Arrondissement : 2ème

La Compagnie d’Électricité de Marseille avait fait construire en 1905 une puissante usine électrique, au cap Pinède plus connue sous le surnom des « huit cheminées » (huit groupes électrogènes de 25 000 kW). Mise en service le 17 décembre 1906, La centrale du Cap Pinède a alimenté jusqu’en 1960 la ville de Marseille remplacée par celle de Gardanne.  Ses trois dernières cheminées ont été démolies en 1974 pour ouvrir l’autoroute du Littoral. Seuls vestiges restant de cette époque les pavillons jumeaux de style Art déco de 1930 marquant l’entrée de cette centrale thermique. Ils sont à présent le siège d’une entreprise et du consulat de Thaïlande.

ancienne-centrale-du-cap-pinede-compagnie-d-electricite-de-marseilleLa Compagnie d’Électricité de Marseille, fondée en 1906 et appelée aussi Compagnie Générale d’Électricité de Marseille, qui avait pour actionnaire la Compagnie générale d’électricité, a fusionné en 1924 avec sa rivale locale, la Société du Gaz et de l’Électricité de Marseille pour créer la société L’Électricité de Marseille, au capital de 120 millions de francs.

Son siège social était à Paris, au 54, rue La Boétie. En 1936, c’est la 13e capitalisation à la Bourse de Paris, avec 760 millions de francs. Réquisitionnée pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu’elle comptait 225 000 abonnés, nationalisée en 1946, elle sera intégrée à Électricité de France.

La Société du Gaz et de l’Électricité de Marseille disposait, elle, de centrales à Arenc, et Sylvabelle. Les réseaux de l’Électricité de Marseille, recevaient en temps normal de l’énergie hydraulique, des Alpes et du Massif Central et même des Pyrénées.

La Centrale du Cap Pinède était alimentée à partir du charbon de Gardanne acheminé par la « galerie de la mer ». On disait elle à l’époque que c’était  « le plus fabuleux, gigantesque et fantastique chantier, jusqu’ici jamais réalisé dans la région » !

Les pavillons jumeaux

En Provence, l’abondance de l’eau souterraine a toujours entravé l’extraction minière en envahissant et ralentissant les travaux de fond. De 1880 à 1888, la Société des Charbonnages des Bouches-du-Rhône décida le creusement d’une galerie d’exhaure de 14 km de long allant jusqu’à la mer pour assécher une partie de la mine de lignite de Gardanne.

Les seuls vestiges restant, les pavillons jumeaux de style Art déco de 1930 pourraient être l’oeuvre de l’architecte Joseph Madeline, architecte en chef de la reconstruction de la Moselle ou encore de Brasseries célèbres Art-déco comme celle de Lipp en 1925. Deux bâtiments apparus au cinéma dans « Rendez-vous des quais » de Paul Carpita en 1953.

Son portail disparu, ciglé EM pour Électricité de Marseille, avait été forgé dans les ateliers Carrera de la rue Breteuil.

Découvrez l’histoire complète de la Centrale dans cet article de la Marseillaise signé David Coquille


SOURCES Wikipédia & La Marseillaise
PHOTOS 
Archives & Google Street View & tietie007.over-blog.com
Dominique
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