Arrondissement : 1er

A l’initiative de l’association les Têtes de l’Art, cette création issue des ateliers Arts Plastiques et photographie a été réalisé en collaboration avec les artistes Sébastien Zanello (sculpture) et Clément Puig (photo).

le-parapluie-halles-puget-marseille-2Les ateliers de photographie et de dessin se sont articulés autour du thème… «A l’abri d’un regard» et du travail autour du portrait noir et blanc. En photographie, les participants ont découvert la prise de vue sur le terrain puis la retouche sur ordinateur.

En art plastique, ils ont donné une seconde esthétique aux portraits réalisés. L’ensemble de ces créations a été utilisé comme matériau pour la conception d’un parapluie géant en acier, construit par 5 jeunes en chantier de réinsertion encadré par l’ADDAP 13, sous la direction artistique du plasticien.

Ce parapluie abrite aujourd’hui la place, tranquillement posé sur l’un des triangles verts près de la Halle Puget.


Sébastien Zanello

Dès son plus jeune âge l’intérêt de Sébastien Zanello s’est porté sur l’espace qui conditionne nos sensations et nos comportements. Il recrée les volumes, théâtres de ses évasions. Les objets du quotidien, bouts de bois et briques délaissés dans le jardin deviennent cloisons.

le-parapluie-halles-puget-marseille-3Avec la rencontre du Grand Louvre en construction de Peï où deux temporalités s’affrontent, la porte de l’imaginaire s’ouvre définitivement. Dès lors Sébastien Zanello s’oriente vers les études d’architecture et pendant dix années exerce avec un axe principal : magnifier les besoins des clients en créant des bulles d’espace.

Frusté dans ses aspirations, il se libère des contraintes matérialistes, fait un choix exclusif et bascule vers la création artistique. Il reprend alors des études d’Arts Plastiques à Paris 8.

Parmi les références artistiques qui vont le propulser toujours plus en avant, on trouve le Bahaus, les constructivistes, l’Art Cinétique en général ainsi que les influences des contemporains Donald Judd, Bernar Venet, Richard Serra, Felice Varini.

Sa rencontre avec Saturo Sato ancre son attirance pour le Minimalisme qu’il matérialise par le carré, mais aussi pour le travail monumental. Ces cinq dernières années sa collaboration étroite avec Pierre Surtel sur plusieurs installations éphémères, a élargi son approche de la lumière artificielle et de l’efficacité de la répétition.

Pour garder un contact direct avec le regard du public, Sébastien Zanello mène parallèmement des ateliers artistiques dans l’espace public et effectue des recherches poussées sur la réalisation d’oeuvres participatives avec ce qu’implique la réflexion sur ce qu’est une œuvre d’art. Ces rencontres avec le public, simultanément actif et passif, accélèrent la théorisation du travail sur l’espace et plus particulièrement l’espace public.

Concrètement, la matérialisation de son travail s’effectue par deux approches opposées sur le même axe. D’un côté, il développe une méthode de sculpture à base de modules carrés en acier. Ces structures partant d’une échelle réduite à monumentale, viennent s’implanter dans un espace poussant alors le spectateur à se déplacer différemment dans ce lieu en pivotant autour de l’oeuvre.

La seconde part de l’espace lui-même, il inspire à Sébastien Zanello une histoire qui se matérialise avec une installation plastique unique et singulière, qui redessine l’espace, créant ainsi un dialogue à trois : un lieu, une œuvre et un spectateur.

Le regard peut arriver ou partir de n’importe où, traverser, frôler, s’arrêter là il veut. Aujourd’hui plus que jamais, Sébastien Zanello recherche à la fois des espaces et des regards pour communiquer entre les hommes.


SOURCES Les Têtes de l’Art
PHOTOS Dominique Milherou Tourisme-Marseille.com

Dominique
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