Arrondissement : 2ème

En 1908 une nouvelle caserne appelée bâtiment H est construite sur le front ouest du fort à proximité de la Tour du Fanal. Les travaux de fondation seront suivis par l’archéologue Gaston-Casimir Vasseur. Dans le cadre de la création du Mucem, elle porte depuis 2013 le nom de Georges Henri Rivière.

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Le bâtiment avant la restructuration du Mucem

Georges Henri Rivière, né le 5 juin 1897 à Paris et mort le 24 mars 1985 à Louveciennes, est un muséologue français, fondateur du Musée national des arts et traditions populaires à Paris.

Surnommé « le magicien des vitrines », il a joué un rôle important dans la nouvelle muséologie et dans le développement des musées d’ethnographie à l’échelle mondiale au sein du Conseil international des musées (ICOM).

Dans le cadre du Mucem, le bâtiment Georges Henri Rivière est réservé à des expositions temporaires dédiées à l’art contemporain, la librairie du Fort Saint-Jean et le café du fort du Môle Passédat.

Georges Henri Rivière est le neveu du dessinateur Henri Rivière, auquel il emprunta son second prénom, pour se faire appeler Georges Henri lorsque son oncle s’occupa de lui après le suicide de son père Jules en 1912. Il est le frère aîné de l’ethnologue Thérèse Rivière à qui il fit découvrir le monde de l’ethnologie au Musée d’Ethnologie du Trocadéro.

Il fait ses études au prestigieux Collège Rollin et interrompt sa scolarité après le baccalauréat. Jusqu’en 1925, Georges Henri Rivière étudie la musique puis, de 1925 à 1928, suit les cours de l’École du Louvre et qui éveillent son intérêt pour les musées.

Georges Henri Rivière (à l’extrémité droite) dans le salon de la comtesse de Noailles en 1977

En 1928, Georges Henri Rivière devient le conservateur de la collection de David David-Weill. Il découvre au Musée d’ethnographie du Trocadéro des pièces d’art précolombien avec l’idée de faire un article pour la revue Cahiers d’art de Christian Zervos. Il est enthousiasmé par ce qu’il y découvre et décide de monter un projet d’exposition, soutenu par monsieur David David-Weill.

Il obtint les autorisations nécessaires et put monter son exposition avec l’aide d’un jeune expert inconnu, Alfred Métraux. Il monte l’exposition sur l’art précolombien au Musée des Arts décoratifs en 1928 et qui le fit connaître de tout le milieu parisien. Le nouveau directeur du Musée d’ethnographie du Trocadéro, Paul Rivet, décide de réorganiser le musée avec l’aide du talentueux « GHR ».

Sous la direction du docteur Paul Rivet, « GHR » y présente quelque 70 expositions de 1928 à 1937. avant que le musée change de nom pour devenir le Musée de l’Homme.

De 1937 à 1967, il dirige le Musée national des arts et traditions populaires qu’il a conçu et réalisé.

Bien que la création du musée remonte à 1937, l’ethnologie du domaine français ne prend véritablement son essor qu’avec la mise en place des enquêtes scientifiques (Chantiers 1425, 909 et 1810) organisées sous le patronage de l’État français durant l’Occupation.

Il parvient à l’installer sur le site de l’avenue du Mahatma Gandhi, en bordure du bois de Boulogne.

Il y développe une muséographie révolutionnaire et en assurera le couronnement scientifique par la création du Centre d’ethnologie française.

Grand découvreur de talents, meneur d’hommes, il joue un rôle essentiel dans la fondation de l’ICOM (Conseil international des musées), dont il est le premier directeur de 1948 à 1965, puis le conseiller permanent jusqu’à sa mort. Il travailla à la mise sur pied de l’organisation à travers ses comités, ses conférences générales et son centre de documentation.


SOURCES Wikipédia & Mucem
PHOTOS Robert Valette & Google Street Map & Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & Wikipédia

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