Cette remarquable caserne qui marque l’entrée de Marseille par l’autoroute A7 a été construite de 1908 à 1912 par l’architecte Léonce Muller, architecte en chef de la Ville de Marseille et l’entrepreneur Fourestier. Sur sa façade on retrouve L’Eau et Le Feu des éléments imaginés par le sculpteur marseillais Stanislas Clastrier. 

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Depuis l’autoroute A7

Suite à un feu important dans le magasin des Nouvelles Galeries, les renforts affluent de la France entière. La compagnie de marins-pompiers de Toulon dépêche 32 hommes et 6 engins qui arrivent à Marseille à 17 h. Les Nouvelles Galeries sont déjà entièrement détruites, soixante-treize victimes sont à déplorer et le feu s’est propagé aux immeubles voisins.

Le détachement toulonnais va combattre avec succès le feu qui a gagné l’hôtel Noailles où sont alors réunis des membres du gouvernement.

En effet, ce jour-là à Marseille se tiennent les Assises du congrès du parti Radical, en présence d’Edouard Daladier, président du Conseil.

Ce tragique après-midi entraînera la mise sous tutelle de la ville par l’Etat. Neuf mois plus tard, le 29 juillet 1939, un décret-loi va donner naissance au bataillon de marins-pompiers de Marseille.

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La Façade principale Boulevard de Strasbourg

Le 1er juin 1940, un bombardement allemand cause la mort de 32 marseillais et en blesse aussi une soixantaine, le jour même où le « bataillon » prend possession de la caserne du boulevard de Strasbourg où il installe son état-major.

Le lieu était auparavant occupé par les sapeurs pompiers municipaux.

La Caserne assure le fonctionnement de plusieurs divisions opérationnelles et administratives ainsi que les services sociaux.

C’est là que se trouve le COSSIM 3 où sont traités les appels au « 18 » de la cité phocéenne.


La Caserne

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Annexe construite en 1988

L’édifice arbore une façade monumentale, avec un plan en U biais, composée d’un corps central de cinq travées cantonné de deux larges bow-windows, de deux ailes de six travées avec aux angles deux tourelles implantées à 45 degrés.

Le traitement des toits est particulier pour ces travées avec un toit à deux pans pour les centrales, flèche carrée pour les bow-windows et comble pyramidal à tirant retroussé sur les tourelles (le reste du bâtiment a des toits-terrasses).

L’élément remarquable du décor est la polychromie : tuiles vernissées, pierre et brique de couleur, briques vernissées orange et vert foncé (en frise ou en ponctuation sur les façades) , carreaux de céramique en pointe de diamant vert vif dans les écoinçons des arcs, et les têtes allégoriques formant clef sur les pavillons : la flamme et l’eau.

On trouve côté rue Kléber une annexe construite en 1988 par André Jolivet, architecte, à l’alignement de la rue, très transparente, avec pilier en porte-à-faux, galeries, échauguette à dôme métallique.


SOURCES culture.gouv.fr & marinspompiersdemarseille.com
PHOTOS Google Maps

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Dominique
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