire, la Major, lui vient de son nom en occitan qui s’est conservé depuis la fondation de la première Major, au xiie siècle.


Historique

Depuis le ve siècle plusieurs édifices religieux se succèdent à cet emplacement. La cathédrale, dite de « la nouvelle Major » s’élève à l’ouest des vestiges de l’ancienne cathédrale romane, l’église de la vieille Major.

Mais les destructions et les fondations nécessaires à l’implantation de la nouvelle cathédrale ont par ailleurs révélé l’existence d’une troisième église paléochrétienne et d’un baptistère établis sur le même site : ainsi peut-on parler des cathédrales de Sainte-Marie-Majeure dite la Major.

La cathédrale primitive

De la cathédrale primitive, il ne reste pas grand-chose. Plusieurs fragments de pavements en mosaïque sont retrouvés lors de la construction de la nouvelle Major au xixe siècle, en même temps que le baptistère primitif. Ces vestiges ont disparu et ne nous sont connus que par la description que F. Roustan a laissé.

cathedrale-de-la-major-marseille-3Des fouilles plus récentes menées par F. Paone ont rencontré d’autres fragments de mosaïque dans la dernière travée de nef conservée. Quelques fragments de mur en calcaire rose de la Couronne montrent que le matériau utilisé était semblable à celle de la cathédrale romane.

En comparant ces découvertes avec celles du xixe siècle, il apparaît que la cathédrale primitive devait faire plus de 60 m de long et une largeur entre 26 et 34 m suivant la largeur que l’on donne aux nefs.

Une restauration a eu lieu à l’époque carolingienne : plusieurs décors sculptés conservés, à motifs d’entrelacs, sont caractéristiques de cette période.

Par la suite, c’est l’évêque Pons Ier qui fait reconstruire l’abside au milieu du xie siècle La construction se distingue de la cathédrale primitive par l’emploi du calcaire blanc.

La Cathédrale a bénéficié d’une nouvelle restauration en 2015-2017 et d’une nouvelle esplanade Jean Paul II.

Ouvert tous les jours de 10h à 19h


L’architecte Henri Espérandieu

est né à Nîmes le 22 février 1829 dans une famille de religion protestante de milieu modeste. Il est d’abord placé à l’école mutuelle protestante où il se fait remarquer par son ardeur au travail. Son père obtient en 1840 une bourse pour qu’il entre au collège royal de Nîmes où il manifeste son goût pour le dessin et les mathématiques.

Il observe les travaux de construction de l’église Saint-Paul à Nîmes située à proximité de la maison paternelle, ce qui déclenche sa vocation : il sera architecte. Les travaux de construction de cette église sont effectués sous la direction de Charles-Auguste Questel, membre de l’Institut et architecte du palais de Versailles.

Son père arrive à prendre contact avec Questel qui s’engage à faire rentrer le jeune Espérandieu dans un cabinet d’architecture parisien.

Le 23 octobre 1845, il quitte Nîmes pour se rendre à Paris en compagnie de son ami Ernest Roussel. Il loge chez son oncle, maître d’hôtel à Paris, et entre en octobre 1845 dans l’atelier de Léon Vaudoyer. Ce contact avec l’atelier est pour lui des plus heureux ; il écrira :

« C’est un vrai plaisir de travailler dans ces ateliers… où le plus fort vient en aide au plus faible. »

Le 16 décembre 1846, il est reçu premier à l’école des Beaux-arts à Paris. Il réalise des études rémunérées pour alléger l’effort financier de son père. Il fait les projets d’une gare, d’un pont suspendu, d’une maison de campagne, etc.

À partir de 1850, Questel le fait entrer dans son agence et l’associe à la mise au net des dessins définitifs pour l’église Saint-Paul de Nîmes. Questel, chargé de l’entretien du domaine de Versailles et des modifications à apporter au château, l’associe aux travaux et au suivi des chantiers.

À compter de mai 1852, il partage son temps entre les ateliers de Questel et de Vaudoyer. Ce dernier est chargé de la construction de la Cathédrale de la Major à Marseille dont la première pierre est posée le 26 septembre 1852. Il propose à Espérandieu d’être son représentant sur place. La nomination officielle d’Espérandieu comme inspecteur des travaux de la Cathédrale ne sera faite que le 22 mai 1854 : c’est le début de sa brillante carrière d’architecte à Marseille où il s’installe définitivement en 1855.

À noter que sa ville natale ne lui offrira jamais l’opportunité de réaliser quelque édifice ; son très intéressant projet pour l’église Saint-Baudile de Nîmes sera malheureusement écarté par un jury (catholique) dont on peut fortement douter de l’objectivité…


SOURCES wikipedia
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-marseille.com
Dominique
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