Catégorie : Lieux de Culte
Arrondissement : 8ème

Cette église est commencée dans les années 1920, suivant les plans de l’architecte Dupoux. Elle reçoit dès le départ, une triple mission : d’une, commémorer la peste de 1720 dont on fêtait le bicentenaire, de deux, servir de mémorial de la Première Guerre Mondiale et enfin de trois, doter Marseille d’un sanctuaire rappelant l’importance de la consécration du Sacré-Coeur.

La construction de la basilique du Sacré-Cœur a été décidée au lendemain de la Première Guerre mondiale, pour remplacer l’église Saint-Adrien et Saint-Hermès, devenue trop petite pour un quartier en pleine expansion.

La première pierre en fut posée le 7 novembre 1920, pour le second centenaire du vœu de Mgr de Belsunce lors de la peste de 1720, et le chantier de sa construction dura 27 ans.

Sa conception est l’œuvre de l’architecte Théophile Dupoux, qui la conçut dans un style romano-byzantin. Malheureusement, celui-ci ne pourra assurer la totalité de la construction, en raison de son décès le 26 décembre 1924. Son fils prit sa succession.

Le chantier de construction a été lancé par Mgr Fabre qui annonça la décision de construire la nouvelle église dans sa lettre pastorale de noël 1918. Lors d’une visite à Rome, le 8 mars 1921, l’archevêque de Marseille reçut les encouragements du pape Benoît XV, qui bénit cette œuvre, en invoquant « … les soldats de Marseille morts pour la Patrie, les âmes généreuses qui aideront à la construction de cette église du Sacré-Cœur… ».

Après Mgr Fabre, trois autres évêques assumeront la responsabilité de la construction de la nouvelle basilique : Mgr Daniel Champavier (1923-1928), Mgr Maurice Dubourg (1928-1936) et Mgr Jean Delay (1937-1956).

La construction fut déclarée achevée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, après 27 ans de travaux. La basilique fut consacrée le 5 mai 1947 par le cardinal Roques, archevêque de Rennes, alors que le programme architectural initialement prévu n’a pu être mené à bien. Cela donne à l’ensemble un aspect plus moderniste que l’esprit romano-byzantin initialement prévu par l’architecte.

Le 17 septembre 1997, le pape Jean-Paul II érigea l’église du Sacré-Cœur en basilique mineure.

Malheureusement, le manque de moyens financiers n’a jamais permis de construire le clocher et la flèche élancée de 62 mètres qui auraient dû surmonter l’édifice…ne possédant ni clocher, ni cloches, c’est par haut-parleur que l’on diffuse pendant une minute trente une sonnerie enregistrée pour annoncer les messes dominicales !

La basilique a été construite en pierres de taille provenant des carrières de La Roche d’Espeil à Sanary-sur-Mer dans le Var (soubassements et parties extérieures de l’édifice), de Saint-Symphorien, près de Bonnieux (Vaucluse) (intérieur de la crypte, socles des piliers et des colonnes), de Buxy (intérieur), ou encore de Saint-Gengoux, en Saône-et-Loire.

Bâtie au-dessus d’une crypte qui occupe le quart de la surface totale, la basilique s’élève à 27m 90. La voûte de 22,5 mètres de haut est supportée par des colonnes en granit de Corse et de Suède.

Mgr de Belsunce consacrant la ville de Marseille au Sacré-Cœur de Jésus.

Les vitraux ont été réalisés par les ateliers Champigneulle de Paris sur des dessins d’Henri Pinta (1856-1944). Henri Pinta, Prix de Rome, originaire de Marseille, alors dessinateur en cette maison, est également l’auteur de la grande mosaïque de 120 m² ornant la voûte du chœur.

Le Sacré-cœur à Marseille évoque un personnage important : Mgr de Belsunce, cet homme d’église qui a dédié son diocèse au Sacré-Coeur au cours d’une cérémonie expiatoire contre la grande peste en 1720.  Le sacré-Coeur en a retiré toute la reconnaissance des marseillais et a permis à Mgr de Belsunce d’obtenir des échevins la promesse d’assister chaque année à la messe du Sacré-Coeur et d’offrir en souvenir un cierge du poids de quatre livres au cours de la cérémonie.

Cette cérémonie n’a jamais été oublié des marseillais et le cierge, désormais offert par le président de la Chambre de commerce, est remis aux autorités religieuses chaque année dans l’église du Sacré-Coeur du Prado.


Vitraux et mosaïques
Dans les bas-côtés nord et sud, ils représentent notamment en 6 tableaux, numérotés et documentés par les inscriptions ci-dessous, l’histoire du Sacré-Coeur :

Vœu des échevins formulé en 1722 pendant l'épidémie de peste.

Vœu des échevins formulé en 1722 pendant l’épidémie de peste.

N° I – Après la mort de NS Jésus Christ le soldat Longin transperce le coeur du Sauveur avec sa lance et se convertit – Don du clergé de Marseille (baie 10) ;
N° II – Saint Jean Eudes célèbre pour la première fois l’office du Sacré-Coeur le 20 octobre 1672 à Caen (baie 11) ;
N° III – Apparition du Sacré-Coeur de Jésus à Ste Marguerite-Marie à Paray-le-Monial – 1672 – Le père de la Colombière en prières (baie 13) ;
N° IV – La Vble A M Remuzat inspire à Mgr de Belsunce en 1720 de consacrer Marseille au Sacré-Coeur pour obtenir la cessation de la peste (baie 14) ;
N° V – Le 28 mai 1722 les échevins de Marseille font vœu d’assister à perpétuité à la messe le jour de la fête du Sacré-Coeur (baie 12) ;
N° VI – Basilique du voeu national du Sacré-Coeur batie à Montmartre à Paris (auteurs et réalisateurs du voeu) (baie 9).

> Visite virtuelle de la Basilique


SOURCES Wikipédia
PHOTOS Le Passant & Robert Valette
Dominique
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