Arrondissement : 11ème

Le domaine du Parc de St Cyr était au siècle dernier la propriété du négociant marseillais Auguste-Paul-Alfonse Baux. Il céda ses terres en 1895 à Georges Budd, un assureur maritime d’origine anglaise né en 1861 à Marseille qui joua un rôle important dans la vie du Port et de la municipalité en tant qu’Adjoint au Maire. Le groupe Budd, fondé en 1850 existe encore de nos jours avec son siège mondial se trouvant au 7 Rue Bailli de Suffren…Retrouvez toute son histoire dans la suite de cette fiche.

Sur ses terrains, Georges Budd fit ériger une belle bastide. La villa eut pour écrin un parc luxuriant avec ses jardins « à la française », bassins et jets d’eau, rocaille, vaste terrasse ornée de vasques, amours, chérubins et statues de Neptune…il en reste aujourd’hui quelques beaux restes.

En 1974, le parc devient propriété de la ville. Aujourd’hui la bastide est devenue un Centre Communal d’Action Sociale pour les séniors.

Ce domaine est très agréable et bien entretenu, très propre et doté de nombreux bancs et points d’eau.

Il propose de grandes pelouses et de nombreux niveaux et espaces avec des petits sentiers dans des sous bois, une aire de jeux pour les plus petits.

On trouve également un grand espace plutôt insolite dans l’esprit d’un skate park sans en être un… avec son mur toboggan et des sortes de rampes inclinées qui devaient accueillir à une autre époque des équipements aujourd’hui disparus.

Découvrez ces équipements en visuels dans l’onglet « Photos ».

Le parcours du sentier de Grande Randonnée GR2013 traverse le Parc de Saint Cyr.

Le domaine est tout en longueur s’étendant sur 400 mètres d’une première entrée au 234-238 « Boulevard de Saint-Loup » à une deuxième entrée au « Chemin la Valbarelle à Saint-Marcel ».


L’histoire de la famille Budd

George Budd

A la fin du XVIIIme siècle, Thomas Budd, officier de la marine britannique, originaire de Richmond (Surrey) se fixait à Marseille et, par son mariage avec Mademoiselle d’Audibert Caille, fondait la branche française des Budd.

C’est en effet son fils, Louis Thomas Budd devenu chef de famille à l’âge de 18 ans, qui par suite de la mort prématurée de son père, s’orienta vers la carrière maritime et noua par de nombreux voyages en Angleterre et dans le bassin méditerranéen, les relations d’affaires qui devaient servir de base à la maison qu’il créait quelques années plus tard.

Par une curieuse coïncidence, au moment même où il maintenait par son mariage en 1850 avec Mademoiselle Grousset-Brady, d’origine américaine, une sorte de filiation anglo-saxonne, il fondait la même année la maison Budd à Marseille, s’attachant ainsi définitivement par ses intérêts au sol français.

Nommé peu après, Courtier Royal Interprète et Conducteur de Navires, et investi des prérogatives attachées à cette Corporation, l’une des plus anciennes de France et jouissant d’une considération particulière, il bénéficia de l’expérience acquise et des relations nouées dans les milieux maritimes étrangers, notamment britanniques, ce qui favorisa les débuts de la Maison Budd.

Il y consacra d’ailleurs les efforts de toute son existence et eut la satisfaction, dès 1881, d’être secondé par son fils George Budd qui devait quelques années plus tard, à la mort de son père, assurer la direction de la Maison qui prit à ce moment-là sa raison sociale actuelle.

C’est sous son impulsion que fut à cette époque créée la branche consignation et agence de lignes régulières favorisées par l’essor de la navigation à vapeur et par la position géographique du port de Marseille.

Dès 1898, en effet, la maison Budd prit localement en charge les intérêts de l’importante compagnie anglaise British India Steam Navigation Company, fondée peu de temps avant et dont les bateaux fréquentèrent, d’une manière assidue, le port de Marseille qui bénéficia de ce fait d’un important apport de tonnage et mouvement de passagers de la ligne Londres-Les Indes.

Cette activité devait par la suite s’étendre à d’autres lignes et, particulièrement, à la côte Est de l’Afrique dont les importations de produits bruts étaient et demeurent la base de nombreuses industries nationales.

Depuis cette époque les relations entre les dirigeants de L.Thos. & Geo. Budd et ceux de la British India Steam Navigation Company furent empreintes d’une large confiance et d’une réelle amitié jamais démenties.

George Budd eut également le privilège de se voir investi de la confiance de la majorité des «Protecting Clubs» anglais et, notamment, de Messrs. Thos. R. Miller & Son ainsi que de Messrs. John Holman & Sons, ce qui nécessita la création d’un important contentieux maritime assurant la défense de nombreux armements.

Parallèlement à son rôle de chef d’entreprise, il exerça, pendant plus de vingt ans, la fonction de Syndic de la Corporation des Courtiers Maritimes du port de Marseille, où sa gestion s’avéra particulièrement efficace.

Il se dévoua également aux affaires publiques par le rôle qu’il joua pendant vingt ans à l’Hôtel de Ville en qualité d’Adjoint au Maire et la position qu’il occupa à la Chambre de Commerce.

Ces activités personnelles lui furent permises grâce à la collaboration éclairée de Monsieur P. L. Burnett qui le seconda avec zèle et dévouement pendant de nombreuses années dans la direction de la Maison Budd.

L’exceptionnelle bonté qui était l’apanage de George Budd lui valut l’estime et l’amitié de tous, et ceux qui l’ont connu ont gardé la mémoire de ses hautes qualités de droiture et de justice.

A sa mort en 1922, son fils Maurice prend la direction de la Maison et s’applique à poursuivre une politique compatible avec les traditions héritées de ses prédécesseurs…découvrez l’histoire complète du groupe encore actif de nos jours.


SOURCES budd-pni.com & Tourisme-Marseille.com
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com & budd-pni.com

Avis
Pas d'avis pour le moment. Vous souhaitez être le premier ?
Laisser votre avis
VOTRE NOTE:

Laisser un commentaire

Autres fiches