Arrondissement : 16ème

Utilisés comme cave à vin ou rangement de jardin, 3 blockhaus allemands, vestiges de 1943, sont aujourd’hui autant que possible intégrés dans l’aménagement de jardins de particuliers du Boulevard Fenouil !

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Un des Bunkers en 1960

Le 11 novembre 1942, l’armée allemande franchit la ligne de démarcation. A partir de 1943, l’Organisation Todt travaille à fortifier les 860 kilomètres de côtes entre la frontière espagnole et la frontière italienne.

Le Südwall, ou Mur de la Méditerranée, est divisé en sept secteurs côtiers de défense, confiés à la 19e Armée, dont le commandement est situé à Avignon.

Le littoral est évacué, tandis que les constructions situées dans le champ de tir des armes installées en bord de mer sont démolies. A l’Estaque, le dispositif allie des positions arrière dans les collines, pour défendre les carrières et la route du Rove, à deux batteries côtières de l’armée de terre allemande : la batterie du Rove , le long de la voie ferrée, et la batterie du port de l’Estaque.

Une quarantaine de maisons situées au bas du boulevard Fenouil sont réquisitionnées et démolies au cours de l’hiver 1943-1944 pour laisser la place à cinq blockhaus.

batterie-du-port-de-l-estaque-marseille-3Après la guerre, des géomètres et agents des services du MRL, constatant le très mauvais état de tous ces terrains, les ont remis en état.

La décision de l’Etat de conserver ces ouvrages après guerre vient contrarier le plan de remembrement mis en oeuvre par l’Association Syndicale de Marseille-Estaque-Mirabeau (MEM) et retarde le chantier de reconstruction.

Un seul des blockhaus a été démoli, les autres ayant été intégrés dans les jardins des particuliers.

A l’origine, l’ensemble comprend quatre casemates et un poste de direction de tir, reliés entre eux par des galeries souterraines, comme le laissent entendre les descriptions faites au moment de la remise en état, qui précisent que les terrains sont sillonnés de boyaux en ciment armé, reliant sous terre à des profondeurs variant entre 0,30 et 0,80 mètres, les différents blockhaus entre eux.

Il subsiste trois des quatre casemates de type H671, aujourd’hui situées dans les jardins privés de la partie reconstruite. Elles sont construites en béton armé, implantées à mi-pente, parallèlement au littoral. Elles ont conservé le camouflage en ciment formant rocaille et des traces du goudron d’étanchéité. Le poste de direction de tir de type H636 comporte une dalle en béton couvrant la cuve de télémétrie. Il compterait parmi les derniers conservés avec celui de l’Escalette.



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